Détroit d’Ormuz : l’Iran exige des garanties américaines

Téhéran a fait savoir, ce lundi 10 août 2026, que la réouverture du détroit d’Ormuz restait conditionnée à des garanties américaines précises, alors que les négociations entre les deux pays peinent à progresser.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a affirmé qu’il appartenait à la partie américaine de mettre fin et de réparer ses actions jugées illégales et destructrices, en référence au blocus naval imposé par Washington aux ports iraniens depuis juillet.

Détroit d’Ormuz : Téhéran pose ses conditions

Le responsable iranien Mohammad Bagher Zolghadr avait détaillé samedi les exigences précises de son pays concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, réclamant notamment la fin de la guerre menée contre l’Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak.

Il a par ailleurs demandé la levée du contre-blocus américain, l’arrêt des sanctions, la libération des avoirs iraniens gelés ainsi que des compensations financières pour les dommages subis pendant le conflit.

De son côté, Donald Trump a laissé entendre dimanche qu’il privilégiait désormais la pression économique plutôt que de nouvelles frappes militaires contre Téhéran.

Un enjeu économique majeur

Cette voie maritime stratégique achemine en temps normal près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, ce qui explique pourquoi sa fermeture depuis la reprise des hostilités constitue l’une des conséquences les plus durables du conflit.

Ainsi, la fermeture du détroit d’Ormuz a contribué à faire grimper les prix mondiaux de l’énergie, tandis que l’Iran mène en parallèle des négociations séparées avec Oman concernant la mise en place éventuelle d’un couloir maritime temporaire pour le transit régional.

Détroit d’Ormuz : les tensions régionales se poursuivent

Parallèlement aux discussions sur le détroit d’Ormuz, Téhéran a également évoqué un pacte de défense signé la semaine dernière entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, y voyant un signe de changement dans la perception régionale vis-à-vis des États-Unis.

Le même jour, Téhéran a annoncé une rencontre entre le président iranien Masoud Pezeshkian et l’ayatollah Mojtaba Khamenei, ce dernier n’étant pas apparu publiquement depuis le début de la guerre, alimentant ainsi les spéculations persistantes sur son état de santé.

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