Bobo Dioulasso: 166 000 paquets de cigarettes « enterrés »

Share Button

Les structures de lutte contre la fraude ont saisi plus de 166 000 paquets de cigarettes contrefaites. Ces produits ont été détruits, le 16 avril 2018 au Centre d’enfouissement technique de Bobo-Dioulasso.

 La police, la douane, la gendarmerie, l’Autorité nationale de lutte contre la fraude et les directions régionales des affaires économiques et de la répression de la fraude continuent leur combat contre les produits contrefaits.

Elles ont saisi dans ce cadre, 166 450 paquets de cigarettes dont la valeur est estimée à environ 35 millions de FCFA. Ces cigarettes de différentes marques sont interdites de vente au Burkina Faso. Elles ont été détruites et « enterrées », le 16 avril 2018, au Centre d’enfouissement technique au secteur 23 de Bobo-Dioulasso, en présence des différents acteurs de la lutte contre la fraude.

Pour le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes, Johanny Nalkesse Komikiyoaba, les produits ont été saisis sur la base des contrôles de routine ou sur renseignement.

Leur destruction, a-t-il souligné, a pour but, de protéger les consommateurs, mais aussi de lutter contre la concurrence déloyale et la fraude. Pour lui, la fraude est un fléau qui freine le développement industriel et commercial du Burkina Faso. 

La contrebande participe à la fragilisation du tissu économique et expose les consommateurs à des produits qui ne sont aux normes de qualité, a-t-il soutenu. M. Komikiyoaba a ajouté que la fraude impacte négativement  sur la santé  des consommateurs, à cause de la qualité douteuse des produits qu’elle met sur le marché. 

«  Les secteurs de l’industrie et du commerce auraient pu apporter  plus de recettes à l’Etat, s’ils n’étaient pas victimes de fraudes », a dit le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes. Il a alors invité les différentes structures impliquées dans la lutte, à renforcer la collaboration, et aussi les populations à dénoncer des cas de fraude, afin de sauvegarder le tissu économique burkinabè.

AIB

Ajouter un commentaire

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.