Crise scolaire: Manifestations devant le MENA, les élèves bloquent la RN1

Une foule d’élèves a manifesté devant leur le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ce Mardi 19 Décembre . 

Les élèves disent manifester contre le silence des autorités concernant les évaluations dont une revendication a été soumise depuis le 23 novembre 2017. Ils prétendent par ricochet soutenir les enseignants qui avaient déposé stylos rouges et craies devant le MENA le 29 novembre dernier.

« Nous sommes sortis pour revendiquer nos évaluations du premier trimestre. Nous ne pouvons pas étudier sans faire de devoirs. Nous n’apprécions pas le silence des autorités par rapport à cette question. Si les enseignants manifestent leur mécontentement en abandonnant les stylos rouges et les craies, il est de bon ton, pour les autorités, de prêter une oreille attentive à leurs doléances », scande un élève, visiblement remonté.

Par ailleurs sur l’axe Koudougou -Ouagadougou ,ce matin, les élèves ont bloqués le passage à tout véhicule venant des deux sens à partir de Kokologho à la manière de celui de Tita qui s’est soldé par des victimes du camp des manifestants . Les raisons avancées sont entre autre le soutien à leurs enseignants dans leur mouvement, le fait que leurs enseignants aient déserté les classes ce matin.

USA: Le burkinabè Ali Ouédraogo tué d’une balle perdue à Baltimore

Le Bureau Exécutif a le profond regret de vous annoncer le décès de notre frère MR Ali OUÉDRAOGO à Baltimore le jeudi 14 décembre 2017.

Notre frère MR OUÉDRAOGO a été infortunément touché au niveau de la tête par une balle venue de l’exterieur de son lieu de travail alors qu’il était en train de prier à l’intérieur de la boutique où il travaillait. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital mais n’a pas survécu.

Le suspect a été arrêté par la police après une course poursuite de près de 30 minutes. Les enquêtes policières sur l’incident sont en cours, mais les informations préliminaires indiquent que le suspect est connu des services de police: http://baltimore.cbslocal.com/…/baltimore-police-chase-sus…/

En cette douloureuse circonstance et au nom de tous les membres de notre communauté, le Bureau Exécutif présente nos condoléances les plus attristées à la famille OUÉDRAOGO. Le Bureau Exécutif a participé aujourd’hui à la rencontre avec la police à Baltimore. Nous vous tiendrons au courant de nos initiatives prochaines.

Puisse Allah acceuillir notre frère Ali dans son royaume.

Union de Prière.

Le Bureau Exécutif
« Unis pour une communauté forte »
Association des Burkinabé de Washington

Saponé: les élèves décrètent une désobéissance civile.

Ce lundi 18 décembre n’était pas jour d’école dans les lycées et collèges de la commune de SAPONE. Les élèves de la dizaine d’établissements d’enseignement secondaire publics et privés ont en effet organisé une marche pacifique dans la commune.

Ils etaient des milliers à faire le déplacement de la préfecture de SAPONE où un message de protestation a été remis au préfet du département de Saponé.

Dans ce message adressé au Président du Faso les élèves de Saponé annoncent avoir décidé d’entrer en résistance contre la décision du conseil des ministres qui dissout le Conseil municipal de Saponé.

Ils ont aussi décidé d’observer une désobéissance civile à compter de ce lundi 18 decembre 2017 et ce, jusqu’à ce que le Conseil municipal dirigé par Abdoulaye COMPAORE soit rétabli.

le F-SYNTER demande le départ des forces de l’ordre de l’université.

Ceci est une déclaration de la fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) sur la situation à l’Université de Ouagadougou.

L’histoire se répète : depuis quelques jours l’Université de Ouagadougou connait une crise née comme d’habitude à la suite de sanctions non justifiées contre un étudiant. En Octobre 2012, le conseil de discipline de l’Université de Koudougou prenait des sanctions similaires à l’encontre de 16 étudiants dont des responsables et militants actifs de l’ANEB (Association nationale des étudiants du Burkina, ndlr). Clairement, il s’était agi d’une remise en cause pure et simple du droit syndical. Aucun argument pédagogique ne justifie ce genre de sanctions, sinon une volonté manifeste de détruire cette organisation. Ce n’est pas la première fois que de telles tentatives sont mises en œuvre mais sans succès.

Dans la situation actuelle, on a sanctionné sans tenir compte du contexte dans lequel évolue l’enseignement supérieur. Nous l’avons maintes fois répété et nous le répétons encore, tous ces problèmes ont pour origine l’application des Programmes d’Ajustement Structurel aggravés par l’adoption précipitée sans mesure d’accompagnement du système LMD. Le problème qui est survenu entre deux étudiants est l’illustration parfaite de cette précipitation et cette cacophonie dans l’application du LMD.

Si on instaure le principe de l’obligation pour l’étudiant de reprendre un semestre auquel il n’a pas réussi, pédagogiquement, il est inopportun de programmer des cours de ce même semestre pour un autre groupe d’étudiants auquel ledit étudiant ne pourra pas participer en cas d’échec car dans le même temps, il suit d’autres enseignements. Que coutait un réaménagement du calendrier pour permettre aux uns de suivre les cours dans le cas d’un éventuel échec ? Que réserve-t-on aux autres ? En optant pour une démarche répressive, on a privilégié comme d’habitude les réflexes de mauvaise gouvernance tant décriés dans notre pays.

La question centrale de ces événements est la violence dans nos universités. Il y a manifestement une interprétation biaisée des franchises universitaires et du rôle du conseil de discipline. Celui-ci s’est contenté de prononcer des sanctions partisanes qui sont loin de la réponse adaptée à cette situation. Manifestement le conseil a été partial et tente de faire endosser au seul étudiant BahanYénilo, la responsabilité de l’altercation. L’orchestration d’une campagne médiatique victimisant l’ANEB vient confirmer cette partialité. On est étonné par la légèreté avec laquelle, les violences sont attribuées à cette organisation. Nous réclamons une commission d’enquête pour situer les responsabilités.

C’est pourquoi, la Coordination F-SYNTER des Universités Publiques du Burkina Faso, soutient la lutte des étudiants. Il n’est pas normal que dans une situation de ce genre, les ambitions subjectives l’emportent sur le raisonnement et l’acte pédagogique. On a voulu sanctionner une jeunesse qui veut que l’on se penche sur ses problèmes. Pour résoudre la crise actuelle et ramener la sérénité dans les universités, il est urgent de prendre les mesures suivantes :

– La levée des sanctions prononcées à l’encontre de l’étudiant BahanYénilo
– Le départ des forces de l’ordre de l’université.

Tant que les problèmes structurels ne seront pas résolus, on se retrouvera toujours avec des chevauchements entrainant des altercations dans un cycle sans fin. Il y a quelques années ce sont deux enseignants qui s’empoignaient pour un problème de salle. C’est pourquoi, la coordination F-SYNTER des universités publiques du Burkina Faso pense que la résolution des problèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche passe nécessairement par une réponse adéquate aux problèmes suivants :

-  Le respect des engagements pris par les autorités lors des dernières négociations
-  L’arrêt de l’application des programmes d’ajustement structurel qui consacrent la privatisation de l’enseignement supérieur
-  L’augmentation du budget alloué aux universités publiques
-  Le recrutement d’enseignants en nombre et en qualité
-  L’amélioration des conditions de travail par la résolution des problèmes pédagogiques
-  La mise en place d’une structure administrative performante
-  L’amélioration de la gouvernance universitaire.

Dans la résolution des crises à l’Université les autorités ont toujours plaidé la mise en place de structures de concertation ; on se demande où est passé cette disposition.En tout état de cause, les autorités portent l’entière responsabilité du délitement de la situation dans l’enseignement supérieur.

Pain et liberté pour le peuple !
Ouagadougou, le 18 décembre 2017
Le Secrétaire Général

Alain SANOU

Voici pourquoi Francois Compaoré ne sera pas extradé selon Me Paul Kéré

Par un communiqué laconique, la Direction de La Communication et de la Presse du Ministère de la justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique du Burkina Faso a porté à la connaissance du grand public que « la Chambre de contrôle de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris a tenu le 13 décembre 2017 à 14 heures 30 précises, l’audience de notification à Monsieur Paul François Compaoré de la demande d’extradition du Burkina Faso à son encontre.

Ce communiqué précise que la Cour d’ Appel de Paris aurait d’abord statué sur la demande faite par le Burkina Faso pour intervenir à l’audience par le biais de Monsieur Yves SAUVAYRE, Avocat au Barreau de Lyon et de Maître Anta GUISSE du Barreau de Paris, tous deux, semble t-il, spécialistes des questions d’extradition.

Selon cette information lapidaire, après avoir rendu une décision autorisant le Burkina Faso à intervenir dans la procédure d’extradition, la Chambre de l’Instruction de la Cour de Paris, statuant en matière d’extradition, aurait exposé à Monsieur Paul François Compaoré et à son Avocat, l’excellentissime Olivier SURE, l’identité des avocats désignés par l’Etat du Burkina Faso pour assurer sa défense.

Ensuite, selon le même communiqué sommaire, la Cour aurait procédé à la vérification de l’identité de Monsieur Paul François COMPAORÉ et qu’à l’appel de son nom, Monsieur Paul François COMPAORE se serait présenté à la barre de la Cour qui aurait vérifié son identité. Sur la question de sa nationalité, Monsieur Paul François COMPAORE aurait acquiescé qu’il est bel et bien Ivoirien et Burkinabè. Il semble qu’à l’issue de cet interrogatoire sur son identité, la Cour de Paris lui aurait notifié l’ensemble des pièces constitutives de la demande d’extradition du Burkina Faso aux autorités judiciaires françaises qu’il aurait déclaré en avoir pris connaissance antérieurement.

A la question de la Cour de savoir, si Monsieur Paul François COMPAORE consentait à être remis aux autorités judiciaires du Burkina Faso pour y être jugé l’intéressé aurait répondu par la négative et c’est dans ces circonstances que le 
dossier aurait alors été renvoyé au 07 mars 2018 pour y être examiné au fond.

Compte tenu du caractère spécifique de la procédure d’extradition et sans prétendre être un spécialiste du droit de l’extradition, il convient d’apporter une part contributive éclairante, en particulier, à l’opinion publique burkinabé pour dire, sans aucun parti pris, que l’extradition de Monsieur Paul François COMPAORE est, sur un plan strictement juridique et ce, sans querelles de gargotes, tout simplement impossible pour plusieurs raisons tenant au droit burkinabé lui-même en premier lieu et en second lieu au droit français qui n’hésitera pas, un seul instant, à en tirer toutes les conséquences juridiques.

Primo, l’extradition par la République française (qui est loin d’être une République bananière comme on le voit sous nos tropiques) de Monsieur Paul François COMPAORE est impossible pour la simple raison que notre pays dispose dans son corpus législatif de la sanction de la peine de mort. Certes la peine de mort n’est plus appliquée au Burkina Faso depuis la fusillade du Commandant Boukari Lingani, du Capitaine Henri ZONGO et bien d’autres militaires sommairement jugés par la Cour martiale et passés par les armes à feu.

Par conséquent, en raison même de l’existence de l’arsenal législatif de la peine de mort au Burkina Faso, Monsieur Paul François COMPAORÉ ne sera jamais extradé au Burkina Faso pour la simple raison que la France n’extrade pas un accusé vers un pays (fut-il son pays d’origine) qui pratique ou qui dispose dans son arsenal législatif de la peine de mort. Les constituants de la dernière révision constitutionnelle (non encore adoptée par référendum) et, notamment les farouches partisans de la peine de mort comprendront désormais pourquoi certains démocrates se sont battus avec succès pour l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso à l’instar de la France qui l’a proscrite de son droit positif en 1981 sous le mandat du regretté Président, François Mittérand.

Ne serait-ce que pour cette raison, c’est en vain que le Burkina Faso caressera un quelconque espoir de voir Monsieur Paul François COMPAORE extradé dans notre pays. Le dire est une argumentation juridique pertinente objective et non partisane. De plus cet argument est infranchissable donc constitutif d’un obstacle dirimant. Ce n’est d’ailleurs pas la seule argumentation juridique qui s’oppose à une telle extradition. Il y a plus, même si cela peut porter à polémique.

Mais la Cour de Paris ne tergiversera certainement pas sur cette polémique : c’est la question de la prescription de l’infraction pour laquelle l’extradition est sollicitée par les autorités politiques burkinabé, État demandeur, à l’État requis, savoir, la France.
En effet, en second lieu, l’infraction est considérée en France comme prescrite. C’est le lieu de rappeler ici les effets juridiques de la prescription. Les contraventions se prescrivent par un an, les délits par trois ans et les crimes par 10 ans. Sans abus, il convient de préciser que la mort de Norbert ZONGO et ses compagnons d’infortune, calcinés dans leur véhicule, l’a été en décembre 1998.
Or, il est constant que Monsieur Paul François COMPAORE a déjà bénéficié d’une Ordonnance de non-lieu d’un juge d’instruction burkinabé. Cette ordonnance est devenue définitive et est donc passée en force de chose jugée. Ce n’est, qu’ultérieurement à cette prescription et à cette Ordonnance de non-lieu définitive qu’un élément nouveau aurait « ressuscité » la procédure dans ce dossier.

Or, aux yeux de l’État français et de ses juridictions en charge des questions d’extradition, cet élément nouveau, semble t-il au demeurant résultant des déclarations d’un témoin dont la moralité serait douteuse parce que repris de justice, ne saurait emporter la conviction de la Cour d’Appel de Paris qui est une juridiction dont la jurisprudence est prestigieuse et implacable. Les autorités politiques françaises ne peuvent nullement l’influencer et en France on peut véritablement parler de l’indépendance de la Magistrature comme c’est le cas de nos magistrats burkinabé actuels puisque le Président du Faso n’est plus le Président du CSM.

Dès lors, ni les promesses, (d’ailleurs subordonnées à cette indépendance) faites par le Président Macron lors de sa rencontre avec nos étudiants ne pourront perturber la sérénité de la Cour d’Appel de Paris.

Cette affaire est dès lors mal enclenchée par Monsieur René Bagoro représentant les autorités politiques burkinabé, lesquelles préfèrent venir « engraisser » deux avocats français comme si, dans notre pays, il n’existait pas d’avocats compétents et spécialistes de la procédure d’extradition. Les avocats burkinabè n’ont rien à envier de leurs confrères de l’hexagone et c’est un confrère inscrit aux deux barreaux qui l’affirme. Mais bref ce snobisme de notre Afrique n’est pas nouveau !

Enfin, on peut affirmer sans grand risque de se tromper que les gros sous engagés par l’État burkinabè pour cette entreprise d’extradition du frère cadet de l’ancien Président Blaise COMPAORE est inéluctablement vouée à l’échec. En effet, même si par extraordinaire les deux arguments n’emportaient pas la conviction de la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris, il suffit simplement que Monsieur Paul François COMPAORE sollicitasse l’asile politique en France en raison des événements des 30 et 31 octobre 2014 pour se voir octroyer la protection consulaire française et les burkinabè qui n’ont pas la mémoire courte se souviennent parfaitement que c’est la France elle-même qui a organisé l’exfiltration du Président Blaise Compaoré et de son frère cadet. Dès lors ces gros sous auraient pu être injectés soit pour la construction d’écoles et de collèges ou même une fondation pour Norbert ZONGO et ses compagnons d’infortune. Hélas ! Le pouvoir MPP n’a pas fini de nous surprendre dans ses errements !

Comme l’opinion publique burkinabè pourra le constater en réalité et ce, quel que soit le caractère abominable de la mort de Norbert ZONGO et de ses compagnons d’infortune, la France n’extradera jamais, même pour des raisons politiques, le frère cadet de l’ancien Président du Burkina Faso. Le dire est une simple contribution pour l’éclairage d’une bonne frange de nos compatriotes de bonne foi qui ont soif de vérité et non une démarche partisane encore que chaque burkinabè peut, en application des dispositions de l’article 8 de la Constitution du 3 juin 199,1 donner son opinion sur toute question de son choix.

Gageons qu’en son audience du 7 mars 2018, la Cour d’Appel de Paris statuera comme ci-dessus exposé. Procédure donc à suivre….

Paul Kéré
Docteur en Droit de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne 
Avocat à la Cour

Justice: Brakina SA vs Horizon FM, l’incompréhension de l’UNPIF

La radio Horizon FM est citée à comparaitre pour diffamation par devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou le 18 décembre 2017 par la société Brasseries du Burkina Faso, BRAKINA S.A, qui lui demande le versement de la somme de trois millions de francs CFA pour un préjudice qu’elle aurait subi du fait de commentaires et opinions émises sur certains de ses produits.

En effet, la BRAKINA S.A a été nommément citée dans l’émission interactive « ÇA VA, ÇA NE VA PAS » du 20 octobre 2017 animée par Serge BALMA et le PDG de la Radio Monsieur Moustapha Laabli THIOMBIANO officiant en qualité de consultant.

Au cours de ladite émission, les débats avaient porté sur les produits fabriqués au Burkina mais qui ne feraient pas la promotion du pays et se sont appesantis sur le cas de la bière produite par BRAKINA S.A dont l’emballage porte les couleurs bleu, blanc, rouge à l’instar du drapeau français.

Monsieur THIOMBIANO Mustapha aurait dit en substance que la consommation dudit produit par les Burkinabè équivalait à « consommer » le drapeau français. Il aurait également laissé entendre que l’impérialisme se trouvait dans ces bouteilles de BRAKINA S.A et que la « consommation » du drapeau français était une honte.

C’est sur ces entrefaites que l’idée d’un boycott de ces bouteilles par les consommateurs a été évoquée. Voilà ce qui n’a pas plu à la BRAKINA, ce qui est son droit, mais de là à intenter un procès il y a un pas qu’il nous semble inacceptable de franchir !

Au regard des faits, l’UNPIF s’étonne que de tels actes puissent être considérés comme des délits. C’est pourquoi elle s’interroge sur les motivations réelles de l’action de justice enclenchée par la BRAKINA contre l’organe de presse.

En tout état de cause, L’UNPIF considère qu’au plan professionnel, la radio Horizon FM n’a fait que son travail dans le souci de combler le droit à l’information des populations. Par ailleurs, le fait de donner la parole aux auditeurs et d’interagir avec eux participe pleinement de la manifestation de la liberté d’expression et de la presse. Il s’agit là d’un droit démocratique chèrement acquis pour lequel aucune tentative de violation et de restriction n’est tolérable.

La radio Horizon FM est donc poursuivie en justice pour avoir fait son métier d’information et d’éducation des populations et d’avoir permis à des citoyens d’exprimer librement leurs opinions comme cela leur est garanti par la constitution et tous les textes internationaux des droits de l’Homme »

Nouna(Boucle du Mouhoun) : La police saisit 95 kg de cannabis

La police de la commune de Nouna située dans la province de la Kossi, dans la région de la boucle du Mouhoun a arrêté mercredi un présumé narcotrafiquant qui avait 95 kg de plaquettes de cannabis sur lui, selon le commissaire central, Daouda Cissé.

Les plaquettes dont la valeur est estimée à 5 millions de francs cfa étaient destinées à approvisionner plusieurs communes de la région de la boucle du Mouhoun.

Âgé de 43 ans, le présumé narcotrafiquant s’était approvisionné au Ghana en passant par le Mali pour rejoindre le Burkina Faso plus précisément à Nouna où il écoulera sa marchandise aux détaillants locaux des communes de Djibasso, Madouba, Doumbala et Nouna, selon la police.

L’interrogatoire du principal suspect a permis d’arrêter une deuxième personne qui est son complice.

OMEGA

3ème APPEL DU FIE : 20 PROJETS AU MOINS SERONT FINANCES DANS LES CASCADES

Le Comité Régional (CR) du Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) des Cascades était en session le Samedi 09 décembre 2017 à Banfora.

La rencontre présidée effectivement par le Gouverneur Josephine Kouara Apiou/Kaboré avait pour but de faire des pré-allocations de financement aux projets éligibles dans la région dans le cadre du 3ème appel à projets.

Suivant les procedures de selection du FIE, 36 propositions sur les 45 recues dans les Cascades ont été jugées éligibles par les experts indépendants commis à la tâche.

Après examen du classement des projets dans chacun des 04 sous-guichets ouverts, le CR a convenu d’allouer des financements à 20 initiatives.

Il s’agit précisement de 06 projets dans le sous-guichet « Aménagement forestier », 02 dans le sous-guichet « Conservation », 03 dans le domaine des « Produits forestiers ligneux » (PFL) et 09 en matière de valorisation des « Produits forestiers non ligneux » (PFNL).

Ces chiffres demeurent provisoires jusqu’à la tenue de la session des « Comités thématiques » et du Comité de financement », autres instances décisionnelles du FIE dans le processus de selection des projets.

Précisons que pour cet appel 3, une enveloppe de 220 000 000 de F. CFA est prévue pour subventionner des initiatives locales en matière de gestion durable des ressources forestières dans la Région des Cascades.

DCRP/FIE

Affaire Norbert Zongo: « 19 ans après le crime odieux de Sapouy, nous sommes encore là » AJB

13 décembre 1998 – 13 décembre 2017 ! Depuis 19 ans, 19 longues années, le peuple du pays réel, débout, combatif, exige vérité et justice pour Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune.

De Blaise Compaoré à Roch Marc Christian Kaboré, en passant par Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando, la détermination du peuple est restée la même dans sa quête de vérité et de justice.

Le régime de Blaise Compaoré balayé par le peuple insurgé, le dossier a été rouvert sous la transition. Trois parmi les suspects sérieux identifiés par la commission d’enquête indépendante ont été inculpés. Une rue t’a été dédiée. Mais l’essentiel piétine toujours. Ton dossier n’a pas été jugé.

Le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré a baptisé l’Université de Koudougou en ton nom. Mais il reste la justice. Le dossier suit toujours son cours nous dit-on. Voilà donc 19 ans qu’on nous sert la même réponse.

La récente interpellation de François COMPAORE à Paris, suivie de sa demande d’extradition par les autorités burkinabè, peut constituer un motif d’espoir, mais nous devrions redoubler de vigilance, jusqu’à ce que le peuple burkinabè et le monde entier connaissent la vérité sur cet horrible crime.

Ironie du sort, c’est ce 13 décembre même, que la première audience dans le cadre de cette procédure doit se tenir, devant la chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris.

Norbert Zongo !

Cette année, à la faveur de la 7e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP), les journalistes du Burkina et du continent, sont retournés, à Sapouy précisément sur ces lieux sinistres où tes assassins t’attendaient ce 13 décembre 1998.

Nous avons redécouvert les lieux du crime et remémoré les détails du crime. Nous avons été unanimes que c’est un crime qui défie l’humanité. Nous avons été aussi unanimes que nous ne devons pas laisser ce crime défié la vérité et la justice.

Nous avons à l’occasion, lancé l’appel dit de Sapouy, autour des points suivants :

-  Que la Justice burkinabè se réconcilie avec son Peuple et la marche de l’Histoire, elle qui bénéficie aujourd’hui d’un cadre juridique et économique favorable à son indépendance grâce au sacrifice dû à l’Insurrection populaire.

-  Que le Peuple burkinabè, la Presse, les défenseurs des droits de l’Homme au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde maintiennent la pression, pour la lumière et la justice pour toi et tes trois compagnons.

Norbert Zongo !

Tant de héros de la lutte contre l’impunité et pour les libertés t’ont rejoint dans l’au-delà. Nous les avons pleurés hier, nous les pleurons aujourd’hui encore. Et aujourd’hui, nous pleurons particulièrement, Justin Coulibaly, André Tibiri, Augustine Zongo/ Nana, Maman Zongo, cette brave dame, intègre et digne. Vous aurez tant voulu voir l’issue de ce dossier. Mais hélas, vous nous avez quittés sans voir la vérité et la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune. Nous avons une pensée particulière et hautement respectueuse pour eux.

Pour eux et à tous ceux qui sont tombés les armes à la main, je demande d’observer une minute de silence !

Norbert Zongo !

19 ans après le crime odieux de Sapouy, nous sommes encore là, le peuple du Burkina Faso, les populations du pays réel, pour te renouveler notre engagement, afin que :

-  vérité et justice te soient rendues à toi et à tes compagnons d’infortune ;

-  à Flavien Nebié, ce jeune élève fauché à la fleur de l’âge dans cette lutte pour la vérité et la justice pour toi et tes compagnons ;

-  aux Martyrs de l’Insurrection populaire d’octobre 2014 et de la Résistance héroïque au putsch de septembre 2015, tombés pour la liberté et la démocratie.
Norbert Zongo, tes confrères ici présents te réitèrent, leur détermination à se battre sans relâche jusqu’à ce que justice te soit rendue à toi et à tes compagnons d’infortune !

Vérité et justice pour toi Norbert Zongo et tes compagnons !

Vérité et justice pour les victimes de l’Insurrection et du putsch !

Vérité et justice pour toutes les victimes de crimes de sang !

Pain et liberté pour le peuple !

Nan Lara An Sara !

Ouagadougou, le 13 décembre 2017
Pour l’AJB
Le Président
Guézouma SANOGO

Pô : des manifestants s’opposent à la venue du flambeau du 11 décembre

Des manifestants ont érigé mardi des barricades à l’entrée de Pô, pour empêcher l’arrivée du flambeau du 11-Décembre, parti hier soir de Gaoua. Ils exigent une meilleure répartition entre les trois provinces du Centre-sud, des infrastructures à réaliser dans le cadre du 11-Décembre 2018.

En guise de protestation, les manifestants ont barré la voie principale de la ville, refusant de recevoir le flambeau du 11-Décembre qui devrait transiter par la ville de Pô avant d’arriver à Manga, capitale de la région du Centre-sud.

Ainsi, la délégation officielle qui devrait, après la province du Bazéga (3eprovince de la région, Ndlr) venir remettre le flambeau à Pô, a été obligée de rebrousser chemin.

Les populations protestataires disent vouloir savoir quelle est la part des infrastructures que va recevoir la province du Nahouri, plus précisément la ville de Pô.

En effet, la région du Centre-sud est composée des provinces du Bazéga (Kombissiri), du Nahouri (Pô) et du Zourwéogo (Manga).

Le Burkina Faso a accédé à l’indépendance le 5 août 1960 mais les festivités de la commémoration sont fixées, depuis des années, au 11 décembre, date correspondant à la proclamation (en 1959) de la République de Haute-Volta (ancien nom du Burkina Faso).

La commémoration tournante de la fête dans les régions a débuté en 2008. Ainsi, l’an dernier, c’était la ville de Kaya, capitale de la région du Centre-nord qui a abrité les festivités.

Cette année, les festivités du 11-Décembre (57e anniversaire) se sont déroulées à Gaoua, capitale de la région du Sud-ouest.

Selon le chronogramme établi, c’est la ville de Manga, capitale de la région du Centre-sud, qui va accueillir la célébration du 58e anniversaire de la fête de l’indépendance.

Les régions abritant les festivités bénéficient en principe, d’infrastructures, dans toutes les provinces.

Agence d’information du Burkina