Mali : le procès de Sanogo pourrait être reporté

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A trois jours du procès du général Amadou Sanogo, l’ex-chef de la junte au Mali, ses avocats dénoncent des irrégularités dans la préparation de son jugement, dont ils demandent le renvoi.

Le général Sanogo et 18 autres militaires sont accusés d’avoir enlevé et assassiné 21 bérets rouges en 2012.

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Bamako, la capitale malienne, ses avocats ont laissé entendre que le procès prévu mercredi pourrait être renvoyé dès après l’ouverture.

« Il y a beaucoup d’irrégularités. Nous demandons le renvoi du procès, afin qu’il se tienne correctement. Les délais de la citation servie à Amadou Sanogo n’ont pas été respectés. Et il y a d’autres irrégularités que la loi n’autorise pas », a déclaré Mariam Diawara, membre du pool d’avocats chargés d’assurer sa défense.

Les accusés doivent être informés de la date du procès un mois au moins avant son ouverture, une disposition de la loi qui n’a pas été respectée, selon Me Diawara.

« Nous plaidons pour le maintien du procès à la date prévue »

Les avocats d’Amadou Sanogo ont aussi émis des réserves sur le lieu prévu pour abriter le procès, la ville de Sikasso, située à près de 400 kilomètres au sud-est de Bamako, la capitale du Mali.

Des membres des familles des accusés ont réagi à l’éventualité du report du procès.

« Nous plaidons pour le maintien du procès à la date prévue. (…) Les autorités maliennes doivent démontrer leur capacité à tenir ce procès et à faire en sorte qu’il soit juste et équitable », affirme Yacouba Dembélé, le secrétaire général de l’Association des parents et épouses des 21 bérets rouges disparus.

Il est raisonnable que le procès se tienne à Sikasso, selon cette association, qui argue que cette ville fait bel et bien partie du territoire malien.

Au Mali, le jugement du général Amadou Sanogo est sur toutes les lèvres.

Les bérets rouges ont disparu après des affrontements qui les ont opposés aux hommes du général Sanogo, le 30 avril et le 1er mai 2012.

En fin 2013, leurs corps ont été découverts dans un charnier situé près de Kati, une ville située à environ 15 kilomètres de Bamako, où le général Sanogo avait installé son quartier général après avoir renversé le président Amadou Toumani Touré et son gouvernement.

source:BBC

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