L’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) a lancé, ce lundi 10 août 2026, une vaste opération de déguerpissement le long de la voie de contournement de Ouagadougou. Cette intervention, menée en collaboration avec plusieurs institutions partenaires dont l’Autorité nationale de régulation du foncier et la Direction générale des infrastructures terrestres, cible l’ensemble des installations illégales établies sur les emprises de cet axe routier majeur de la capitale burkinabè.
Une opération sur 125 kilomètres
Cette action d’envergure s’étendra progressivement sur l’ensemble du tracé de la voie de contournement, qui s’étire sur 125 kilomètres autour de Ouagadougou. Le projet, réalisé en partenariat public-privé depuis 2018, vise en effet à rétablir l’ordre urbain sur l’emprise de cet ouvrage et à préparer les futurs aménagements routiers prévus par les autorités.
Cette opération s’inscrit ainsi dans la continuité de campagnes similaires déjà menées par l’ONC-AC ces dernières années face à la prolifération des constructions anarchiques.
Voie de contournement : un délai déjà accordé aux occupants
Abdoulaye Sanlé Koné, chef d’antenne régionale de l’ONC-AC, a tenu à préciser que cette opération n’a rien d’improvisé, puisqu’elle fait suite à une longue phase de sensibilisation. Il ne s’agit pas d’une opération coup de force, a-t-il affirmé, rappelant qu’un délai de libération avait été accordé aux occupants depuis plus d’un an et demi avant le début des démolitions le long de la voie de contournement.
Par ailleurs, cette démarche progressive rejoint les précédentes campagnes menées par l’office, qui avait déjà procédé à des démolitions similaires en janvier 2025 dans plusieurs zones du tracé.
Voie de contournement : des sanctions contre toute réinstallation
Les autorités burkinabè rappellent enfin que toute réinstallation non autorisée sur les emprises de la voie de contournement fera l’objet de sanctions immédiates, dans le but de garantir la pérennité de cette opération.
Cette fermeté vise ainsi à éviter que de nouvelles installations anarchiques ne réapparaissent une fois les zones libérées, comme cela avait pu être observé lors de précédentes campagnes de contrôle menées sur ce même axe.
L’ONC-AC entend ainsi sécuriser durablement les 125 kilomètres de cet ouvrage stratégique pour la mobilité urbaine de la capitale.
