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Affaire deal de parcelle : le balai citoyen exige la lumière sur cette affaire et à situer les responsabilités

Considérant le lourd tribut payé par les filles et les fils du Burkina Faso lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014, les signataires de la charte de la transition avait consacré un certain nombre de valeurs pour guider la transition, ses organes et l’ensemble des personnalités appelées à la conduire. Au titre des ses valeurs, on retrouve le sens de la responsabilité, la discipline et le civisme.




Malheureusement dans la conduite de la transition, des dérives et des atteintes graves au sens du devoir ont été constatées ainsi que de multiples tentatives intérieures et extérieures de faire échouer le processus.

Les dignes filles et fils du Burkina se sont à chaque fois dressés comme un rempart pour signifier que la tolérance, le dialogue, le pardon, la réconciliation et l’inclusion, autant d’autres valeurs consacrées dans la charte ne sauraient constituer un prétexte à la remise en question de l’engagement pris à construire un véritable Etat de droit démocratique.

Des élections crédibles et exemplaires ont permis d’élire un président du Faso et une assemblée nationale post-insurrection mettant ainsi un terme au mandat de la transition qui s’est illustrée dans ses derniers moments par des scandales liés à des passations de marchés et des nominations controversées.

Dans la même veine, le bimensuel COURRIER CONFIDENTIEL N° 103 du 10 mars 2016 vient de révéler une affaire de « deals de parcelles » à Ouaga 2000 dont se serait rendu coupable le premier ministre de la transition Issac Zida. Ce dernier serait entré en possession de deux parcelles (7 848 et 18 993 mètre carré) appartenant à la société nationale des terrains urbains (SONATUR) dans des conditions irrégulières. L’ancien premier ministre aurait déboursé 8 000 FCFA au lieu de 40 000 CFA requis pour le mètre carré et les nouvelles autorités l’auraient enjoint de payer 524 700 800 FCA de reliquat au Trésor public.

Plus grave, le journal révèle que 18 ministres et personnalités de la transition, sous instigation de Isaac Zida, auraient également pris possession de parcelles de 435 mètre carré à Ouaga 2000 et se seraient tous acquitté d’au moins 40% du montant. Si ces pratiques sont avérés, cela constituerait une grave atteinte à l’esprit de l’insurrection et s’assimilerait à un pillage organisé et concerté du patrimoine public.

Le gouvernement de Roch Marc Christian Kaboré, devant de telles accusations, est invité à faire toute la lumière sur cette affaire et à situer les responsabilités à tous les niveaux. Nous nous attendons également à ce que les résultats de tous les autres audits annoncés soient publiés et que les éventuels fautifs soient punis conformément à la loi. Cette affaire ne doit toutefois pas occulter les dossiers de crimes de sang et de crimes économiques qui ont émaillé la gouvernance Compaoré ainsi que le dossier du putsch du général Diendéré en septembre 2015.

Toutes les procédures au niveau de toutes les juridictions doivent suivre leur cours normal et aboutir dans les meilleurs délais. Et pour cela, la collaboration entre l’institution judiciaire et l’exécutif doit être exemplaire et dénuée de tout calcul politicien ou corporatiste.

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