Éducation: des enseignants en grêve de 96 Heures à compter du 27 Novembre

Ceci est une lettre circulaire de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation. Dans ce document, les syndicats invitent leurs militants à un arrêt de travail du 27 au 30 novembre 2017.

LETTRE CIRCULAIRE DIRECTIVE N° 3

A l’appel de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation, les travailleurs de l’éducation et de la recherche, ont massivement répondu au mot d’ordre de grève d’avertissement de 48 heures sur toute l’étendue du territoire national. Cette mobilisation exceptionnelle et historique témoigne de la justesse de la plateforme revendicative, de l’adhésion des travailleurs au cadre unitaire mis en place par quinze (15) syndicats et de la détermination des travailleuses et travailleurs du secteur de l’éducation et de la recherche. Au bilan, la mobilisation a été évaluée à plusieurs dizaines de milliers de travailleurs ayant observé le mot d’ordre de grève et qui sont descendus dans les rues des localités du pays. C’est encore une fois l’occasion pour la Coordination de féliciter les structures, les militants des différents syndicats qui la composent ainsi que toutes les organisations ayant œuvré à ce succès historique.

Devant les tergiversations du gouvernement pour prendre toute la mesure de la détermination des travailleurs en lutte, tergiversations manifestées par les propos et attitudes provocateurs du MENA et par la réaction tardive (du 27 Octobre au 9 Novembre) du Premier Ministre à la récusation du MENA comme interlocuteur par la Coordination, celle-ci, prenant en compte les aspirations des travailleurs à la base, a décidé d’assumer ses responsabilités. Pour ce faire, elle a pris d’importantes décisions pour la poursuite de la lutte, tant au plan des actions que de l’organisation du mouvement.

Des actions de lutte.

Conformément au contenu du préavis de grève déposé le 10 Novembre 2017, pour protester contre ces manœuvres dilatoires et d’intimidation, et pour exiger la satisfaction totale de sa plateforme minimale, la Coordination invite l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à :

Un arrêt de travail de quatre-vingt-seize (96) heures pour compter du lundi 27 Novembre à zéro (00) heure au jeudi 30 Novembre à vingt-quatre (24) heures ;

La suspension de la transmission des rapports trimestriels et des données statistiques au sein de l’administration,

La suspension des évaluations au post-primaire et au secondaire, des évaluations et des compositions trimestrielles au primaire et au préscolaire.

Les deux dernières actions entrent en exécution pour compter du vendredi 09 Novembre 2017, date de dépôt du préavis. Il y a lieu de préciser que les suspensions d’évaluation concernent toutes celles certificatives et sommatives. En clair, il ne doit être délivré aucune note entrant dans le cadre de l’évaluation des apprenants dans tous les niveaux d’enseignement sus visés (devoirs, examens et concours) au cours et à la fin du présent trimestre.

En sus de ces mots d’ordre, il est retenu des sit in hebdomadaires, chaque jeudi de 7 H à 10 heures.

Toutes ces actions de lutte concernent aussi bien les établissements publics que privés. Toute personne les ayant observées au public et ne les respectant pas au privé sera considérée comme non gréviste.

De l’organisation du mouvement.

Pour assurer l’efficacité et la cohésion du mouvement de lutte collective que nous avons engagé, les mesures suivantes doivent être observées par toutes les structures et les militants :

Il est mis en place un comité national de grève composé de deux représentants par syndicat membre de la Coordination et qui a la responsabilité de coordonner et diriger l’ensemble des activités entrant dans le cadre de la présente lutte. Son bureau est celui de la Coordination ;

Les Coordinations locales (région ; province ; département) non encore mises en place doivent l’être sans délai, dès réception de la présente circulaire ;

Les commissions suivantes, placées sous l’autorité du comité national de grève, sont créées :

La commission presse : elle est chargée d’appuyer le Comité National de Grève dans la production des documents nécessaires aux activités de communication et dans le cadre des correspondances.

La commission enseignement privé : afin d’assurer le respect des différents mots d’ordre dans ce secteur de plus en plus important dans le système éducatif national, cette commission proposera les actions nécessaires.

La commission-suivi du mouvement : pour assurer une évaluation correcte de la grève passée, un petit noyau a été mis en place. Ce noyau sera renforcé pour collecter et traiter les informations sur l’observation des différents mots d’ordre.

Dans la précédente circulaire, il avait été demandé de procéder à l’évaluation de la grève. Une précision supplémentaire est à prendre en considération : faire les évaluations du suivi du mouvement par secteur éducatif (préscolaire ; primaire ; post-primaire, secondaire, supérieur et recherche ensemble, Personnel au Bureau) avant de les faire remonter aux coordinations provinciale et régionales).

Toutes les organisations syndicales signataires du préavis et des différents documents doivent prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre rigoureuse des termes de la présente circulaire.

Pour la Coordination, Coordonnateur Windyam ZONGO

Zimbabwe: un coud d’état en cour?

La confusion règne, mercredi 15 novembre au Zimbabwe après une nuit agitée : des officiers ont démenti toute tentative de putsch alors que des coups de feu ont été entendus dans les rues de la capitale, investies également par des blindés.

Des officiers de l’armée du Zimbabwe ont annoncé être intervenus dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des « criminels » proches du président Robert Mugabe mais ont démenti toute tentative de coup d’Etat contre le maître absolu du pays depuis 1980.
L’entrée en scène de l’armée intervient en pleine crise ouverte entre M. Mugabe et le chef de l’armée après le limogeage la semaine dernière du vice-président du pays Emmerson Mnangagwa, longtemps présenté comme son dauphin.

« Peu après 2 heures du matin, nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois à quatre minutes en provenance de la maison » de Robert Mugabe, a déclaré sous couvert de l’anonymat à l’Agence France-Presse (AFP) un résident du quartier de Borrowdale.

Cette fusillade est intervenue au moment où un convoi de blindés était observé en mouvement près de la capitale du pays, nourrissant les rumeurs d’un coup d’Etat militaire en préparation contre le président,

Nord – Burkina: 04 individus armés attaquent l’école de Gountouré Kiri ce 14 novembre 2017

Dans la soirée de ce mardi 14 novembre 2017 aux environs de 19h30, quatre (O4) hommes armés non encore identifiés ont attaqué l’école primaire de Gountouré Kiri. Une localité située dans la province de l’Oudalan, à 45 km de Déou.

Les assaillants ont mis le feu aux motos (03) ainsi qu’aux ustensiles de cuisines utilisés par le corps enseignant. L’école a aussi été incendiée. Ces derniers ont eu la vie sauve grâce à l’instinct de survie qui les a amené à se cacher à l’arrivée des individus armés.

« nous sommes venus vous rassurer que le gouvernement veille sur vous. Ce dont vous avez besoin, c’est la sécurité. Je puis vous assurer que sur instructions des plus hautes autorités du pays, des efforts sont en train d’être faits pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Nous allons monter en puissance »a déclarer le ministre d’Etat Simon Compaoré en compagnie de son collègue de l’éducation nationale lors rencontrent à la mairie de Djibo cette semaine

Les présidents des Hautes Cours exposent les difficultés de fonctionnement de leurs institutions au Président du Faso

Une délégation de trois présidents de Hautes Cours (Cour de Cassation, Cour des Comptes et Conseil d’Etat) a été reçue en audience par le Président du Faso, le lundi 13 novembre 2017.

Conduite par Madame TRAORE/SANOU Thérèse, premier président de la Cour de Cassation, la délégation est venue exposer les difficultés rencontrées dans le fonctionnement quotidien de leurs institutions. Le Président Roch Marc Christian KABORE leur a prêté une oreille attentive.

Cette audience se situe dans le cadre des relations qu’entretiennent les institutions étatiques, a confié Madame TRAORE/SANOU Thérèse. La délégation a saisi l’occasion pour exposer au chef de l’Etat les difficultés qui entravent le bon fonctionnement de ces institutions dans l’espoir d’y trouver des solutions.

Il s’agit selon le premier président de la Cour de Cassation, de la vétusté et de l’exiguïté des locaux. « Il y a des fonctionnaires qui sont affectés qui n’ont pas de bureau », a déclaré Madame TRAORE/SANOU Thérèse.

A cela, s’ajoutent des problèmes de logistiques.
Selon la porte-parole de la délégation, le chef de l’Etat a prêté une oreille attentive à ces préoccupations.

La délégation était composée de Madame TRAORE/SANOU Thérèse, premier président de la Cour de Cassation, de Monsieur Souleymane COULIBALY, premier président du Conseil d’Etat et de Monsieur Jean Emile SOMDA, premier président de la Cour des Comptes.

Burkina: les chercheurs dénoncent une injustice à leurs égards

Dans cette lettre ouverte adressée au Premier ministre Paul Kaba Thieba, la Coordination Recherche de la Fédération des Syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-Synter) dénonce les injustices dont sont victimes le corps des chercheurs

« Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Les chercheurs (Ingénieurs, Attachés, Chargés, Maitres et Directeurs de recherche) du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), organisés au sein de la F-SYNTER, se sont réunis en Assemblée Générale (AG) le mardi 26 septembre 2017 pour apprécier le point des échanges que le bureau du syndicat a eu avec la délégation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI), le jeudi 21 septembre autour de leur plateforme revendicative minimale. Au regard des réponses qui ont été apportées à nos justes et légitimes revendications et surtout de ce qui apparaît comme une volonté affichée de remettre en cause nos acquis, l’AG a instruit le bureau du syndicat de vous adresser la lettre ouverte suivante afin de vous interpeller sur la situation d’injustice et de brimades que vivent les travailleurs de la Recherche.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Nos revendications (voir plateforme jointe en annexe) portent essentiellement sur la mise en œuvre des accords conclus entre les syndicats de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le gouvernement ou entre notre syndicat et notre ministère de tutelle.

Ainsi, il est incompréhensible et inacceptable que 10 mois après l’entrée en vigueur des mesures de revalorisation salariale et indemnitaire, environ 400 chercheurs (392 selon le décompte du CNRST à la date du 21 septembre) dont les salaires ne sont pas domiciliés à la solde du CNRST n’aient pas encore bénéficié de ces mesures. C’est d’autant plus inacceptable que l’incidence financière de ces mesures avait déjà été évaluée en 2016. En outre, selon les explications du MESRSI et au rythme auquel les dossiers sont traités, il faudrait attendre encore six mois au moins avant de voir tous les chercheurs bénéficier seulement des revalorisations indemnitaires. Pour ce qui est de la revalorisation du salaire indiciaire, nul ne saurait dire quand cela serait effectif.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Cette cacophonie avec laquelle l’administration (MESRSI, Fonction Publique, Solde, etc.) traite la mise en œuvre des mesures de revalorisation salariale et indemnitaire n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans le cadre global d’un ensemble de mesures et de comportements hostiles de l’administration vis à vis du monde de la recherche. À titre d’exemple, depuis avril 2016, sous des prétextes fallacieux, le MESRSI, à travers la Direction des Ressources Humaines (DRH) du MESRSI, en complicité avec la DCMEF du CNRST, a fait suspendre toutes les nominations aux postes d’Ingénieurs et d’Attachés de Recherche au sein du CNRST. Elle justifiait alors cela par le fait que la loi 025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et chercheurs au Burkina Faso était en cours de relecture. Mais, depuis que le nouveau décret (décret 2016-1288) a été adopté le 30 décembre 2016, elle prétend maintenant que ce dernier ne précise pas les conditions de nominations. Mais on peut se demander si avant l’adoption de ce décret il n’existait pas des conditions de nominations ? De notre point vue, la réponse est négative étant entendu que le décret 2011-033 organisant les emplois des enseignants chercheurs et des chercheurs en son article 64 précise clairement les conditions de nomination des agents de la Fonction Publique. De même, pour les contractuels permanents du CNRST, l’arrêté conjoint 2014-082 portant sur les textes organisant les emplois spécifiques (TOES) du CNRST dans ses articles 251 à 258 mentionnent aisément les conditions de nomination des agents. Du reste, les nominations se sont poursuivies dans les Universités alors que la DRH les bloquait au CNRST. Pourtant les deux structures relèvent du même ministère, ont le même statut et sont régies par les mêmes textes. Ceci n’est malheureusement pas le seul « deux poids, deux mesures » que l’administration fait subir aux travailleurs de la recherche. Pendant que le MESRSI refuse désormais toute mise à disposition de médecins et pharmaciens de la Fonction Publique au profit de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), elle a signé courant mars 2017, une autorisation de mise à disposition de médecins et de pharmaciens au profit des Universités.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

A ces préoccupations s’ajoute une interprétation inqualifiable et hallucinante dont le MESRSI fait de l’article 153 de la loi 036-2016 du 24 novembre 2016 afin de justifier le refus d’intégrer dans la Fonction Publique, les chercheurs permanents du CNRST promus au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (CAMES). Pourtant, sur cette question, votre gouvernement s’était fermement engagé auprès des partenaires sociaux à le résoudre définitivement. C’est d’ailleurs en collaboration avec les services techniques compétents des différents ministères concernés que cet article 153 avait été rédigé pour éviter toute ambiguïté.

Outre cela, il faut noter le cas des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du CNRST qui se sont vus jusqu’aujourd’hui refuser le bénéfice des deux échelons de bonification accordés, à l’intégration, à l’instar de leurs collègues du ministère de la Santé ou encore se voient aujourd’hui refuser leur reversement en catégorie P comme le stipule la loi 081.

En ce qui concerne la formation des jeunes chercheurs, rien n’est entrepris pour favoriser leur prise en charge. Ce qui semble préoccuper l’Administration, se résume à la question de leur mise en position de stage afin de procéder aux coupures des indemnités sans aucune compensation financière.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Un véritable sentiment de colère anime aujourd’hui les chercheurs face à ce qui apparaît au mieux comme du mépris de l’administration vis-à-vis de leurs conditions de travail et de leurs carrières. Cette situation n’est guère propice au développement d’une recherche de qualité, incontournable au développement de notre pays et est aux antipodes de la promotion des ressources humaines tant vantée par votre gouvernement. C’est pourquoi, nous venons par la présente, vous interpeller sur la situation difficile en vue de prise de dispositions appropriées pour une correction juste et diligente de toutes ces injustices infligées au monde de la recherche. Tout en réaffirmant notre disposition à trouver des solutions à nos préoccupations dans un dialogue franc, nous vous assurons de notre ferme engagement à nous dresser contre toutes les injustices et toute remise en cause des acquis des travailleurs.

Veuillez croire, Excellence Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de notre haute considération.

Ouagadougou, le 07 novembre 2017.

Pour la Coordination de la Recherche

Seni KOUANDA

Secrétaire général »

Plateforme Revendicative Minimale 2017

1. Application immédiate des mesures relatives à la revalorisation salariale et indemnitaire des chercheurs dont les salaires ne sont pas domiciliés à la solde du CNRST.

2. Reprise dans les meilleurs délais des nominations des agents (Fonctionnaires comme permanents CNRST aux fonctions d’Attaché et d’Ingénieur de Recherche).

3. Résolution effective de la question des formations doctorales par l’octroi de bourses d’études et plan de formation des ingénieurs de recherche.

4. Application des dispositions pour l’intégration à la fonction publique et la reconstitution de la carrière des chercheurs permanents du CNRST promus au CAMES conformément au décret n°2016-1169/PRES promulguant la loi 036-2016/AN du 24 novembre 2016 portant modification de la loi n°025-2010/AN du 18 mai 2010.

5. Mise en œuvre effective des engagements pris lors des négociations entre le MESRSI et la coordination F-SYNTER.

5.1. Gestion de la prime de recherche

5.2. Gestion des voyages d’études

5.3. Vie démocratique au sein du CNRST

Burkina Faso : Le rapport sur l’avant-projet de Constitution remis au Président Roch Kaboré

Une délégation de la Commission constitutionnelle conduite par son président Me Halidou OUEDRAOGO, a remis au Président du Faso dans la matinée du 14 novembre 2017 à Ouagadougou, son rapport sur l’avant-projet de la Constitution pour le passage à la 5e République. Un rapport obtenu de façon consensuelle et qui contient 200 articles.

A l’issue de la remise du rapport, le président de la Commission constitutionnelle, Me Halidou OUEDRAOGO a indiqué que cette Commission a achevé ses travaux le 29 août dernier et il s’est agi de remettre ce travail au Président du Faso. « Le souhait de la Commission, dira Me OUEDRAOGO, c’est de voir cet avant-projet de la Constitution adoptée pour le passage à une 5ème République pour que le pays puisse approfondir sa démocratie, amorcer son développement et aller vers le progrès social ».

Selon Me Halidou OUEDRAOGO, il y a de nombreuses innovations dans ce rapport. Il s’agit du renforcement des libertés, des devoirs, des droits sociaux, de l’accès à l’eau potable, de l’éducation, de la santé, de l’autosuffisance alimentaire. Dans la même dynamique, les institutions seront également renforcées. A ce titre, au niveau de l’exécutif, il a été opté pour un régime semi-présidentiel avec un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une fois.

Au sujet du Parlement, celui-ci sera libre dans ses initiatives et dans son mode de gestion. Au niveau de la justice, la Commission a veillé à approfondir l’indépendance de l’autorité judiciaire. La Commission a également reconduit la position adoptée sous la transition et renforcée par le chef de l’Etat, à savoir que la présidence du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) sera assurée par le président de la Cour de Cassation et son adjoint sera un haut magistrat désigné à travers une loi organique.

Les autres innovations majeures concernent l’introduction d’une Cour constitutionnelle en lieu et place du Conseil constitutionnel, la constitutionnalisation de certaines institutions, la réaffirmation de la souveraineté de l’Etat, la suppression de la Haute cour de justice qui sera remplacée par une Chambre criminelle au niveau de la Cour d’appel.

La Commission constitutionnelle est composée de 92 compétences diverses et est arrivée à produire 200 articles « de façon consensuelle à travers des discussions parfois houleuses mais très conviviales », a indiqué son président. C’est le résultat de toutes les opinions, aussi bien des Burkinabè de l’intérieur que de l’extérieur, recueillies à travers le pays et auprès de la diaspora.

Selon son Me Halidou OUEDRAOGO, la Commission a reçu les félicitations « chaleureuses » du chef de l’Etat.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Société: Une femme accuse les services de l’action sociale de lui avoir enlevé son bébé de 3 mois

Dans cette lettre ouverte , une jeune dame accuse les services de l’action sociale de lui avoir enlevée sa fillette de 3 mois depuis le mois d’Octobre. Elle demande l’aide de la ministre de la femme afin de revoir sa fillette. 

C’est avec un cœur meurtri que je vous écris cette lettre faute de pouvoir  vous rencontrer. En effet c’est une mère meurtrie qui vous écrit car vos services m’ont arraché mon bébé de 3 mois que je tenais dans mes bras.

Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille , Je me nome Sanou Celine

L’histoire remonte à 12 mois lorsque je suis tombée enceinte de Monsieur Bationo Kevin. Faute de m’aider à entretenir la grossesse, Monsieur Bationo m’a abandonné seule avec ma grossesse. J’ai dû nourrir ma grossesse toute seule jusqu’à l’accouchement. Pire il a voulu que j’avorte, chose que j’ai refusé car être une mère est un don de Dieu.

Madame la ministre, est-ce un crime de donner naissance à la petite grace Imrane ? Un bout de choux qui m’a fait oublier mes 9 mois de souffrance.

Malheureusement pour ma fille et moi commencerons nos déboires car le père de ma fille utilisera vos services pour m’enlever ma fille alors qu’elle n’as que 3 mois.

En effet pour nous personne pauvre n’avons que les services de l’action pour nous aider. C’est forte de cette conviction que j’ai donc saisit vos services afin de permettre à ma fille d’avoir un extrait d’acte de naissance. Car j’ai été humiliée et chassée comme une malpropre lorsque je me suis rendu dans la famille Bationo.

En lieu et place d’une conciliation entre les parents de la petite Grace l’action sociale s’est muée en justice et a décidé unilatéralement que je ne jouissait pas de mes facultés et aussi a décidé que j’utilisais l’enfant à des fins personnelles c’est-à-dire la reconquête du père de mon enfant.

Madame la ministre je sais que en tant que femme, vous ne cautionnerez pas qu’on puisse enlever à sa mère une fillette de 3 mois. Les textes au Burkina Faso sont clairs, seul le juge peut donner une ordonnance pour le retrait d’un enfant à sa mère.

Madame la ministre c’est les larmes aux yeux et le cœur d’une mère meurtrie que je vous dis que depuis le 4 Octobre 2017 je suis sans nouvelle de ma petite Grâce. Psychologique je ne souhaiterais à aucune femme au monde de vivre cela.

Madame je m’en remets à vous.

Sanou Celine 73 91 55 57

 

COP 23 sur le Climat: La Grande Muraille verte, Une alternative pour la sécurité alimentaire au Sahel et au Sahara. 

L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) du Burkina et ses partenaires ont  co-animé un panel sur les  solutions fondées sur la nature pour l’eau et l’adaptation au changement à cette 23ème conférence des Parties à Bonn en Allemagne.Une occasion pour le Burkina Faso qui coordonne ce projet de présenter les acquis et défis à relever pour la mise à l’échelle des technologies labélisées.

Au Burkina Faso, 34% du territoire national, soit 9 234 500 ha des terres de production, sont dégradés en raison de causes anthropiques  et climatiques, avec Rythme annuel de dégradation : 469 060 ha/an. Ces zones disposent des potentialités, de savoirs et savoir-faire en résilience que les populations ont développé depuis des temps et qui n’attendent qu’un accompagnement pour accélérer leur mise  à l’échelle selon le coordonnateur de L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) Adama Doulkom .Ces techniques labélisées comme le zaï, les demies-lunes,les  cordons pierreux,la  RNA, MED sont dignes d’intérêt pour des investissements socio-économiques et environnementales durables et rentables.Les populations qui en sont les premières bénéficiaires ne doivent pas être exposées aux effets néfastes des changements et variabilité climatiques.  C’est pour faire face aux fortes tensions exercées par le changement et variabilité climatiques sur les économies du Sahel et sur les moyens d’existence des populations l’Initiative Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel a été lancé en 2015 à Ouagadougou au Burkina Faso.

En s’adaptant au contexte des changements climatiques,il est évident pour la Grande muraille verte selon le coordonnateur Adama Doulkom de consentir plus d’efforts dans la sauvegarde de l’environnement  et de s’imposer comme un programme continental porteur.

 ‘’’Si  nous devrons réaliser  3000 ha /an,  il  nous faut plus de 650 ans pour y arriver  tout en maximisant les efforts pour réduire et contrôler la vitesse de dégradation des terres de sorte à atteindre la Neutralité en terme de Dégradation des Terres.’’

Les questions sur la mobilisation des ressources financières (domestiques, fonds existants dans les différents guichets au niveau international) n’ont pas été occultées lors de ce panel à la 23ème conférence des Parties sur le climat à Bonn en Allemagne .Comme il fallait s’y attendre,elles ont été évoquées par les partenaires de l’Office International de l’Eau, à l’Agence de l’Eau Seine Normandie, AFD, Agence Française de la Biodiversité, IDDRI, comité français de l’IUCN qui reconnaissent la nécessité de mobiliser les fonds pour contrer réellement le phénomène des changements climatiques.

Sur base d’un coût de récupération de 300 euros/ha, les investissements nécessaires pour la seule récupération des terres dégradées s’élèvent à 600 millions d’euros

  Au Sahel, des solutions fondées sur la nature pour l’eau et l’adaptation au changement climatique  existent depuis des décennies (zaï, demies-lunes, cordons pierreux, RNA, etc.). Les objectifs restent similaires aux autres pays du Sud (tirer au mieux partie de l’eau, réduire l’érosion, maintenir la fertilité)

Ces solutions  représentent des opportunités importantes pour répondre aux enjeux des changements climatiques, tout en apportant des bénéfices pour la biodiversité et le bien-être humain.

Pour donc relever les défis qui s’imposent à la grande muraille verte le coordonnateur de L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) Adama Doulkom recommande la sécurisation les droits d’usage sur le foncier pour permettre une plus large adoption des technologies de GDT.L’amélioration des connaissance sur les dynamiques d’évolution des ressources naturelles en lien avec les processus de décentralisation tout en  soutenant l’action à l’échelle locale (collectivités locales).

 

Politique: l’UPC exige la démission de Simon Compaoré

En conclusions à une réunion de son Secrétariat Exécutif National, l’UPC exige la démission du ministre Simon Compaoré, apporte son soutien à la maire UPC de l’arrondissement 3 de Ouagadougou, Rainatou Ouédraogo et dénonce l’incompétence de la diplomatie burkinabè suite au refus de l’Ethiopie d’agréer notre nouvel Ambassadeur dans ce pays.

Les membres du Secrétariat Exécutif National de l’Union pour le Progrès et le Changement (SEN/UPC) se sont réunis à Ouagadougou en session ordinaire le samedi 11 novembre 2017 sous la présidence effective de Monsieur Zéphirin DIABRE, Président du SEN, Président du parti. Les échanges ont porté sur la vie du parti et la situation socio-politique nationale.

Au titre de la vie du parti, les participants ont entendu et approuvé un rapport de la direction sur toutes les initiatives prises par celle-ci dans le cadre de la résolution de la crise née de la démission d’un groupe de députés du groupe parlementaire UPC. En particulier, un compte rendu a été fait de la rencontre organisée le Samedi 28 octobre 2017 dans le souci de ramener la cohésion dans le groupe, rencontre qui a regroupé ces députés autour de la direction du parti, et des différentes missions des députés dans certaines provinces.

Les échanges ont porté sur les mesures conservatoires déjà prises et à prendre en vue du fonctionnement continu du parti.

Suite à l’analyse de la requête de Monsieur TRAORE Tahirou, précédemment responsable de la section UPC de la Léraba, le SEN a décidé de proposer au Bureau Politique national (BPN) la levée de la sanction qui lui avait été infligée, et ce pour faute non avérée.

Les membres du SEN ont aussi échangé sur la crise qui prévaut au sein du Conseil municipal de l’arrondissement 3 de Ouagadougou et ont pris des mesures allant dans le sens de soutenir madame le maire et d’éviter la création au sein de cet arrondissement d’une délégation spéciale.

Au titre de la situation socio-politique, le SEN a condamné le comportement irresponsable du ministre en charge de la sécurité, monsieur Simon COMPAORE, pris en flagrant délit de port d’arme de guerre, à la recherche de militants UPC. Pour le SEN, ce monsieur, en plus d’être notoirement incompétent, est un danger public et un facteur de risée pour notre pays. Il exige du Président du Faso son limogeage pur et simple du Gouvernement.

Toujours au chapitre de la vie nationale, les participants ont échangé sur la démission fracassante de Monsieur Tahirou BARRY du gouvernement, dont les déclarations successives donnent de nos plus hauts dirigeants et de l’action gouvernementale une image désolante. Le SEN observe que les critiques très acerbes de l’ex ministre BARRY rejoignent en tous points l’appréciation que l’UPC a toujours faite de la conduite des affaires de notre pays sous le règne du MPP. Les membres du SEN ont aussi condamné les actions d’embrigadement de la liberté de presse et d’expression au Burkina Faso menées par le Ministre en charge de la communication, qui vient de s’illustrer par la censure d’une émission publique à laquelle M. Tahirou BARRY était convié.

Enfin le SEN s’est offusqué du scandale diplomatique auquel le pouvoir s’est livré en Ethiopie, toute chose ayant contribué à humilier une fois de plus notre pays sur la scène internationale. En plus d’être devenue une « diplomatie de business » au service d’intérêts privés bien connus, notre diplomatie est en train de sombrer dans les profondeurs de l’incompétence.

Débutée à 9 heures, la session a pris fin aux environs de 13 heures dans une ambiance cordiale.

Le Secrétariat National à l’Information et à la Communication (SNIC)

Russie 2018: les 5 nominés africain

Les 5 tickets réservés à l’Afrique pour le prochain Mondial ont été distribués hier, samedi 11 novembre.

Le Maroc, qui a battu (2-0) la Côte d’Ivoire à Abidjan, et la Tunisie, contrainte au nul (0-0) à domicile par la Libye, ont rejoint le Sénégal, qualifié vendredi après son succès (2-0) devant l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Égypte, les deux premiers pays africains qualifiés pour Russie-2018.

L’Afrique du Nord (Égypte, Maroc et Tunisie) et l’Afrique de l’Ouest (Nigeria et Sénégal) tenteront de faire honneur au continent l’année prochaine en Russie. Toutes ces équipes ont disputé au moins un Mondial dans leur histoire.

Le Sénégal dont ce sera la deuxième participation après celle de 2002, va fêter sa qualification mardi contre l’Afrique du Sud, pour le compte de la sixième et dernière journée du groupe D.