Fada N’Gourma: Des femmes mariées et des salariées dans le juteux marché de la prostitution

La prostitution rapporte gros à Fada N’Gourma, à telle enseigne que des femmes mariées, des salariées et des jeunes filles dites de bonnes familles, s’y sont également lancées, au grand dam des professionnelles du métier. Dans un grand reportage à paraître aujourd’hui mercredi 8 novembre 2017 dans le quotidien public Sidwaya, le journaliste Moussa CONGO … Lire la suite

Monseigneur Joseph Daniel OUEDRAOGO sera exhumé le 23 Novembre

Le 23 Novembre, l’Archidiocèse procèdera à l’exhumation du Corps de Monseigneur Joseph Daniel, l’un des trois premiers prêtres du Burkina.

Ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Ouagadougou le 2 mai 1942, il est décédé en Côte d’Ivoire le 22 Juin 1972 et inhumé au cimetière municipal de Ouagadougou.

Une conférence aura lieu à la Paroisse Cathédrale suivie d’une veillée de prière. Le Corps sera transféré le vendredi 24 novembre au Petit Séminaire de Pabré où reposent, les prêtres défunts.

Le Corps de Monseigneur Joseph OUEDRAOGO inaugurera officiellement le Caveau que l’Archidiocèse a construit pour l’inhumation des prêtres diocésains défunts. Puisse ce grand serviteur de Dieu reposer toujours en paix et accompagner de ses prières notre Église en marche et l’œuvre des vocations sacerdotales.

Archevêché de Ouagadougou .

Affaire annulation de l’émission avec Tahirou Barry: la rédaction de la RTB accuse le Ministre de la communication.

Suite à la polémique née du rendez-vous manqué de l’émission « Sur la Brèche » du dimanche 5 novembre 2017, avec pour inviter Monsieur Tahirou Barry, ministre démissionnaire, la Rédaction de la Télé apporte cet éclairage.

Au moment où l’animateur, Jérémi Sié Koulibaly réglait les derniers détails de l’émission sous la coordination du Rédacteur-en-chef Jean Emmanuel Ouedraogo, il a été interpelé par le Directeur de la télévision, Monsieur Yakouba Bonkoungou pour lui signifier l’impossibilité de recevoir son invité.


A l’issue d’une rencontre tenue aujourd’hui entre les journalistes de la rédaction et la hiérarchie, le directeur de la télévision, Monsieur Yakouba Bonkoungou a avoué avoir reçu des injonctions du ministre de la communication, Monsieur Rémis Fulgance Dandjinou de ne pas recevoir Monsieur Tahirou Barry pour les raisons suivantes :
– La prise de fonction du nouveau ministre de la culture, des Arts et du Tourisme ;
– L’interview que le Président du Faso devait accorder à TV5
– La situation nationale
Tout cela s’est déroulé à l’insu de la Directrice Générale de la RTB, Mme Danielle Bougaire.
Par conséquent, la rédaction condamne cette immixtion inacceptable qui porte atteinte à la liberté d’informer, au principe de service publique qui garantit aux citoyens l’accès équitable aux médias publics et expose les journalistes à la vindicte populaire, en dépit des saccages que les locaux de la RTB ont subis en octobre 2014.


Les journalistes de la télévision prennent l’opinion publique à témoin et invitent les autorités politiques au respect strict de la liberté de presse et du principe de service publique comme cela est inscrit dans les statuts de la RTB.
La Rédaction

Mangodara, cité de l’igname des Cascades: Une contrée fertile mais sans voie d’accès viable

Située à 105 kilomètres au Sud de Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, la commune rurale de Mangodara possède de véritables atouts agricoles pour lui insuffler un véritable essor économique. Cependant, depuis des décennies, cette localité a longtemps souffert et souffre encore de l’état impraticable de sa principale voie d’accès, la route départementale n°30 … Lire la suite

Retard dans le lancement de la TNT: les patrons de télévision très en colere

L’Union burkinabè des Editeurs privés de Services de Télévision  (UBESTV) qui regroupe l’ensemble des chaines de télévision privées du Burkina, n’est pas du tout contente du retard dans lancement de la TNT. Elle l’as fait savoir dans une lettre adressée au Premier Ministre.

Lettre ouverte à Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement

Excellence,

Après  deux demandes d’audience infructueuses, nous n’avons d’autres choix que de nous adresser à vous, en votre qualité de Président du comité de pilotage de la TNT,  par voie de presse.

En effet, après moult reports du lancement effectif de la Télévision numérique terrestre (TNT), nous nous sommes laissé convaincre que l’échéance du 07 Octobre 2017, serait la bonne. Nous sommes au regret de constater, un mois après cette échéance ultime, que ce n’est pas le cas et que nous devrions encore faire face aux désagréments causés par ces multiples reports.

Excellence,

Certains de  nos membres ont contracté des prêts et engagé du personnel pour lancer leurs activités d’exploitation télévisuelle. Ils font face à des charges réelles de fonctionnement pendant qu’aucune activité ne leur permet de mobiliser des recettes pour faire face aux charges. Depuis, ils connaissent des tensions de trésorerie du fait de la non-opérationnalisation de la TNT.

L’absence de certains préalables à l’avènement de la TNT, ne sont pas pour nous rassurer. Il n’y a jusqu’à présent pas eu de rencontres avec les promoteurs de chaines de télévision privées pour discuter des modalités d’accès au multiplex de la société burkinabè de télévision (SBT).

La communication sur les conditions d’accès à la TNT devrait être renforcée pour permettre au plus grand nombre de téléspectateurs de se doter des équipements nécessaires pour accéder aux chaines nationales qui seront disponibles sur le bouquet de la SBT.

Excellence,

Les enjeux de l’avènement de la TNT, vont au delà des promoteurs de chaines de télévision pour revêtir un intérêt certain pour la nation.

Le basculement à la TNT contribuera, à n’en point douter, à résorber le taux de chômage car une chaine de télévision, c’est au minimum une soixantaine (60) d’emplois directs. Avec l’arrivée d’une dizaine de chaines qui doivent monter sur le bouquet TNT sans compter celles qui existent déjà, c’est au minimum,  six cent (600) emplois qualifiés qui seront créés. Ce serait vraiment dommage de passer le temps à différer une telle opportunité quand on sait l’intérêt qu’accorde le Président Roch Marc Christian KABORE à l’emploi jeune dans son programme de société.

Lors  de la dernière rencontre gouvernement- secteur privé à Bobo Dioulasso, vous avez insisté sur le fait que les entreprises privées étaient le moteur du développement d’une nation. Comment rendre cela possible, si votre gouvernement n’arrive pas à prendre des décisions adéquates pour booster le secteur privé de façon générale et en particulier celui des médias?

Excellence,

Les médias et plus précisément les médias audiovisuels constituent une vitrine majeure à travers laquelle un pays peut apporter sa part d’influence dans le monde, tant culturellement qu’économiquement. Le paysage audiovisuel burkinabè est envahi par de nombreuses chaines de télévisions qui ne font pas forcement la part belle à la culture burkinabè. Le gouvernement burkinabè devrait donc créer les conditions idoines pour l’émergence et la consolidation d’un paysage audiovisuel propice au développement de la culture et de l’économie burkinabè.

Excellence,

Avec l’épisode des dettes dues par l’Etat à la presse privée dont le dénouement final est toujours attendu, le basculement effectif à la TNT semble être logé à la même enseigne des reports multiples.

Pour mémoire, le lancement de la TNT a déjà subi plusieurs reports : juin 2015, décembre 2016, mars 2017,  septembre 2017 et enfin le 07 Octobre 2017. Qu’est ce qui peut justifier autant de reports quand on sait que le financement a déjà été bouclé ?

Face à ce constat, Excellence, nous (promoteurs de télévisions privées) sommes inquiets pour l’avenir de nos modestes entreprises privées et nous entendons prendre nos responsabilités en engageant bien sûr celles de l’Etat devant les institutions compétentes pour que réparation soit faite.

POUR UBESTV

Le Président Issoufou SARE

Éducation: Le syndicat menace d’aller en grêve illimité

Dans cette déclaration  le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) ménace d’engager un mouvement d’humeur illimité à partir du lundi 13 novembre 2017 si aucune suite favorable n’est réservée et ce, après le sit-In du 10 novembre 2017 jusqu’à satisfaction de sa plate-forme minimale.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

La relecture de la loi 013 avait pour objectif de corriger des iniquités entre les types d’agents de la Fonction Publique exerçant le même emploi. La correction de ces injustices devait tenir compte des lois nationales et internationales que notre pays a ratifiées. C’est ainsi que le traitement soumis à retenue pour pension et les autres avantages liés à l’emploi doivent être équitables (article 23 de la DUDH alinéa 2 qui stipule que : »Tous ont droit sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal » et les articles 27 et 191 de la loi 013) d’où un rappel de salaire et d’indemnités de résidence respectivement aux fonctionnaires et aux contractuels.

Si le régime de Blaise Compaoré proposait un forfait à payer c’est parce qu’il n’avait pas le choix car aucune loi au monde ne dispose que des agents occupant les mêmes emplois doivent être traités de façon discriminatoire. L’iniquité de traitement entre femmes et hommes quand bien même qu’ils accomplissaient les mêmes tâches, et les femmes au mieux, a engendré des révoltes de femmes aux USA pour réclamer leur émancipation donnant lieu à la commémoration de nos jours de l’égalité entre la femme et l’homme célébrée chaque 08 mars.

Malheureusement, Excellence Monsieur le Premier Ministre, nous n’avons pas trouvé de satisfaction dans l’application de la loi 081 à travers le Décret 429 qui a baissé les salaires et pire, les agents contractuels permanents ne sont pas régis par ladite loi ni par la loi 013 s’ils ne sont pas fonctionnarisés conformément aux dispositions de la loi 013 (articles 202 et 203) comme l’indique l’article 199 de la loi 081.Par contre, les agents contractuels non permanents ou de nationalité étrangère sont toujours régis par la loi 013(article 211 de la loi 081).

Nul n’ignore que la titularisation du fonctionnaire est subordonnée par la constitution d’un dossier(article 71 de la loi 013 et l’article 31 de la loi 081).Pour l’agent contractuel permanent, sa titularisation dans ce cas exceptionnel, est subordonnée par la constitution d’un dossier (articles 177 ; 183 et 202 de la 013) suivant la même procédure et dans la même forme que celles qui ont présidé à l’engagement après son acceptation (article 203 de la loi 013).Le reversement dans un classement indiciaire n’est pas synonyme de changement de statut sinon que les fonctionnaires reversés auraient aussi changé de statut que de conserver le statut de fonctionnaire.

Quel est alors le nouveau statut du fonctionnaire reversé si on pense que le contractuel est devenu fonctionnaire à partir d’un simple reversement dans un classement indiciaire sans suivre la procédure pour le changer de statut ?

Face à cette situation, il y a vice de procédure et de forme. Nous avons interpellé Monsieur le Ministre de la Fonction Publique à travers lettres N°2017-005/SYNAFEB/BN du 21 mars 2017 et N°2017-010/SYNAFEB/BN du 14 avril 2017.Aussi, notre rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique le 03 mai 2017 nous a permis de le rappeler de réparer le tort.

Enfin, nous nous sommes confiés à vous qui nous recommandiez dans votre lettre N°017-1992/PM/CAB/CSS du 12 septembre 2017 de prendre attache avec Monsieur le Ministre de la Fonction Publique que vous avez instruit depuis juin 2017 afin qu’il nous donne satisfaction. Ce qui fut fait par correspondance N°2017-0022/SYNAFEB/BN du 15 septembre 2017.

Toutes ces actions sont restées sans réponse auprès de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique. Mais sachez que nous sommes plus que déterminés pour que toutes les iniquités créées par la loi 013 et l’application de la loi 081 soient réparées. 
Qu’il vous plaise Excellence Monsieur le Premier Ministre de constater la rupture illégale et unilatérale de contrat (article 203 de la loi 013) créée par ce vide juridique.

C’est au regard du silence de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique qui traduit son mépris pour les travailleurs que nous sommes, que le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) vous informe par la présente qu’il appelle tous les travailleurs de l’éducation à observer un Sit-In le Vendredi 10 novembre 2017 à 9heures au MENA afin d’exiger du Gouvernement la satisfaction des points suivants de sa plate-forme minimale :

I- La régularisation de la dernière situation administrative des agents conformément à l’article 199 de la loi 081 pour prendre en compte les agents contractuels permanents dans la loi 081.Cette régularisation se fera par :

1-Le rétablissement immédiat des salaires baissés avec rappel à tous les fonctionnaires comme condition minimale pour une négociation préalable avec l’assistance de notre avocat.

2-Le traitement des primes d’ancienneté et des primes de rendement conformément aux dispositions de la loi 013(articles 194 et 195) ;

3-La Fonctionnarisation de l’agent contractuel permanent pour qu’il soit régi par la loi 081 (articles 177 ; 183 ; 202 ; 203 de la loi 013) ; comme la loi donnait au fonctionnaire le choix de changer de statut pour devenir contractuel (article 240 loi 013) mais qu’aucun décret d’application n’ait été pris en son temps dans ce sens, il est permis aussi au contractuel d’accepter de changer de statut ou pas. En cas de refus, la rupture du contrat est imputable à l’administration si la modification proposée entraîne pour l’agent une diminution des avantages de carrière par rapport à ceux attachés à l’emploi qu’il occupait (Article 203 loi 013).

4-Le Traitement des avancements de classe (article 80 de la loi 013 et l’article 88 de la loi 081) ;

5- Le rappel de l’écart de traitement soumis à retenue pour pension depuis l’engagement des premiers contractuels au profit des fonctionnaires (article 23 DUDH ; article 27 de la loi 013) ;

6- Le rappel de l’indemnité de résidence depuis l’engagement de l’agent contractuel au profit des agents contractuels permanents (articles 27 et 191 de la loi 013) ;

7-La correction d’autres iniquités constatées dans le reversement ;

II-La constitutionnalisation de l’éducation par la création d’un Haut Conseil de l’Education dont les membres seront issus des différentes composantes de la communauté éducative.

Par ailleurs, le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) se réserve le droit d’engager un mouvement d’humeur illimité à partir du lundi 13 novembre 2017 si aucune suite favorable n’est réservée et ce, après le sit-In du 10 novembre 2017 jusqu’à satisfaction de sa plate-forme minimale. L’administration est tenue pour responsable et est invitée d’en tirer les conséquences.

Toutefois, aucune sanction ni intimidation ne peut être dirigée contre un agent contractuel permanent qui n’est actuellement régi par aucune des lois de la Fonction Publique s’il n’est pas fonctionnarisé conformément aux dispositions transitoires de la loi 081 ou contre un fonctionnaire dont l’administration a sucé le sang depuis l’avènement de la loi 013 et que réparation s’impose.

Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre grande considération.

Ouagadougou, le 28 octobre 2017

Pour le Bureau National
Ampliations Le Secrétaire Général
- MENA
- MFPTPS
- Syndicats de l’Education Koudougou Robert KABORE
- UAS

 

Mogtédo : Un accidenté identifié grâce aux Koglwéogo

L’identité d’un jeune homme sans documents,  décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Mogtédo de suite d’un accident de circulation, a été établie grâce au concours du groupe d’autodéfense Koglwéogo. Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 novembre 2017, un jeune homme a perdu la vie, suite au renversement d’une Mercedes … Lire la suite

An III de l’insurrection populaire : « Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles ! » CDAIP

Ceci est un message du comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) à l’occasion de la commémoration de l’an III de l’insurrection populaire

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Au nom des organisations partie prenante de cette activité commémorative du IIIème anniversaire de l’Insurrection Populaire des 30, 31 octobre et 2 novembre 2014, je tiens à saluer votre engagement et votre mobilisation de ce jour.

Cela fait trois ans, en effet, que notre peuple, en lutte pour la justice, la liberté et pour un bien-être social et économique, a réalisé une Insurrection populaire historique et héroïque saluée par les peuples d’Afrique et du monde. En ce troisième anniversaire de cette Insurrection Populaire nous avons une pensée respectueuse et glorieuse pour nos martyrs tombés sur le terrain de la lutte pour le changement. Aux nombreux blessés, nous apportons notre profonde solidarité et nos encouragements.

Aux personnes tuées ou blessées par les balles assassines de l’ex-RSP du lieutenant-Colonel Yacouba Issac Zida et du général Gilbert Diendéré, nous promettons de nous battre pour que les commanditaires et les exécutants de ces crimes soient jugés et punis à la hauteur de leurs forfaits.

Pour nous, cela est la meilleure façon de rendre hommage à nos martyrs !
Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Trois ans après, quel bilan faire de nos attentes et espoirs fondés en l’Insurrection et en la Résistance populaires ?

Au plan de la justice, le constat est celui des manœuvres politico-judiciaires dont l’objectif fondamental est de garantir l’impunité aux hommes du clan Compaoré chassé du pouvoir par notre peuple. Trois ans après l’Insurrection, en effet, les dossiers des martyrs restent en l’état, malgré que le rapport d’enquête sur l’Insurrection ait clairement identifié ceux qui ont ordonné ou qui ont dirigé les tueries des 30, 31 octobre et du 2 novembre 2014, notamment le dernier premier ministre de Blaise Compaoré, Luc Adolph Tiao, le premier ministre sous la transition, Yacouba Isaac Zida. Le premier après un bref passage à la MACO jouit d’une liberté provisoire comme d’autres de son gouvernement tandis que le second, très curieusement, vit paisiblement au Canada sans qu’aucun mandat d’arrêt ne soit émis contre lui pour qu’il revienne s’expliquer devant notre peuple.

En lieu et place de cela, le pouvoir préfère dépenser des sommes d’argent importantes pour que des juges se rendent au Canada pour l’écouter. Cette attitude honteuse et irresponsable du pouvoir et de sa justice vis-à-vis de Yacouba Isaac Zida apporte la preuve qu’il est un témoin très gênant pour le pouvoir MPP et alliés et pour bien d’autres personnes qui ont pillé d’une manière record notre pays en une année de transition catastrophique entre novembre 2014 et décembre 2015. C’est pourquoi, le pouvoir et les amis de Zida préfèrent qu’il reste au Canada avec les révélations qu’il promet de faire s’il venait à être arrêté.

Mais est-ce que notre peuple insurgé et résistant peut-il accepter cela ? Peut-il accepter le « mouta mouta » ? Non, assurément ! Notre peuple veut la vérité et la justice pour les martyrs de l’Insurrection populaire ! Que les commanditaires et tous les complices soient jugés.

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Le même refus de rendre justice caractérise les dossiers du putsch de type fasciste de Gilbert Diendéré et de son défunt RSP. Bien que les auteurs du putsch soient connus, la justice traine toujours les pas et en lieu et place des jugements, ce sont des libérations de putschistes et de leurs complices qui sont servies au peuple. En témoigne la résidence surveillée accordée à Djibril Bassolé !

Camarades, est-ce qu’il existe meilleure résidence surveillée que la MACA pour un putschiste dont certaines révélations (notamment du journal Le Reporter) indiquent qu’en plus d’être le cerveau du coup d’Etat de septembre 2015, il est un ami des terroristes et djihadistes qui occupent déjà des parties de notre territoire et qui endeuillent notre peuple ?

Non, de pareils individus ont leur place en prison !

Dans ce dossier du putsch, hautement politique, l’on comprend de plus en plus, pourquoi le pouvoir du MPP et alliés ne veulent pas en réalité de la tenue d’un procès sérieux. Presque tous les chefs des FDS à l’époque du coup d’Etat, certains leaders politiques et même religieux y seraient trempés, à en croire les révélations de Gilbert Diendéré qui a même demandé que ceux-ci soient inculpés ! Or, certains d’entre eux sont les soutiens du pouvoir actuel. Ils sont juchés à de hauts postes de responsabilité au service du pouvoir actuel. L’ancien chef d’Etat-Major de l’armée, le Général Pingrenoma Zagré, après avoir refusé de répondre à une convocation de la justice militaire dans l’affaire du putsch a été bombardé Ambassadeur du Burkina au Ghana par le Président Roch KABORE !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Sur le plan social et économique, les gens du peuple croupissent de plus en plus sous la cherté de la vie. Les prix des produits de première nécessité sont devenus presque incontrôlables et notre peuple est sous la menace d’une grave famine au regard des résultats de la campagne agricole. La politique de gratuité des soins se révèle être une pure démagogie au regard des réalités dans les centres de santé. Le système de santé public est dans un état de délabrement continu et des maladies comme le paludisme et la dengue continuent de faire des ravages.

Les emplois promis à la jeunesse se trouvent être les mêmes emplois précaires de HIMO conçus sous Blaise Compaoré, ce qui montre clairement que le pouvoir n’a visiblement pas de solution à cette préoccupation pressante. Juste qu’ici, la vitesse grand V du décollage économique se fait toujours attendre et les taux de réalisation de la mise en œuvre du fameux PNDES, annoncés dans la presse, ne sont pas ressentis par les populations.

Sur le plan sécuritaire, notre peuple se rend compte que l’Etat est dans une incapacité structurelle, du fait de son caractère néocolonial, d’assurer l’intégrité territoriale et la sécurité des populations. En témoigne les pertes de contrôle progressives par l’Etat de certaines parties du pays, notamment dans le Soum, où règnent des narcotrafiquants et des groupes djihadistes et terroristes. Face à ce péril sécuritaire, au lieu de s’attaquer aux causes structurelles de l’insécurité et du terrorisme que sont la misère sociale et le désespoir qui poussent certains jeunes dans les mains des obscurantistes, des terroristes, des narco-djihadistes, le pouvoir préfère opérer des tapages médiatiques et organiser des foires comme celle sur la sécurité de fin octobre 2017 qui a englouti 155 000 000 de francs CFA. A cela s’ajoute la corruption (dont celle avérée au sein de la haute hiérarchie de la police), l’impunité, le mercenariat d’Etat, les connexions diverses avec les réseaux terroristes et djihadistes qui ont caractérisé la gouvernance sous Blaise Compaoré.

Camarades, pouvons-nous espérer une sécurité avec une telle navigation à vue ? 
Non, il n’y a pas d’illusion à se faire ! Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, notamment dans le Soum, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Comme on le constate, les faits sont suffisants aujourd’hui pour établir la responsabilité du pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré et de ses amis dans la non-manifestation de la vérité et de la justice pour les martyrs de l’Insurrection et du putsch.

Que peut-on encore attendre de ce régime des « mouta mouta » et des « yada yada » ?

Absolument rien d’autre que l’aggravation des injustices sociales et économiques, de la vie chère et de la misère ! Ce pouvoir se fout de notre peuple et de ses aspirations à la justice et au changement dans ses conditions de vie.

Au fur et à mesure, les principaux animateurs du pouvoir, qui pensaient camoufler leur vraie nature de corrupteurs, de corrompus, de véritables valets de l’impérialisme et de chefs miliciens se présentent tels qu’ils ont toujours été et tels qu’ils seront toujours ! 
Est-ce que ces gens peuvent changer ?

Non, comme nous en sommes tous témoin ! Il appartient au peuple d’apporter la réponse politique à cette provocation du pouvoir actuel, comme il a su apporter la réponse à Blaise Compaoré en 2014 en le chassant à midi-pile du pouvoir ! Les mêmes causes produiront les mêmes effets !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

La lutte contre l’impunité est comme une course de fond. C’est un combat de longue haleine. Instruits par l’insurrection populaire d’octobre 2014 et la résistance populaire victorieuse de septembre 2015 contre le coup d’Etat de l’ex-RSP, nous devons donc, plus que jamais, nous convaincre que seules la lutte organisée et la persévérance sont gages de victoires contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques, contre l’offensive contre-révolutionnaire et pour approfondir les acquis de l’Insurrection et pour l’avènement d’un véritable changement politique dont la voie a été ouverte par l’Insurrection populaire.

Restons mobilisés et prêts à prendre part aux mots d’ordre de lutte à venir pour la satisfaction des revendications de la plateforme minimale de lutte de nos organisations ainsi que des autres revendications populaires et pour un véritable changement politique en notre faveur.

Nan lara !!! Nan lara !!! Nan lara !!!
Je vous remercie.
Ouagadougou, 4 novembre 2017

Justice:l’ enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Bobo-Dioulasso : un jeune condamné pour vol dans une mosquée/ Viols sur mineures

Dans ce communiqué, la Secrétaire permanente du Conseil supérieur de la magistrature informe l’opinion publique que le rapport d’enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Le 24 octobre 2017, le Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux a transmis le rapport de la commission d’enquête au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour suite à donner.

En rappel, la commission d’enquête a été mise en place par le CSM afin d’investiguer sur diverses allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie qui auraient été commis par des magistrats.

A l’issue de ses travaux, la commission a remis son rapport au CSM le 06 juillet 2017 en marge de sa deuxième session ordinaire de l’année. Celui-ci, après avoir décidé de sa transmission au Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, a souhaité que la Commission de discipline puisse en être diligemment saisie pour, d’une part, permettre d’apprécier les éléments du rapport et prendre la décision qui sied, d’autre part, éviter que certaines publications qui pourraient intervenir ne créent des débats quant au respect de la présomption d’innocence.

La saisine du CSM en sa formation disciplinaire étant intervenue le 24 octobre 2017 comme sus indiqué, le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature voudrait rassurer les uns et les autres que les diligences sont en cours pour que ladite formation puisse se réunir dans le respect des formes et délais légalement prévus.

La tenue de la session du Conseil de discipline offrira en même temps, pour toute personne mise en cause, un cadre approprié pour faire valoir les éventuels griefs qu’elle peut avoir contre le rapport de la Commission d’enquête dont les membres ont travaillé sous l’initiative et la responsabilité du Conseil supérieur de la magistrature. 
Ouagadougou, le 02 novembre 2017

La Secrétaire permanente du Conseil 
supérieur de la magistrature

39è session de la conférence générale de l’UNESCO: un appui pour la formation des enseignants du superieur

La Conférence générale de l’UNESCO a ouvert ses portes le 30 octobre 2017 au siège parisien de l’institution. Les 195 Etats membres auront pour principale tâche de fixer le budget ainsi que l’orientation des programmes et activités de l’Organisation pour les deux années à venir.

Le Burkina Faso est présent à cette 39è session à travers une importante délégation conduite par le Ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Alkassoum Maîga, assisté par la délégation permanente conduite par l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo. Un des points marquant de cette session aura été le forum des dirigeants qui a réuni le 31 octobre, des chefs d’Etat et de gouvernement autour de la problématique du développement durable et du rôle de l’UNESCO dans le système multilatéral. Invité de ce forum, le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a salué l’action de la Directrice générale, Irina Bokova, en faveur de son pays et de l’Afrique.

Le Burkina Faso a saisi l’occasion de la tenue de la 39è session de la conférence générale pour multiplier les contacts avec les principaux responsables au sein de cet organisme spécialisé de l’ONU, qui intervient de manière multiforme au profit des populations. Ces échanges de proximité ont permis de faire le point sur la coopération dans les domaines d’action de l’UNESCO avec le Burkina Faso et envisager des perspectives pour son renforcement. Au cours de l’audience qu’elle a accordée à la délégation burkinabè le 1er novembre dans l’après-midi, la Directrice générale sortante, Irina Bokova a traduit au Ministre Alkassoum Maïga, toute la satisfaction qu’elle a eue à travailler avec les autorités du Burkina Faso.

En retour Alkassoum Maiga a exprimé la gratitude de notre pays, pour les différents appuis dont il a bénéficié de façon structurante, tout au long des deux mandats de quatre ans de Mme Bokova. Un arrimage est en cours avec le référentiel de développement que constitue désormais le PNDES, et le Burkina Faso espère que la nouvelle Directrice générale de l’UNESCO, la française Audrey Azoulay qui entrera en fonction le 15 novembre prochain, s’inscrira dans cette dynamique.

Le vendredi 3 novembre, à la tribune du débat général, le Ministre Alkassoum Maïga, rappelant le contexte sécuritaire dans lequel l’humanité est plongée ces dernières années du fait du terrorisme, a souligné combien il s’agit-là d’un « phénomène mondial qui n’épargne aucune Nation, et qui est aux antipodes du développement durable et des valeurs humanistes défendues par l’UNESCO ».

Devant ses paires ministres et chefs de délégation, il a rappelé les diverses actions de l’organisation au profit du Burkina Faso, dont la plus éloquente a été l’inscription du complexe W-Arly-Pendjari au réseau mondial des réserves de biosphère. Mais, la bonne nouvelle, en marge des travaux de la 39è session, selon Alkassoum Maiga, c’est la confirmation par les plus hauts responsables de l’UNESCO de l’appui au Burkina Faso pour la formation des enseignants du supérieur, mais surtout l’appui institutionnel qui sera apporté à l’agence nationale de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur. Une telle structure est une recommandation de la CEDEAO, s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. Le capital humain étant au cœur du PNDES, c’est avec satisfaction que le Burkina Faso trouve en l’UNESCO, un partenaire stratégique de premier choix, tant dans le domaine de l’éducation, de la culture que du développement durable.
Recevant la délégation dans la soirée du vendredi 3 novembre dans les locaux du 159, Boulevard Haussmann, l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, entouré de ses plus proches collaborateurs, a réitéré au Ministre Maïga, le soin qui sera mis à assurer la suite des travaux, qui dureront jusqu’au 14 novembre.

R. A. BAMBARA – A. BAGHNYAN, AmbabfParis
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