/var/www/clients/client1/web20/web/webtv/wp-includes/css Ouaga24 - Burkina: voici comment la transition a pillée le pays selon le journal l'opinion

Burkina: voici comment la transition a pillée le pays selon le journal l’opinion

Le Lieutenant-colonel Isaac ZIDA, avant de remettre le pouvoir à Michel KAFANDO, a planifié une opération de gestion du pouvoir d’Etat à travers un cabinet militaire. Ce cabinet militaire nous l’écrivions avait la réalité du pouvoir. Ce cabinet militaire ne s’est pas contenté de régenter le pouvoir politique, il a également planifié un pillage en règle des ressources financière du pays. Voilà comment les ZIDA ont volé la République.




Nous sommes au 17 novembre 2014. Le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA sait que ses heures sont comptées à Kosyam. Avant rendre le pouvoir au président Michel KAFANDO, il organise sa sortie en faisant en sorte d’avoir toujours la main sur la réalité du pouvoir. Pendant les 21 jours passé à la tête du pays il a eu le temps d’éplucher les comptes, de fouiner dans les projets du président COMPAORE, de mettre la main sur certaines informations à la recherche de toutes les niches où il y a des « affaires à faire ». Avec ces informations il organise le pillage du pays. On a les ministères avec de grands projets qui sont « donnés » aux militaires, s’il n’impose ici et là des personnalités qui lui sont soumises comme cet ministre des infrastructures qui n’aura eu que le temps de s’installer. Qui peut le plus, peut le moins dit-on et la chèvre broute là où elle est attachée.
En épluchant les comptes de la présidence, il sera informé de l’existence de trois comptes bancaires à Coris Bank International. Un compte intitulé : appui à la communication/Présidence du Faso avec un solde de ses 500 millions, un autre compte intituler Présidence du Faso/intervention avec un solde d’au moins 300 millions, et un compte – Pèlerinage/Présidence du Faso avec un solde d’au- moins 600 000F CFA. Ces comptes étaient gérés au niveau de la direction des affaires administratives et financières et avaient plusieurs signatures.

Le 17 novembre, à 4 jours de la passation des charges, C’est par lettre n° W2014-035/PF/CAB qu’en qualité de Chef de l’Etat il invitait le PDG de Coris Bank International à clôturer les trois comptes. Le montant total des soldes de clôture était estimé à près de (800 millions) de FCFA est viré conformément à sa lettre dans le compte N°021859924101-57 toujours à Coris Bank qu’il fera ouvrir sous l’appellation « Transition bureau militaire ».
Par ce jeu d’écriture, ZIDA fait main basse entre autres sur l’argent des pèlerins, et le soustrait à la gestion du nouveau président.

En effet, seuls les mandataires, M Louis Marie Achille TAPSOBA, directeur de l’Administration et des Finances de la Présidence du Faso et le Colonel Théophile NIKIEMA, chef de Cabinet militaire du Président du Faso peuvent faire des opérations sur le compte. Le président désigné n’en saura jamais rien, semble-t-il (par pure hypocrisie, selon nos sources), même le DAF n’a aucun mot à dire sur la nature des dépenses et leurs formes.
A quoi a servi le vol organisé.

Comme vous l’aurez constaté, le 17 novembre 2014, nous somme à 4jours de la date de l’investiture du Président de la Transition. Il est clair que cet acte du Lieutenant-colonel, président qui s’apprêtait à quitter ses fonctions au profit d’un autre pose un problème d’éthique et surtout d’opportunité. En effet, en tant que Chef de l’Etat à quelques heures de sa sortie, pourquoi introduire une telle lettre au lieu de laisser cette latitude au Président entrant désigné pour conduire la Transition ? Un tel acte ne peut qu’avoir des desseins malveillants avec des arrières pensés de pillages en règle des ressources de l’Etat. On l’a vu dans notre dernière édition avec le vol des terrains de la SONATUR à Ouaga 2000, l’homme n’a aucun scrupule et se comporte comme un véritable prédateur sans aucune morale. Rien, absolument rien ne semble l’émouvoir encore moins lui faire peur. On le savait, ce fameux cabinet militaire de la Transition (voir encadré) est un organe illégal, illégitime et surtout une véritable arnaque. Outre la présidence du Faso qui a servi le couvert (voir encadré) et le fonds factice créé par ZIDA ce fameux cabinet était grassement financé par le ministère des Mines, le cachet de libanais et de gros opérateurs économiques nationaux. Il nous est revenu qu’il était fréquent de voir de gros bonnets de la finance nationale monter les escaliers mallettes en mains, si ce ne sont pas de simples sachets noirs et en redescendre plutard les mains vides !
Pour revenir au compte de la Présidence ouvert à Coris, c’est en réalité ZIDA himself par l’entremise du Colonel NIKIEMA qui agissait directement. Il s’arrangera, pour non seulement le vider, mais creuser un trou de quelque 30 millions de FCFA en plus ! Cela au nez et à la barbe du Président KAFANDO, qui ne peut pourtant pas soutenir décemment qu’il n’était au courant de rien. Selon nos sources, au soir du 30/09/2015 des dépenses d’un montant total de plus de 800 millions FCFA ont été effectuées par de simples chèques sans aucune pièce justificative occasionnant un solde débiteur de plus de 40 millions FCFA.

C’est au moyen de treize (13) chèques tous émis au nom du Sergent-chef Zindapinda NIKIEMA, placé sous l’autorité du signataire militaire Théophile NIKIEMA que le compte sera vide et cela en violation flagrante de toute orthodoxie en matière de gestion financière.
Non seulement aucune des dépenses n’était prévue, mais plus grave, aucun document justificatif des dépenses effectuées n’était produit en retour. Quand on se remémore les discours des tenants de la Transition sur la bonne gouvernance on croît vire un cauchemar. Au bout du compte à quoi a pu servir ce milliard de FCFA géré par le Cabinet militaire de la Transition ? Question à un kopeck mais dont la réponse coule de source. Nous le disions il y a déjà quatre mois dans cet extrait : Selon de nombreuses sources, certains membres de ce fameux cabinet percevaient jusqu’à 500 000 FCFA par mois de bonus sur leurs salaires. A cela s’ajoutent d’autres avantages matériels au nombre desquels un déjeuner offert tous les midis par les cuisines de la présidence du Faso et des dotations en carburant à volonté. Il se réunissait au moins une fois par jour et était particulièrement actif avec une stratégie de destruction de l’ancien pouvoir, de noyautage des OSC et de mise sous tutelle du pouvoir politique de la transition.

On lui attribue ainsi les nombreuses arrestations illégales des anciens dignitaires de l’ancien régime, les enquêtes uniquement à charge contre ceux-ci et leurs proches (toutes menées par la seule Gendarmerie nationale !), les séquestrations comme celle de l’ex-ministre d’État le Dr Assimi Kouanda, les procédures en justice en liaison avec des magistrats dont un des syndicats de magistrats a d’ailleurs dénoncé la complaisance, les mises en scène des OSC selon la situation nationale, la campagne active et médiatique contre le RSP notamment avec le « vrai-faux complot » contre ZIDA, le racket dans les milieux d’affaires pour financer leurs dépenses folles, l’instrumentalisation du CNT pour faire adopter des textes qui vont dans le sens de leurs objectifs (loi Sheriff, statut des personnels des armées, code électoral, etc.), etc.

Tous les responsables des OSC proches de la transition prenaient ordres et subsides au bureau du cabinet militaire de la transition au CES d’où d’ailleurs est partie la mobilisation pour accueillir ZIDA dans la seconde phase du vrai-faux complot. En plus de ces OSC, ce cabinet avait des relations plus que suspectes avec certains hommes politiques, notamment des caciques du MPP. De toute évidence il avait aussi fini par instrumentaliser la Gendarmerie nationale au point d’en faire les prémices d’une milice qui n’avait aucun scrupule à humilier des hommes et des femmes avec des conditions d’arrestations et de détentions que rien, absolument rien, n’oblige, des interrogatoires sur des sujets bidon et des séquestrations illégales. Que les uns et les autres se le disent, ils payeront individuellement un jour ou l’autre leurs forfaitures. Il en est de même de certains acteurs de la justice qui ont comme oublié leur code de procédure pour servir le cabinet militaire de la transition.o

In L’OPINION N°944 du 9 au 15 mars 2016





Share Button
The following two tabs change content below.

REDACTION

OUAGA24.COM est totalement libre et ne dépend d’aucune structure étatique ou gouvernementale ou politique.

REDACTION

OUAGA24.COM est totalement libre et ne dépend d’aucune structure étatique ou gouvernementale ou politique.

7 pensées sur “Burkina: voici comment la transition a pillée le pays selon le journal l’opinion

  • 14 mars 2016 à 10 h 01 min
    Permalink

    Ce qui est certain, c est que nul n echapera à la justice humaine ou divine. Chacun payera ces actes tôt ou tard. Tôt ou tard. Seuls les idiots croient toujours qu’ ils seront protégés pour toujours

    Répondre
  • 14 mars 2016 à 12 h 12 min
    Permalink

    que voulez-vous? chaque peuple mérite ses dirigeants , même vous qui parlez peut-être, aurais fait pire a sa place.

    Répondre
  • 14 mars 2016 à 18 h 30 min
    Permalink

    De toute façons il n’a pas tué.

    Répondre
  • 14 mars 2016 à 20 h 35 min
    Permalink

    Vous me faites pitié! C’est lamentable si c’est ça le journalisme!

    Répondre
  • 14 mars 2016 à 21 h 42 min
    Permalink

    Du n’importe quoi ! si nous n’avez rien à dire taisez-vous.

    Répondre
  • 17 mars 2016 à 16 h 12 min
    Permalink

    quand j’enttend des gens dire supporter des voleurs comme zida et kafondo doivent etre poursuivi pour payer l’argent des contribuables burkinabe ont savaient ces gens etaient des malhonnetes compaore a fait 27 ans au pouvoir aucun burkinabe ne l’accuse de voleur sauf qu’il a sois disant tué sankara encore des grossiereté d’ailleur sankara est un puschiste celui qui dit que sankara n’a jamais versé le sans d’un burkinabé sois le premier a jeter la pierre a compaoré

    Répondre
  • 4 avril 2016 à 15 h 13 min
    Permalink

    c’est bien malheureux que l’adage populaire qui dit que l’état et ses démembrements ne sont le champ du papa de quelqu’un. Et pourtant certain dirigeant dans un passé assez récent ne jurait que par le nom de ce pays et qui n’avait pour seul et unique ambition de rehaussé le nom et l’image du Faso par l’intégrité,la solidarité,la dignité et le désir de servir le pays en toute honnêteté plus tôt que de penser qu’à lui et ses soi-disant amis,quand bien même il en avait la possibilité?

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.