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Ligue des Champions: A un doigt de la « manita », le PSG écrase le Barca 4 buts à 0

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Depuis l’arrivée des Qataris, le Paris Saint-Germain n’avait jamais affiché un tel visage. Jamais il n’avait surclassé à ce point un adversaire de cette envergure. Avec une facilité déconcertante, le PSG a humilié le FC Barcelone (4-0), mardi 14 février au Parc des Princes, à l’occasion de son 8e de finale aller de la Ligue des champions. Grâce à un Angel Di Maria des grands soirs, auteur d’un doublé et réalisant sa meilleure sortie sous cette tunique depuis son arrivée, le club de la capitale pourra aborder avec sérénité le match retour qui aura lieu le 8 mars, au Camp Nou. Sauf incroyable retournement de situation, qui transformerait cet exploit en l’un des plus grands camouflets de l’histoire du football, Paris peut légitimement s’imaginer en quarts de finale.

Privé de son capitaine Thiago Silva et de l’expérimenté Motta, l’entraîneur parisien Unai Emery débute le match avec une équipe rajeunie. Kimpembe et Rabiot, tous deux titulaires à 21 ans, devaient assumer d’importantes responsabilités. Di Maria est préféré à Lucas pour accompagner Draxler et Cavani en attaque. En face, le Barça de Luis Enrique démarre avec un onze presque type mais loin de donner l’impression d’être affaibli, comparativement à son adversaire.

Des contres fulgurants

Dès l’entame, c’est pourtant le Paris Saint-Germain qui fait forte impression. Décomplexés au beau milieu de leur antre et aidés par un généreux Cavani et un Matuidi en position plus avancée qu’à l’accoutumée dans l’entrejeu, les Parisiens se démènent dans leurs courses pour empêcher le champion catalan de dérouler sa partition et ses dévastateurs redoublements de passes. Les Blaugrana ayant toutes les difficultés du monde à exister et faire fructifier leur possession, les Parisiens profitent de chaque ballon récupéré pour se projeter rapidement vers l’avant.

Grâce à des passes longues précises, Cavani se procure une première bonne situation dès la 6e minute. La deuxième sommation ne se fait pas attendre, avec une double parade de Ter Stegen sur les frappes de Matuidi et Rabiot (11e). À la 17e minute, Umtiti se rend coupable d’une grossière faute sur Draxler, à l’entrée de la surface. Le Français n’est pas sanctionné d’un carton, mais Di Maria se charge de punir l’adversaire par un coup-franc aux 20 mètres parfaitement botté au-dessus du mur. C’est une bien belle façon, pour l’Argentin, de fêter ses 29 ans (18e, 1-0).

Si l’ouverture du score délivre le Parc, elle désinhibe aussi légèrement le FC Barcelone. Durant une dizaine de minutes, le Paris Saint-Germain subit un temps faible qu’il parvient à gérer. André Gomes n’est pourtant qu’à quelques centimètres de remettre les deux équipes à égalité, après avoir profité d’un trou béant laissé sur le côté gauche. Mais Kevin Trapp, redevenu gardien numéro un du PSG après les bévues du jeune Alphonse Areola, réussit un arrêt décisif, laissant la possibilité aux supporters bleu et rouge de croire à l’exploit. Il s’agit sans doute du tournant de la rencontre.

Cavani couronné !

Car la demi-heure de jeu passée, Paris met à nouveau le feu sur chacune de ses contre-attaques. Draxler, après avoir obligé Ter Stegen à une parade de gardien de handball, rappelle qu’il est un champion du monde et justifie déjà les 40 millions déboursés en janvier pour le recruter. Rapidement servi sur l’aile droite par Verratti, venu chiper le ballon à Messi, il ajuste sans trembler sa frappe pour loger le ballon dans le petit filet gauche (40e, 2-0). À la mi-temps, la copie rendue par le PSG est déjà sans commune mesure avec tout ce qui a été montré depuis le début de saison.

À la reprise, ce n’est pas un autre match qui commence, mais bien le prolongement du même. Se heurtant toujours au bloc défensif parisien, dans lequel Kimpembe s’est distingué par son impeccable solidité, la « MSN » formée par Messi, Suarez et Neymar livre une prestation insipide. En face, les passes verticales font toujours autant mouche. À cela s’ajoute le talent de Di Maria qui, dans l’axe du terrain, creuse l’écart d’un splendide enroulé du pied gauche (3-0, 55e). La messe est dite, mais les Parisiens continuent tout de même l’office. À la 72e, une remontée de l’arrière droit Meunier, seule réussite indiscutable du mercato estival, s’achève sur une ouverture vers Cavani qui ne se fait pas prier pour inscrire, sans contrôle, son 34e but cette saison (72e, 4-0). À cet instant, plus personne ne pense à Zlatan Ibrahimovic.

Paris touche même du bois, lorsque Samuel Umtiti trouve le poteau dans les ultimes instants de la rencontre et voit s’évaporer tout espoir de réduction du score. Pour le PSG, c’est juste ce qu’il fallait pour que la soirée soit parfaite et que ce match reste, dans l’histoire du club, une vraie référence. Au vu des errements affichés depuis le début de saison par l’équipe d’Unai Emery, un tel résultat était absolument inespéré. Pourtant, c’est bien le PSG qui a marché sur le Barça, et surtout vers les quarts.

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