Coup d’État manqué du 16 septembre 2015: La 15e victime inhumée

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La dernière victime du putsch du 16 septembre dernier a été inhumée dans l’après-midi de ce jeudi 12 novembre 2015. Tiékoura Mamadou Touré, ainsi se nomme-t-il, repose désormais au cimetière municipal de Goughin aux côtés des autres martyrs des récents évènements douloureux qu’a traversé le Burkina Faso.

C’est en présence d’une délégation conduite par le président du Conseil national de la Transition (CNT), Cherif Sy, accompagné de quelques membres du gouvernement, que les honneurs militaires ont été rendus à ce jeune homme tombé sous « les balles assassines de l’ex Régiment de sécurité présidentielle –RSP- », et sous le regard attristé des personnes présentes pour l’occasion.

Un peu plus tôt à la levée du corps, Ibrahim Khabir Sanou, au nom des camarades de la victime, a saisi l’occasion pour rendre hommage à leur ami et aussi interpeller le gouvernement afin que la lumière soit faite sur les circonstances de son décès. « Mesdames et messieurs les représentants du gouvernement, nous réclamons que la justice soit rendue. Que les commanditaires et les assassins soient punis à la hauteur de leur forfait. Cher Touré, tu resteras à jamais gravé dans nos cœurs et nous ne cesserons jamais de prier pour le repos de ton âme », a-t-il dit.

Pour le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Frédéric Nikièma, la mort de jeune Touré vient à un moment où on s’y attendait le moins, puisque le vendredi 9 octobre dernier, quand « nous pleurions et enterrions les martyrs du putsch manqué du 16 septembre 2015, nous étions loin de nous douter que la mort allait encore frapper ».

Il a, par la même occasion, salué la mémoire de « ce soldat intrépide de la démocratie et du patriotisme » et rassuré la famille éplorée que le sacrifice de ce héros ne sera pas vaine et que par conséquent, il ne sera pas trahi.
Tiécoura Mamadou Touré est né le 8 octobre 1996 à Ouagadougou. Il était élève en classe de terminale.

Selon les propos de certains membres de son entourage, c’était un garçon dynamique et plein de vie. Aîné d’une famille de quatre enfants, il incarnait l’espoir de la famille, un modèle pour ses jeunes frères et sœurs.

FASOZINE

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