Sécurité: Affaire policier tué à la ZAD, voici ce qui s’est passé

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Le service régional de la police judiciaire de Ouagadougou a présenté ce mardi 24 juillet2018 un réseau de malfrats. Ce réseau était spécialisé dans les vols à main armée et opérant avec des engins à deux roues. 

Selon la police c’est ce même gang qui causé la mort de l’assistant de police Stéphane Tiemtoré de l’unité d’intervention polyvalente de la Police le 23 mai dernier dans le quartier Sanyiri (Zone SIAO) de Ouagadougou.

En rappel Un policier de l’Unité d’intervention polyvalente a été tué par des individus armés non identifiés à moto aux environs de 23h mercredi 23 mai dans le quartier Sin-Yiri (ZAD) à Ouagadougou.

Le policier touché par trois balles et son collègue blessé s’étaient rendus sur les lieux à Sanyiri suite à une interpellation sur l’activité suspecte que menaient leurs présumés agresseurs qui venaient de perpétrer un braquage à Borgo.

« C’est quand ils ont braqué à Borgo (à la périphérie Est de la capitale), qu’ils sont revenus avec les sacs sur le terrain (de la ZAD) pour fouiller. Ils étaient vraiment suspects. Ils avaient déposé les sacs dans le noir. Ils discutaient, torchaient. Les collègues se sont approchés pour voir. Quand ils se sont présentés comme policiers, ils ont dégainé »  a confié le commissaire Kientega Honoré, chef du SRPJ Ouaga.

Compaoré Hamado et ses complices Compaoré Noaga (55 ans), Ouédraogo Issa ( 52 ans), Derra Hamado (37 ans), Yerbanga Emile, Zida Adama (27 ans), Ouédraogo Madi (orpailleur 34), Kaboré Wahabo (30 ans), présumé commanditaires des braquages dans les domiciles, Boro Oumar ( 33 ans) dira le commissaire Kientega, « ne sont pas des novices en maniement des armes ».

Armés de pistolets automatiques, souvent cagoulés, ils ciblaient les domiciles et les auberges où ils faisaient irruption en s’emparant de tout sur leur passage et faisant « usage de leurs armes selon le degré de résistance de leurs victimes ». Des armes et des minutions notamment dont ils se procuraient par l’intermédiaire de Boro Oumar, repris de justice qui détenait toujours par devers lui un permis de port d’armes.

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