Quatorze mineurs clandestins ont perdu la vie dans l’effondrement d’une mine abandonnée près de Rustenburg, en Afrique du Sud, a indiqué mardi 11 août 2026 la police sud-africaine. L’accident s’est produit dans la nuit de lundi à mardi, à Nkaneng, un site informel situé à environ 100 kilomètres au nord-ouest de Johannesburg, dans la province du Nord-Ouest.
Les victimes, pour la plupart de nationalité basotho, travaillaient dans un puits désaffecté lorsque celui-ci s’est effondré, ensevelissant plusieurs personnes sous les décombres.
Le phénomène des zama zamas
Appelés « zama zamas », une expression zouloue signifiant « ceux qui essaient », ces mineurs clandestins sont souvent poussés vers cette activité par la pauvreté et le chômage qui touchent une large partie de la population régionale.
Le phénomène est largement répandu en Afrique du Sud, où de nombreux sites de mine abandonnée sont exploités illégalement par des milliers de travailleurs venus de toute la région australe.
Ces sites sont également régulièrement associés au crime organisé, aux extorsions et aux violences entre différents groupes rivaux.
Mine abandonnée : des conditions de travail extrêmement dangereuses
Selon la porte-parole de la police, la colonelle Adele Myburgh, les conditions de sécurité étaient inexistantes dans cette ancienne exploitation minière, désormais laissée à l’abandon. Elle a par ailleurs précisé qu’ils entrent dans des puits de mine désaffectés, sans aucune infrastructure ni mesure de sécurité en place.
Huit personnes blessées ont été transportées à l’hôpital, tandis qu’un nombre indéterminé de mineurs pourraient encore se trouver piégés sous terre à l’endroit de la mine abandonnée.
Mine abandonnée : une région déjà marquée par un précédent drame
Ce drame survient quelques jours après une opération de police menée dans la même province, où 24 ressortissants étrangers en situation irrégulière avaient été arrêtés le 31 juillet à Stilfontein.
Cette ville était déjà devenue tristement célèbre après la mort d’au moins 90 mineurs clandestins, restés bloqués sous terre dans une mine abandonnée lors d’une opération policière entre fin 2024 et début 2025, illustrant la récurrence de ces drames liés à l’exploitation minière illégale.
