Désarmement Du RSP : voici une partie de l’armement

La fin du désarmement de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) a été symboliquement actée par une sobre cérémonie à la Place de la Révolution, ce 6 octobre 2015 à Ouagadougou. Une cérémonie qui a connu la présence des chefs d’états majors de la CEDEO et présidée par un EX RSP a savoir le premier Ministres Isaac Zida.


En rappel A l’issue du sommet extraordinaire du 22 septembre, les chefs d’Etat de l’espace CEDEAO avaient décidé entre autres comme solution à la crise, le désarmement de l’ex-RSP. Après les écueils qui ont émaillé le processus, la cérémonie du 6 septembre qui s’est déroulée en présence des Chefs d’Etats-majors de l’espace communautaire, visait à officialiser le désarmement. La cérémonie a été initiée « pour que les différents chefs d’Etats-majors des pays membres de la CEDEAO viennent constater que les instructions données par les chefs d’Etat ont été respectées et menées avec professionnalisme jusqu’au bout » a dit le chef du gouvernement. D’ailleurs selon ce dernier « Depuis sa création, le RSP a été utilisé par le régime Compaoré pour freiner les aspirations légitimes du peuple burkinabè à une vie démocratique réelle ». Il a ajouté par ailleurs que, au lieu de contribuer à la protection des populations, le RSP est plutôt un « instrument pour imposer la volonté d’un groupuscule qui, incapable d’apprendre les leçons de l’histoire de notre peuple, se condamne ainsi à répéter les erreurs d’un passé à jamais révolu… ».

Notons que cette cérémonie se tient au moment ou d’autres personnes sont interpellés dans le cadre de l’enquete sur le coup d’etat du 14 Septembre. En plus de Léonce Koné, deuxième vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et Hermann Yaméogo, président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) dont l’arrestation a été annoncée ce lundi 5 octobre, deux autres civils sont concernés par les interpellations de la gendarmerie dans le cadre des investigations sur le putsch du 17 septembre. Il s’agit de l’ancienne députée du CDP, Benjamine Doamba et de Abraham Badolo, président de l’Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP), une organisation de la société civile qui a prôné l’inclusion des pro-Compaoré dans le processus électoral. Les deux généraux (Bassolé et Diendéré) ont été inculpés ce mardi pour attentat à la sûreté de l’Etat.

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