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Fronde Sociale: « nous assistons a du sabotage à travers les grèves ». Simon Compaoré

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Dans une interview parue ce lundi dans le journal Sidwaya, le ministre d’Etat Simon Compaoré affirme qu’ «on a franchi le rubicond » avec des appels à «faire chuter le régime (du président du Faso) Kaboré».

« Aujourd’hui, les mouvements sociaux dépassent le niveau du syndicalisme pur. Il y en a qui ont dit qu’il faut faire chuter le régime Kaboré», lit-on dans les colonnes du quotidien d’Etat Sidwaya qui a publié, ce lundi, une interview du ministre d’Etat Simon Compaoré.

Le Burkina Faso est secoué depuis l’avènement au pouvoir en fin 2015 du président Roch Marc Christian Kaboré, d’une série de grèves et de sit-in embrassant la quasi-totalité des secteurs d’activité du pays.

Pour Simon Compaoré, « nous avons franchi le rubicond » et « nous assistons a du sabotage à travers les grèves ».

Selon lui, « les grèves à répétition (notamment celle des financiers) compromettent la collecte des fonds qui permettent à l’Etat d’assurer ses charges ».

Après deux semaines de sit in, la coordination des syndicats des finances a annoncé une trêve cette semaine pour montrer leur bonne volonté mais projette déjà une nouvelle grève pour le 18 juin prochain en cas de non signature d’accord avec le gouvernement.

« Le durcissement du mouvement nous mène vers un suicide collectif » prévient Simon Compaoré pour qui  le gouvernement a « déjà fait des concessions sur les sept points (de la revendication des financiers) ».

Face à la fronde sociale, le gouvernement annonce du 12 au 14 juin prochain, une conférence des Forces vives de la Nation sur la rationalisation du système de rémunération des Agents publics de l’Etat.

Une conférence dont la Coordination des syndicats de la Fonction publique se démarque et annonce en retour un « un sit-in d’avertissement » de 72 heures à partir du 12 juin.  

Pour Simon Compaoré, « les absents ont toujours tort » car « la politique de la chaise vide ne sert pas et à la limite, c’est contreproductif ».

De son point de vue, “si nous voulons le bien de ce pays, nous devons nous mettre autour de la table car même dans les guerres, les parties finissent par signer un accord autour de la table”.

Avec AIB et Sidwaya

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