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Crise au Ministère des finances: les syndicats balancent le salaire de leur ministre à la presse ,8 million 500 mille/mois.

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La coordination des syndicats du ministère des finances était face à la presse ce jeudi dans la capitale burkinabé. L’objectif était de faire le point de leur mouvement de grêve et sit in.

Le moins qu’on puisse dire est que la coordination des Syndicats du MINEFID est très remontée contre leur ministre de tutel. Elle n’a donc pas hésité a dévoilé lors de cette conférence de presse  que  la ministre de l’économie, des finances et du développement, madame Hadizatou Rosine SORY/CCOULIBALY touche un salaire mensuel de plus de huit millions de francs CFA, ce qui équivaut selon la coordination, au salaire d’au moins huit ministres, cela sans compter les autres avantages dont elle bénéficie.

Aussi, selon la CS-MEF, au cours de l’année 2017, Hadizatou Rosine SORY/CCOULIBALY a cumulé 120 jours de missions à l’extérieur du pays avec 130 000 francs CFA de frais de missions journaliers soit un total de 15 millions 600 mille francs CFA. Ces missions auraient été effectuées en classe ordinaire.

Par ailleurs les syndicats ont révélé que le contrat de travail n°2016-004 du 29 septembre 2016 du Ministre Rosine Coulibaly/Sori est en « contradiction flagrante » avec le décret n°2008-891/PRES/PM/MEF du 31 décembre 2008 portant rémunération du Premier Ministre, des Présidents d’Institutions et des membres du Gouvernement.

En effet, aux termes de l’article 1-C dudit décret  la rémunération brute mensuelle d’un membre du Gouvernement est fixé à 1 155 000 FCFA. L’article 2 précise que la rémunération« s’applique uniformément à toutes les hautes personnalités occupant les mêmes fonctions quels que soient leur provenance professionnelle et le niveau de rémunération antérieurement acquis… ».

« Quand on se dit intègre et honnête, la bienséance aurait voulu qu’on commence par soi-même. Parce qu’en venant pour dire qu’on apporte sa pierre à la construction du Burkina Faso, quand on vient trouver des textes, le minimum c’est de les respecter. On ne peut pas dire qu’on a des droits acquis raison pour laquelle on signe un contrat qui viole les textes en vigueur (…) ce n’est pas normale », a dit Séini Koanda, membre de la CS-MEF.

Ce qui fait dire à la coordination que : « On ne peut pas demander de l’eau pour tous alors qu’on tient soi-même une coupe de champagne en or ».

Le dialogue n’est pourtant pas rompu selon Grégoire Traoré, secrétaire général du syndicat national des agents des impôts et des domaines.

En rappel A l’appel de la coordination des syndicats du ministère de l’économie et des finances (CS-MEF), les travailleurs du ministère de l’Economie observent depuis le 21 mai 2018 un débrayage ponctué de grèves et sit-in qui vont se poursuivre jusqu’au 29 juin.

 

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