Cambriolage à Ouagadougou: 2 bandes de cambrioleurs démantelés

Suite à de nombreuses plaintes pour cambriolage de boutiques et autres lieux de commerce dans la ville de Ouagadougou enregistrées par ses services, le Commissariat de Police de l’Arrondissement de Baskuy a démantelé, entre le 21 et le 26 juillet 2017, deux (02) bandes de présumés cambrioleurs composées de neuf (09) individus.
La première bande est composée de six (06) personnes qui sont:
-BANGRE Ousséni alias Bao, 18 ans, sans emploi et domicilié au secteur 09 de la ville de Ouagadougou (Chef de bande);
-YAMBA Issa, 18 ans, sans emploi, sans domicile fixe; -ANEDEBOU Prosper, 19 ans, sans emploi et domicilié au secteur 10 de Ouagadougou;
-BERE Patrick, 16 ans, sans profession et sans domicile fixe;
-TAPSOBA Boureima alias Tanga, 18 ans, sans emploi et domicilié au secteur 10 de Ouagadougou;
-KOLOGO Soumaila, 22 ans, se disant employé de commerce domicilié au secteur n°14 de Ouagadougou.
Ils opéraient dans les boutiques de vente de téléphones portables et de marchandises diverses.
Le groupe ciblait les boutiques de vente de téléphones portables et de marchandises diverses pendant le jour. Armé de machettes, il passait à l’action la nuit entre 01 heure et 03 heures du matin. Les opérations étaient planifiées et chacun jouait un rôle bien défini. Les uns font le guet pendant que les autres défoncent la porte de la boutique avec un pied de biche. Deux (02) personnes sont chargées d’assurer la sécurité de ceux qui s’introduisent dans la boutique.
A l’aide de machettes, ils tenaient en respect la personne trouvée à l’intérieur de la boutique. Après leur forfait, les machettes étaient cachées derrière les toilettes de l’école Paspanga de Ouagadougou.
Ils ont mené leur sale besogne dans les quartiers suivants : Koulouba, Bilbalgho et Nonsin. Le butin était partagé sur le champ entre les membres de la bande et écoulé très tôt le matin.
En 48 heures, le groupe a visité quatre (04) boutiques, emporté vingt-huit (28) téléphones portables d’une valeur d’un million cent soixante-quinze mille (1.175.000) francs CFA et une somme de plus de quatre cent mille (400.000) francs CFA. Six (06) téléphones portables neufs ont été saisis entre leurs mains.
La deuxième bande est composée de trois (03) personnes qui sont:
-TIENDREBEOGO Fréderic Gildas, 23 ans, se disant ouvrier domicilié au secteur 10 (chef de bande) Ouagadougou;
-KABORE Toukoumnogo alias Pierre, 32 ans, réparateur de téléphone portable domicilié au secteur 14 de Ouagadougou;
-OUEDRAOGO Salif, 23 ans, se disant orpailleur domicilié au secteur 08 de Ouagadougou.
Cette bande opérait essentiellement dans les boutiques de vente de téléphones portables, d’ordinateurs portables, d’appareils de musique.
Ce groupe ciblait les boutiques pendant le jour, fait le guet la nuit pour opérer au moment opportun.
Un membre du groupe passe par le toit de la boutique qu’il ouvre avec un arrache-clou. Il fait sortir le butin par l’ouverture du toit que les autres récupèrent. Le matériel volé était vite écoulé par KABORE Toukoumnogo alias Pierre.
Le groupe a visité trois (03) boutiques et emporté vingt-deux (22) téléviseurs Ecran-Plat, dix (10) appareils de musique (BOOMER), quatre (04) ventilateurs, un (01) ordinateur portable.
Les biens suivants ont été saisis en leur possession:
-Un (01) vélomoteur de marque YAMAHA Crypton;
-Treize (13) postes téléviseurs Ecran-Plat;
-Deux (02) appareils de musique (BOOMER);
-Un (01) Ventilateur;
-Un (01) Ordinateur portable.
A ce jour, certains membres des deux (02) bandes sont en cavale et des recherches sont en cours en vue de les appréhender afin qu’ils répondent de leurs actes.
Il est important de signaler que si cette enquête a connu un aboutissement heureux, c’est grâce à la collaboration avec les autres services de police et des personnes de bonne foi désirant aider la Police Nationale à lutter contre la criminalité.
C’est le lieu de dire merci à tous ceux qui ne ménagent aucun effort en vue de fournir des informations pour la réussite de nos missions.
Nous rappelons les numéros verts que sont: le 17 pour la Police Nationale, le 16 pour la Gendarmerie Nationale et le 1010 pour le Centre National de Veille et d’Alerte (CNVA).
Division de la Communication et des Relations Publiques de la Police Nationale

Grêve des Transporteurs: Le président du Faso reçoit les chauffeurs.

Une délégation de l’Union nationale des Chauffeurs routiers du Burkina, conduite par Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO, Secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), a été reçue en audience ce vendredi 11 août 2017 par son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso. 


Le Secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè, Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO s’est adressé aux médias à l’issue de l’audience. Il a indiqué que les discussions avec le chef de l’Etat ont porté sur la grève illimitée observée par les transporteurs depuis quelques jours. « Le Président nous a demandé de nous remettre au travail et qu’il nous a compris », a dit Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO.


Il a souligné que leur « organisation syndicale est responsable et soucieuse du développement socio-économique de notre pays » et que le mot d’ordre de grève illimité a été lancé « à leur corps défendant ».
Visiblement, la rencontre avec le chef de l’Etat a calmé les cœurs et les esprits, mettant les chauffeurs routiers dans de bonnes dispositions pour reprendre le volant. « Nous avons compris le message du Président du Faso », a conclu Monsieur Guy Olivier OUEDRAOGO. 


L’Union nationale des Chauffeurs routiers du Burkina (UNCRB) est une organisation syndicale affiliée à la CSB.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Burkina: L’émission simultanée de bons et obligations du Trésor annulée

L’agence UMOA-Titres (AUT) porte à la connaissance des investisseurs de l’Union que l’émission simultanée de Bons et d’Obligations du Trésor du Burkina, d’un montant de 50 milliards de FCFA, initialement prévue le jeudi 10 août 2017, est annulée.

« Au nom du Trésor Public du Burkina Faso, l’Agence remercie l’ensemble des investisseurs pour la confiance renouvelée et le soutien constant aux initiatives de financement des actions de développement de l’Union », rapporte un communiqué de presse du directeur de l’AUT, Adrien Diouf, publié lundi depuis Dakar où siège l’institution régionale.

En rappel le Burkina Faso a réalisé un taux de 82,8% pour l’émission de bons du Trésor d’un montant de 35 milliards de FCFA lancée le 21 juillet dernier.

 

Kossyam: crise au sein de de la sécurité du Président du Faso

Dans un post sur les réseaux sociaux le Syndicat de la police dénonce un climat délétère au sein du Groupement de Sécurité et de Protection Républicaine.
Il est parvenu à UNAPOL qu’au Groupement de Sécurité et de Protection Républicaine (GSPR), le climat serait tendu entre les éléments policiers et gendarmes. Ce climat délétère serait le fait d’un certain Capitaine TAOKO qui se serait senti vexé par un Assistant de Police qui lui aurait tenu tête. Le Capitaine dira plus tard à l’Assistant de Police qu’il n’avait rien contre lui, mais en revanche qu’il entendait régler des comptes à la hiérarchie policière.
Mais avec qui exactement et comment?
Dans cette intention d’en découdre avec la hiérarchie policière, le Capitaine TAOKO aurait donné des instructions aux éléments de la gendarmerie en poste à l’entrée de la Présidence du Faso, de ne pas y laisser rentrer les éléments de la Police. La menace a été mise en exécution et le climat s’est davantage détérioré ce samedi.
L’Officier de Police qui coiffe les éléments de la Police a été instruit par le sommet d’inviter ses éléments au calme et à la retenue et des pourparlers seraient en cours.
UNAPOL s’indigne contre cet acte irresponsable qu’elle qualifie de « prise d’otage de la Présidence ». C’est malheureusement cette ambiance qui prévaut depuis la création du GSPR.
En outre, UNAPOL s’insurge contre cette manière discriminatoire d’administrer le Groupement et trouve lâche et coupable le silence du Commandement du GSPR.
En rappel, dans un véritable État de Droit, la Sécurité Présidentielle est du ressort de la défense civile qui est l’apanage de la Police Nationale.
UNAPOL invite le Capitaine TAOKO à revenir promptement dans les rangs et à rappeler rapidement ses hommes à l’ordre. Faute de quoi il sera responsable de la dégénérescence de la situation qui pourrait être incontrôlable.
En attendant, UNAPOL invite les éléments policiers en poste au GSPR à garder le calme et les assure de son soutien indéfectible.
UNAPOL qui suit avec beaucoup d’intérêt la situation, invite tous ses militants à la retenue en attendant sa décision sur la présente affaire.
Aussi, UNAPOL souhaite de son Excellence Monsieur le Président du Faso d’avoir plus de regard sur son entourage car de graves manigances préjudiciables sont ourdies autour de lui.
« Pour le Policier, UNAPOL ne lâche rien ».
LE SECRÉTARIAT À LA COMMUNICATION ET AUX RELATIONS EXTÉRIEURES.

A la découverte de l’Institut Supérieur de Génie Electrique du Burkina Faso « ISGE-BF »

L’Institut Supérieur de Génie Electrique du Burkina Faso « ISGE-BF » a été fondé à l’initiative de 18 entreprises du secteur de l’énergie et des télécommunications, réunies autour de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF).
Depuis 2003, cet institut a pour vocation la formation de haut niveau en génie électrique, répondant ainsi aux besoins des entreprises. L’institut est aisément accessible. Il est situé à la ZAD II à Ouagadougou sur la circulaire du SIAO (boulevard Tansoba n°2073), près de CFAO Motors, en face du CMA du secteur 30 et du laboratoire national de santé publique.

Diplôme de Technicien Supérieur (DTS) : Trois options :
Électricité Industrielle (reconnu CAMES)
Réseaux Informatiques et Télécommunications (reconnu CAMES)
Maintenance Industrielle (reconnu CAMES)

Diplôme d’Ingénieur de Travaux (IT) : Deux options :
Ingénierie des Systèmes Électriques (reconnu CAMES)
Réseaux et Systèmes de Télécommunications (reconnu CAMES)

Diplôme d’Ingenieur de Conception
GSE : Génie des Systèmes Electriques
GSN : Génie des Systèmes Numériques

Contact : (+226) 72080000 / 25371416

Grogne à Tanghin Dassouri: Antoine Kalmogo a pris une balle à cause d’une fille

On en sait un peu plus sur l’incident de Tanghin Dassouri. L’on se souvient que les habitants du village de Silmissin et environnants, dans la commune de Tanghin Dassouri, ont manifesté leur colère contre des militaires et la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY), suite à la mort par balles d’un jeune homme dudit village, le lundi 31 juillet 2017. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une affaire de fille.
Selon une source proche des familles, les 4 jeunes dont deux filles et les deux garçons se baladaient lorsque l’homme en tenue les a accostés et aurait demandé à connaitre le nommé Antoine Kalmogo. L’homme en question était un militaire de la Sonhaby et était sur une moto de marque Apache.
Sans rien dire le militaire en question s’en alla et peu de temps après le téléphone de Antoine Kalmogo sonna. N’entendant pas bien son interlocuteur au bout du fil Antoine se détachera du groupe pour mieux écouter son interlocuteur et c’est à cet instant que la balle du Sniper le faucha à la tête. Les filles et le deuxième garçon prennent leurs jambes à leur coup.
Selon les filles interrogées par la gendarmerie dans la soirée du Mardi le militaire en question ferait la cour à l’une d’entre elles qui se trouve être la copine de Antoine Kalmogo.
Le père de Antoine chez nos confrères de la RMO FM réfute la thèse selon laquelle c’est une affaire de vol qui aurait conduit au décès de son fils. Une procédure judiciaire a été ouverte selon un proche de la famille et cette dernière attend la suite de l’affaire.

Neymar dit au revoir à ses coéquipiers du Barca

De retour de Chine, Neymar est arrivé à la Ciutat Esportiva de Barcelone mercredi matin pour participer à l’entraînement de son équipe. Selon la presse espagnole, le Brésilien devrait annoncer son départ pour Paris à ses coéquipiers. Il pourrait rejoindre la capitale français dès demain ou vendredi.
La star brésilienne, fortement pressentie au PSG, est repartie moins d’une demi-heure après son arrivée.
Neymar a bien honoré son rendez-vous avec le Barça à la Cité sportive Joan Gamper. Mais les retrouvailles n’auront pas duré bien longtemps.
La star brésilienne, arrivée en dernier à 9h à bord d’une Audi bleu en compagnie de deux amis, est repartie moins d’une demi-heure plus tard.
L’attaquant du club Blaugrana, revenu de Shanghai ce mardi soir, ne participe donc pas à la séance d’entraînement de reprise programmée à 9h30.
Selon Rac1, Neymar, attendu par le PSG, aurait d’ailleurs déjà dit au-revoir à ses très probablement futurs-anciens coéquipiers.

4e Congres du PAREN : Tahirou BARRY éjecté

Convoqué les 29 et 30 juillet dernier, le 4e congrès ordinaire du Parti de la renaissance nationale (PAREN) s’est tenu sous fonds de tension. Laurent Bado vient de désigner l’ingénieur en électronique et en génie logiciel, Pouswendé Michel Béré comme nouveau président du parti, en remplacement de Tahirou Barry
Le fondateur du Paren, Laurent Bado, et les congressistes ont donc décidé de tourner la page Tahirou Barry. Ce dernier a été exclu du parti avec trois autres personnes. Il s’agit de Mme Gnégné, Carlos Toé et Honorine Ouédraogo, députée à l’Assemblée nationale.
Ce qu’on retiendra de ce congres c’est la tension qui a régné tout au long de ce dernier. Tahirou Barry absent de ce congres a été accusé par Laurent Bado de plusieurs mots dont soufre le PAREN.
Tahirou Barry, selon Laurent Bado  est à l’origine de l’échec du processus de réconciliation enclenché au PAREN avec la mise en place d’un comité. Pour lui, la  présidence de Tahirou Barry a été une « catastrophe »  sur  les plans administratif et financier.
Poursuivant Tahirou Barry s’est  « accaparé »  le  PAREN, parti membre de la mouvance présidentielle, et ne rendait  compte à personne, pas même à sa personne, ni au Conseil consultatif.  Il aurait aussi, selon lui, géré de façon  opaque les fonds  du parti,  en  ne communiquant pas, par exemple,  le montant de la subvention accordée par l’Etat au PAREN, lors des récentes élections présidentielles, législatives et  municipales.
Pour le nouveau président, Michel Béré, la crise est maintenant passée et il va s’atteler à apaiser les cœurs afin de donner un nouveau souffle au parti.
«C’est une lourde charge pour moi parce que je suis venu au moment où le parti est en difficultés à cause d’une seule personne. Le fondateur a essayé par tous les moyens de résoudre cette crise à l’amiable mais malheureusement, l’intéressé n’a pas répondu à tous les appels. Évidemment, on ne peut pas continuer à négocier quelqu’un qui ne vas pas adhérer. A ce moment, il faut prendre des décisions conséquentes pour mieux avancer. Et c’est ce que le fondateur a fait», a précisé Michel Béré.
Le nouveau président du PAREN, Pouswendé Michel Béré est né le 1erseptembre 1976 à Ouagadougou. Il a étudié à Ouagadougou jusqu’à l’Université, avant de parti pour les Etats unis d’Amérique (USA).

 

Nigeria: le gouvernement publie une photo de Buhari à Londres

Le gouvernement du Nigéria a publié pour la première fois une photo du président Buhari à Londres depuis qu’il a quitté son pays il y a plus de deux mois.
Le président Buhari a rencontré dimanche des officiels de son parti avec qui il a déjeuné dans une ambiance joviale, selon un communiqué du gouvernement.
L’absence de Muhammad Buhari a occasionné une certaine inquiétude au Nigeria, suscitant même des spéculations sur la possibilité de sa mort.
Des craintes sont même formulées sur sa capacité de pouvoir retourner au pays pour reprendre service.
Le président « était très joyeux et n’a pas perdu son sens de l’humour », a-t-on signalé dans la déclaration du gouvernement.
Le gouverneur Rochas Okorocha, qui faisait partie de la délégation, a révélé que le président Buhari dit ne pas être « dérangé par les rumeurs sur son état de santé et a plutôt envoyé ses meilleurs vœux aux Nigérians ».
Il a ajouté que lors de la réunion qui a duré une heure, le président du Nigéria était pleinement engagé dans les discussions sur les affaires intérieures de son pays.
M. Buhari a quitté le Nigeria le 7 mai dernier pour aller suivre un traitement médical au Royaume-Uni.
Le vice-président Yemi Osinbajo assure l’intérim du pouvoir
Avec BBC

Côte d’Ivoire : révélation sur la tuerie des femmes d’Abobo

La tuerie des femmes d’Abobo est un événement crucial de l’histoire ivoirienne puisqu’il conduira au vote, le 30 mars 2011, de la résolution 1975 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est sous le prétexte de cette résolution que les forces de l’ONU et de la France ont mené une guerre en Côte d’Ivoire en violation de la charte des Nations Unies.
Qui est donc l’organisateur de cette marche à hauts risques ? Plus de cinq ans après les faits, personne n’est en mesure de répondre à cette question déterminante dans l’enquête.
Lors de l’investigation réalisée en 2011, deux commandants, qui se présentaient comme des éléments du Commando Invisible, mais qui étaient, en réalité, des infiltrés au sein de ce groupe pour le compte du camp Ouattara, avaient affirmé s’être rendus à l’hôtel du Golf pour rencontrer un personnage important de la hiérarchie militaire . Ils lui avaient demandé d’annuler cette manifestation « Nous lui avons dit, il ne faut pas la faire c’est trop dangereux ». Pourtant, la marche a été maintenue.
L’armée de Laurent Gbagbo n’était pas une armée ethnique, elle était donc traversée par de nombreux courants, les fidèles, les indécis, elle comptait aussi des pro-Ouattara et elle a également dû faire face à de nombreuses trahisons…
Que dit Eric MacDonald (l’adjoint au procureur de la CPI ) sur cette séquence essentielle ? Il atteste « c’est le canon du véhicule blindé de transport de troupe un BTR80 qui se trouvait à l’avant du convoi qui a tiré le premier sur les femmes. »
Il montre des images et annonce « Vous pouvez voir la fumée qui sort de la bouche du canon. »
Sauf que, et n’en déplaise à la Cour, les BTR80 de Côte d’Ivoire ne sont pas équipés de canon ! Ils sont de type standard, seuls les BTR80 de type A disposent de canons de 30 mm.
D’ailleurs, comment croire qu’une personne filme avec son téléphone portable un char de face, alors que celui-ci vient de tirer une rafale de mitrailleuse ?
En outre, sur ces images aucune femme n’est visible, seuls quelques jeunes hommes avancent tranquillement au-devant de ce char encore fumant !
Comment une Cour de justice internationale ose-t-elle présenter de tels documents comme des preuves irréfragables ?
Par ailleurs, tous ceux qui suivent ce dossier ont encore en mémoire les clichés présentés, en 2013, par Fatou Bensouda lors de l’audience de comparution des charges de Laurent Gbagbo. Ces clichés étaient censés représenter une preuve des violences perpétrées par le camp de l’ancien Président, alors que ceux-ci dataient de 2008 et provenaient… du Kenya !
Qui a tiré ? Après une année d’audience, le mystère est toujours aussi épais. D’autant que les deux commandants proches du Golf, cités plus haut, présents sur les lieux après le drame ont affirmé avoir ramassé des douilles de calibres de 12,7 mm, qui proviennent d’autres types de mitrailleuses que celles présentes dans ce convoi. Une fois encore, sur une question cruciale, il y a fort à parier que la vérité ne sera jamais établie.
L’origine des tirs ayant entraîné la mort des femmes ne sera jamais connue car aucune autopsie n’a été effectuée sur les corps des victimes. Ces corps ayant mystérieusement disparus…
Leslie Varenne.
(Journaliste d’Investigation, Directrice De l’Iveris )