Attaque chimique en Syrie: la difficile mission des inspecteurs internationaux

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Dix jours après l’attaque chimique présumée qui a fait plus de 40 morts à Douma, dans la banlieue de Damas, les membres de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés sur place, ce mardi. La collecte des preuves dans cette zone contrôlée par le régime et les Russes s’annonce délicate.

Plus de dix jours après les faits, les enquêteurs internationaux sont arrivés, ce mardi, sur les lieux de l’attaque chimique présumée qui a fait plus de 40 morts à Douma, dans la banlieue de Damas. Mais les chances sont minces pour qu’ils puissent récolter des éléments probants afin d’éclaircir les circonstances de l’attaque attribuée à Bachar el-Assad.

La zone est aujourd’hui contrôlée par l’armée syrienne et par les Russes. Les experts de l’OIAC (Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques) sont donc confrontés à «une mission, sinon impossible, du moins très compliquée», assure à l’AFP Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste des armes chimiques. «Comme pour toute scène de crime, il est fondamental d’arriver le plus vite possible sur les lieux. Là, il y a déjà un délai qui est très au-delà de ce que prévoient les statuts de l’OIAC (24 à 48 heures)», précise-t-il. «Par ailleurs, la zone de l’attaque présumée est aujourd’hui occupée par les forces syriennes et russes qui sont les principaux suspects dans cette affaire, donc on imagine bien que la tentation doit être immense de faire le ménage…», ajoute-t-il.

AFP

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