Burkina Coup d'état du 16 septembre

Crise au Burkina: Le général Gilbert Diendéré nouvel homme fort du Burkina

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gilbert dienderéle général Gilbert Diendéré, ancien proche de Compaoré, nommé président du Conseil national pour la démocratie . Le CND, à l’origine du coup d’Etat, annonce par ailleurs l’instauration d’un couvre-feu de 19h à 6h ainsi que la fermeture des frontières.

Portrait express

On lui donnerait le bon Dieu sans confession à ce grand gaillard. Il doit faire près de 1,95 m et chausser du 50 mais, dans le treillis qu’il semble ne jamais quitter, il ressemble à un enfant qui se cache derrière les jambes de sa mère quand on lui présente un inconnu. S’il tend une main ferme pour saluer, c’est par un « bonjour » presque gêné qu’il répond. Quand il parle, il faut tendre l’oreille. L’habitude des messes basses, peut-être…

On a peine à le croire, mais il s’agit bien du général Gilbert Diendéré, le chef d’état-major particulier du président, l’homme le plus puissant du Burkina Faso après Blaise Compaoré lui-même. En août 1983, quand Thomas Sankara a proclamé la révolution, ils étaient trois officiers à ses côtés : Blaise Compaoré, Jean-Baptiste Lingani et Henri Zongo. Diendéré était le cinquième homme. En retrait certes, mais déjà au coeur du système.

C’est lui qui dirige depuis trente ans les soldats d’élite du Burkina, le Régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Mille hommes que le reste des troupes jalousent tant ils sont choyés ; cinq groupes de commandos formés aux situations les plus extrêmes dans le fameux Centre national d’entraînement commando (CNEC) de Pô. « Le RSP, c’est une armée parallèle, glisse un ministre aux compétences régaliennes. À eux seuls, les hommes de Diendéré pourraient mater le reste des troupes. Ils sont bien formés et très bien armés. »

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