Société

Burkina: Le syndicat des travailleurs de l’action sociale annonce une greve de 72H

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Le syndicat des travailleurs de l’action sociale observeront un arrêt de travail du 24 au 27 avril 2018. Mais avant il est prévu des sit-in dans les préfectures, hauts commissariats, gouvernorat et au sein du ministère, les 18 et 19 avril de 8h à 12h.

C’est au vu des « tergiversations» de l’autorité pour prendre toute la mesure de la détermination des travailleuses, travailleurs et de leur ferme engagement pour la satisfaction conséquente et diligente de la plate-forme revendicative minimale, que le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (Syntas) et le Comité CGT-B, ont décidés de durcir le ton.

 

«Par correspondance en date du 8 février 2018, nos deux structures, en lieu et place d’un préavis de grève, ont interpellé la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal sur les préoccupations urgentes des travailleuse et des travailleurs du département. Le Syntas et le Comité CGT-B dans cette correspondance ont clairement mis en garde contre tout prétexte fallacieux de changement à la tête du ministère aux fins de dévoyer les préoccupations légitimes des travailleurs et les renvoyer aux calendes grecques. Mais hélas, l’autorité est restée muette, méprisante et versatile», explique Juste Logobana.

Le syndicat menace également d’observer des sit-in dans les Préfectures, les Hauts commissariats, les Gouvernorats et au ministère de la Promotion de la femme, de la Solidarité nationale et de la Famille pour ce qui concerne la région du Centre les 18 et 19 avril ; de suspendre la transmission des rapports d’activités ; de suspendre la transmission des données statistiques (y compris celles destinées aux partenaires) ; de référer aux présidents des tribunaux départementaux ou de grande instance, tous les cas de conflits familiaux, de violences faites aux femmes, de subsides pour enfant, de mariages d’enfants ; de référer aux Préfets ou aux Hauts commissaires, tous les cas d’enfants trouvés, égarés, victimes de violences, maltraités, victimes de traite et de pires formes de travail ; de suspendre la réalisation de toutes les enquêtes sociales ; de suspendre l’appui technique aux organisations féminines ; de suspendre la garde dans les internats d’éducation spécialisée, les services de suite, les centres d’accueil des enfants en difficulté ; de suspendre les sorties de constats en cas de catastrophes et de suspendre l’évaluation formative dans les Centre d’éveil et d’éducation préscolaire.

A l’issue de cet arrêt de travail, si les préoccupations ne sont pas satisfaites, les deux groupes  affirment se réserver le droit d’engager d’autres actions en vue de faire aboutir leurs revendications

 

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