La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a interpellé un présumé auteur d’escroquerie en ligne à la vente de motocyclette, mettant fin aux agissements de K.I, qui publiait régulièrement sur son statut WhatsApp des offres de vente de motocyclettes de différentes marques.
À l’ère du numérique, acheter en ligne auprès d’une personne que l’on connaît ne met pas toujours à l’abri d’une telle mésaventure, comme l’a malheureusement constaté la victime, S.B, dans cette affaire traitée par la brigade.
Une confiance trahie entre connaissances
Intéressée par l’une des offres publiées par K.I, une simple connaissance, S.B a pris contact avec lui pour acquérir une motocyclette dans le cadre de cette escroquerie en ligne.
Ce dernier lui avait alors indiqué s’être lancé dans la vente de motocyclettes et disposer d’un point de vente à Bobo-Dioulasso.
Mise en confiance par les liens qui existaient entre eux, S.B a convenu avec K.I de l’achat d’une motocyclette au prix de 870 000 francs CFA.
Escroquerie en ligne : des versements successifs jamais remboursés
Ne disposant pas de la totalité de la somme, S.B a effectué un premier versement de 500 000 francs CFA via Mobile Money dans le cadre de cette escroquerie en ligne, le reliquat devant être réglé un mois après la réception de la motocyclette.
Alors qu’elle attendait la livraison, K.I a évoqué des problèmes familiaux pour justifier le retard, avant de lui réclamer 200 000 francs CFA supplémentaires, portant à 700 000 francs CFA le montant total versé.
Malgré ces paiements, la motocyclette n’a jamais été livrée, et K.I a fini par bloquer le numéro de la victime.
Escroquerie en ligne : la BCLCC appelle à la prudence
Réalisant qu’elle venait d’être victime de cette escroquerie en ligne, S.B a saisi la BCLCC d’une plainte, ce qui a conduit à l’interpellation de K.I, qui a reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son audition.
Il a ensuite été déféré devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I afin de répondre de ses actes. La BCLCC rappelle que la confiance accordée à une connaissance ne doit jamais se substituer aux vérifications nécessaires avant toute transaction en ligne.