Première session extraordinaire du Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel

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Le Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel (COS/PUS-BF) a tenu sa première session extraordinaire, ce lundi 20 novembre 2017, à la Primature, sous la conduite du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, président dudit Conseil.

A cette session extraordinaire, les travaux du COS/PUS-BF ont porté sur l’état d’exécution des marchés du programme au 30 octobre 2017 et le plan annuel de travail 2018 dudit programme.

Selon les conclusions livrées par le Directeur général du développement territorial, Martial Wilfried BASSOLET, sur 199 marchés prévus dont le coût est estimé à 77, 8milliards de F CFA, 17% sont entièrement exécutés, 51% sont en cours d’exécution avancée et 32% n’ont pas connu de démarrage effectif pour diverses raisons.

Comparativement à l’état d’avancement des marchés au 30 septembre 2017 soumis au conseil lors de la première session tenue le 20 octobre dernier, a fait savoir M. BASSOLET, il y a une évolution significative dans les marchés exécutés qui passe de 11% à17%.

Au regard de ces résultats obtenus, le conseil a encouragé les différents ministères à redoubler d’efforts dans la passation des marchés publics en vue d’atteindre un taux d’exécution élevé à la fin de l’année, notamment en ce qui concerne les marchés qui sont en cours d’exécution.

S’agissant du plan de travail annuel 2018, le conseil a invité le secrétariat technique à l’affiner avec les départements ministériels de manière à déterminer les financements acquis, le gap de financement à rechercher et de soumettre le document pour adoption à la prochaine session extraordinaire. Au terme de la session, des résolutions ont été prises par le conseil.

Aussi, le conseil a formulé des recommandations. Au titre des résolutions, selon le Directeur général du développement territorial, le conseil d’orientation a instruit le ministre en charge du développement d’organiser une
rencontre-bilan de l’exécution du programme 2017 et de présentation du projet de plan de travail annuel 2018 aux partenaires techniques et financiers avant le 30 mars 2018.

Aussi le conseil a instruit chaque ministre à tenir une réunion mensuelle avec les directions générales des études et des statistiques sectorielles, la direction du contrôle des marchés et des engagements financiers, la DAF, la DMP et le point focal du PUS en vue de faire le point de l’état de mise en œuvre du programme.

En outre, le conseil d’orientation stratégique a instruit le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement à proposer un mécanisme de motivation pour le personnel militaire, paramilitaire et civil affecté ou en mission dans les zones couvertes par le PUS et présentant des risques sécuritaires.

Concernant les recommandations, le Conseil d’orientation stratégique du PUS a recommandé au gouvernement de confier l’exécution des prestations spécifiques entrant dans le cadre du programme au génie militaire; d’encourager les grandes entreprises attributaires de marchés basées hors de la zone d’intervention du programme à sous-traiter, dans la mesure du possible, avec les petites et moyennes entreprises locales qui ont fait la preuve de leur capacité sur le terrain; de mener une réflexion pour mettre en place un mécanisme de saine émulation entre les collectivités territoriales en allouant les ressources en fonction de la performance de celles-ci.

Revenant sur le bilan de mise en œuvre du plan de travail de 2017, la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, a précisé que 34 marchés sont entièrement exécutés, 101 sont en cours de réalisation et 32 marchés non entamés. De son avis, il y a un motif de satisfaction au regard de la contrainte budgétaire qu’il y avait par rapport à la mise en œuvre du programme et au regard du temps mis pour son exécution sur le terrain.

Répondant à la presse sur les ressources manquantes à rechercher auprès des bailleurs de fonds pour combler le gap, Pauline ZOURE a indiqué que pour le plan de travail de 2018, au total198 milliards de F CFA sont prévus dont une grande partie de ce montant sera supportée par l’Etat burkinabè. En effet, ce plan de travail sera financé sur le budget de l’Etat et aussi sur le budget des partenaires, avec un gap de plus de 32 milliards de F CFA à rechercher.

A l’entendre, ce gap de financement sera mobilisé à travers une table-ronde des bailleurs de fonds qui sera organisée avant la fin du premier trimestre de 2018, en vue de combler le déficit.

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