La première session de la Commission mixte de coopération Burkina Faso-Burundi s’est achevée ce jeudi 13 août 2026 à Bujumbura, avec la signature de quatorze accords entre les deux pays.
Ces instruments juridiques, signés par les ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la cérémonie de clôture, viennent ainsi renforcer une relation bilatérale scellée depuis près de trois décennies, à travers un accord-cadre datant de décembre 1997.
Des domaines variés couverts
Les accords issus de cette coopération Burkina Faso-Burundi couvrent un large éventail de secteurs stratégiques pour le développement des deux nations, allant de l’agriculture et l’élevage à la sécurité, en passant par la protection civile, les services aériens et la santé.
Par ailleurs, les deux parties ont également signé un accord portant sur la suppression de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires, ainsi qu’un texte relatif à la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux entre les deux pays.
Coopération Burkina Faso-Burundi : un point de départ selon Ouagadougou
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, cette étape de la coopération ne constitue en effet qu’un point de départ, et non un aboutissement.
Il a ainsi affirmé que la signature de ce jour n’est pas un aboutissement, insistant sur la nécessité de poursuivre les concertations afin d’assurer une mise en œuvre effective des instruments juridiques adoptés.
Le ministre a également rappelé qu’une Commission mixte constitue avant tout un outil de gouvernance transformant l’intention politique en résultats concrets pour les populations.
Coopération Burkina Faso-Burundi : une ambition Sud-Sud partagée
De son côté, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a souligné l’importance d’approfondir cette coopération à travers des échanges économiques renforcés, affirmant que les deux pays devons engager des échanges entre opérateurs économiques.
Cette session s’inscrit dans la continuité de la rencontre organisée en avril 2026 à Ouagadougou entre les présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye, qui avaient alors donné les instructions à l’origine de cette nouvelle dynamique bilatérale.