CMA de Pissy: Une famille perd son bébé par manque de gaz

Une famille a perdu son bébé quelques heures seulement après sa naissance au CMA de Pissy. 

Selon les victimes, sentant que la femme était sur le point d’accoucher, le 2 septembre dernier, elles se sont rendues à ce centre de santé. Le travail a déclenché à 19h et la délivrance est intervenue le lendemain à 10h.

Mais le bébé qui venait de sortir présentait visiblement des problèmes de santé. Il avait du mal à respirer. Il a ainsi été envoyé au bloc opératoire pour une prise en charge. Malheureusement, il n’y avait pas de gaz. Situation pareille aux services d’urgences du même centre. Référé à l’hôpital Blaise-Compaoré, le bébé a perdu la vie en cours de route.

CHR de Tenkodogo : une fillette meurt suite à un délestage

Une fillette de 15 ans a été transférée de Zabré AU CHR de Tenkodogo pour y recevoir des soins appropriés. Son état de santé nécessitant une intervention chirurgicale, elle l’a subie avec succès, dans la nuit du lundi 18 septembre dernier selon le quotidien d’Etat qui rapporte l’information.

Mais, personne n’imaginait que les instants qui suivaient lui seraient fatals. Conduite dans la salle de réanimation, tout va y basculer. En pleine réanimation, aux environs de 22h, une coupure d’électricité de près de 30 minutes va sceller son destin.

Le groupe relais étant défaillant, elle a malheureusement perdu la vie. Son enterement a eu lieu le Dimanche 19 Septembre 17 aux environs de 3h du matin au cimetière situé non loin du lycée Riâlé. La voix des sans-voix se demandent comment une telle situation peut-elle se produire dans un établissement sanitaire de référence. Pourquoi cet hôpital ne dispose pas au moins d’un groupe électrogène fonctionnel? Comment peux-ton couper l’électricité dans un endroit où des dizaines de patients peuvent passer de vie à trépas à cause du manque d’électricité ?

Autant de question que se posent notre confrères.

Interview avec le Proviseur du Lycée Municipal Vénégré, Soumaila SEMDE

Les vacances, c’est bientôt fini, les bancs vont encore bouger. En effet, la rentrée scolaire est prévue pour le 1er octobre 2017, dans deux semaines. Entre problèmes de scolarité, de fournitures et de places, les parents d’élèves, certains en tout cas mènent une lutte pour « caser » leurs enfants. La difficulté d’obtention des places nous a … Lire la suite

Rentrée scolaire et problème de places: Le Proviseur du Lycée Municipal Vénégré s’exprime

Les vacances, c’est bientôt fini, les bancs vont encore bouger. En effet, la rentrée scolaire est prévue pour le 1er octobre 2017, dans deux semaines. Entre problèmes de scolarité, de fournitures et de places, les parents d’élèves, certains en tout cas mènent une lutte pour « caser » leurs enfants. La difficulté d’obtention des places nous a … Lire la suite

Éducation: Fini la journée continue

Un arrêté conjoint du ministère de l’éducation nationale et celui de la fonction publique pris, ce lundi 18 septembre 2017, fixe les nouveaux horaires de travail dans les établissements scolaires.

  • Dans les structures d’éducation préscolaire, les cours vont désormais du lundi au vendredi, de 8h00 à 11h30

  • Dans les écoles primaires et les centre d’éducation de base non formelle, les cours vont de 7h30 à 12h00 et de 15h00 à 17h00, du lundi au vendredi. Sauf le mercredi, où les élèves auront désormais cours de 7h30 à 12h00. Il n’y a donc pas classe, le mercredi soir.

  • Pour ce qui est du post primaire et du secondaire, les cours vont de 7h00 à 12h00 et de 15h00 à 17h00, du lundi au vendredi. Sauf le mercredi, où les classes s’ouvrent à 7h00 pour se fermer à 12h00. Il n’y a plus cours, samedi et dimanche. C’est valable aussi pour le préscolaire et le primaire.

Le présent arrêté, qui sera sans doute le bienvenu aussi bien chez les enseignants que chez les apprenants, entre en vigueur à partir de la rentrée scolaire 2017-2018 et abroge ainsi l’arrêté conjoint n°2015-0004/MENA/MFPTSS du 11 janvier 2016 portant organisation des horaires de travail des structures éducatives de l’Education de Base.

Burkina: La Police Nationale chez le Mogho Naaba

Une délégation de la Police Nationale avec à sa tête Monsieur le Directeur Général a rendu une visite de courtoisie à sa majesté le Mogho Naaba empereur des mossé ce samedi 16 septembre 2017. Prenant la parole, le Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Jean Bosco KIENOU a d’abord remercié … Lire la suite

Rentrée scolaire 2017-2018: Le problème des fournitures vu par les parents d’élèves

La rentrée administrative a débuté dans les établissements d’enseignement public le vendredi 15 septembre 2017. Si les acteurs académiques s’activent, les parents d’élèves, certains en tout cas, se débattent pour trouver le matériel adéquat pour leurs enfants. Entre cahiers, académy, stylos et sacs, il n’est pas toujours aisé de trouver les moyens pour équiper ses … Lire la suite

Crise à à l’hotel Silamndé:  » la direction de l’hôtel fait preuve de manque de respect vis-à-vis des autorités » UAS

Ceci est un communiqué de presse de l’unité d’action syndicale (UAS) sur la crise à l’hôtel SOPATEL Silmandé.

La crise à SOPATEL SILMANDE est consécutive à l’arrivée d’un nouveau Directeur Général, M. SALL qui a entrepris de remettre en cause les acquis des travailleurs et dont la gouvernance est marquée par les intimidations, les injures, le favoritisme vis-à-vis des prestataires et fournisseurs et des licenciements à tour de bras.

L’Unité d’Action Syndicale (U.A.S.), dont l’engagement dans ce dossier est justifié par les graves atteintes à la liberté syndicale, a pu faire les constats suivants :

-  de toutes les rencontres qu’elle a eues avec la direction de l’hôtel, soit de façon bipartite, soit de façon tripartite (avec le gouvernement), M. Omar SALL n’a pas été présent une seule fois !

-  la direction de l’hôtel, en l’occurrence le Président du Conseil d’Administration, M. Talkaye ROUAMBA, et M. ZAGRE Ibrahim, Responsable Capital Humain n’ont honoré aucun de leurs engagements de nous revenir avec des propositions ;

-  la direction de l’hôtel s’obstine à violer la loi en refusant de prendre en compte le refus de l’inspection du travail de lui donner l’autorisation de licencier les délégués du personnel ;

-  la direction de l’hôtel fait preuve de manque de respect vis-à-vis des autorités :

 en considérant que l’intervention du ministère en charge du tourisme (qui avait permis d’obtenir des concessions de la part des travailleurs et la reprise du travail) était une immixtion ;

 en rejetant les propositions du ministre en charge du travail à la suite de la rencontre tripartite du 26 juin 2017 ;

 en faisant diffuser largement un communiqué trompeur appelant à la reprise du travail au moment où le gouvernement, à travers les ministres en charge du travail et du tourisme poursuit les concertations avec l’UAS en vue d’une sortie de crise ;

-  le gouvernement, qui, vis-à-vis des travailleurs, fait souvent intervenir contre eux les forces de l’ordre et se plait à répéter que « force doit rester à la loi », peine à faire respecter la loi et à se faire respecter.

L’UAS a régulièrement interpellé les autorités sur les nombreuses atteintes à la liberté syndicale particulièrement dans le privé. A ce jour, les dossiers de licenciements abusifs se chiffrent à des milliers.

C’est pourquoi, en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, nous disons : « Trop c’est trop ». Il est temps que la loi, les travailleurs et leurs organisations soient respectés et l’UAS va s’y employer avec détermination. Dans cette perspective, les secrétaires généraux animeront une conférence de presse le lundi 18 septembre à partir de 10h à la Bourse du Travail en vue de présenter les actions qu’elle compte entreprendre. Elle invite tous les responsables syndicaux aux plans national, sectoriel et géographique à prendre toutes les dispositions utiles à la pleine réussite des actions à venir.

Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :

CGT-B
Bassolma BAZIE
Secrétaire Général

FO/UNSL 
El Hadj Inoussa NANA 
Secrétaire Général

CNTB
Augustin Blaise HIEN
Secrétaire Général

ONSL
Paul N. KABORE
Secrétaire Général

CSB 
Olivier OUEDRAOGO 
Secrétaire Général

USTB
Georges Yamba KOANDA
Secrétaire Général

Pour les Syndicats Autonomes :

Le Président de Mois
Juste Koumara LOGOBANA
Secrétaire Général/ SYNTAS

Burkina: un commerçant lance un cri de détresse face à un groupe de pression infiltré dans les services de l’Etat.

Ouagadougou/Analyse/Le Gouvernement
Ceci est un appel à détresse du commerçant et promoteur d’entreprises Pascal Bouda qui dit subir «depuis plusieurs années des pressions morales et psychologiques inadmissibles de la part d’une organisation funeste, occulte et clandestine ». «Cette sordide nébuleuse a décidé, par l’intermédiaire de ses « envoyés et missionnaires », de me traquer jusque  dans mes derniers retranchements», assure-t-il.
«MON APPEL A DETRESSE
Avant tout propos, je voudrais entamer mon appel à détresse en invoquant le psaume 12 : 2-5 : « Seigneur au secours, il n’y a plus d’amis fidèles. Ceux qui disent la vérité ont disparu sur la terre ; les gens se mentent les uns les autres. Leurs bouches font des compliments, mais ils ne sont pas sincères. Seigneur, détruis toutes ces bouches flatteuses ; détruis ces beaux parleurs, ceux qui disent grâce à nos bouches, nous sommes les plus forts, nous savons parler, nous n’avons peur de personne ».
Il faut que cela soit clair, je ne suis pas engagé en politique et de ce fait je n’appartiens à aucun parti politique ni de près ni de loin. Je suis non plus un activiste de la société civile ou encore membre d’un quelconque gang qui serait nuisible à la société. Je suis au contraire un modeste et ordinaire citoyen qui, chaque jour, prie son éternel Dieu pour gagner sa pitance quotidienne, à travers son dévouement pour le travail qui libère. C’est pour cela que je me suis engagé dans l’entreprenariat, depuis plusieurs ans. Grâce à mes activités, j’ai pu créer quelques emplois, contribuant ainsi aux efforts de l’Etat dans la lutte contre le chômage dépravant.
«Anéanti sur tous les plans»
En retour et de façon inexplicable, je subi depuis plusieurs années des pressions morales et psychologiques inadmissibles de la part d’une organisation funeste, occulte et clandestine. Cette sordide nébuleuse a décidé, par l’intermédiaire de ses « envoyés et missionnaires », de me traquer jusque dans mes derniers retranchements.
A présent, elle m’a pratiquement anéanti sur tous les plans matériel, financier et social. Je signale qu’après avoir perdu mes biens immobiliers, c’est mon mariage victimes de manipulation et de coups tordus qui a volé en éclats. Ruiné et dépecé, presque seul, sans véritable soutien, si ce n’est Dieu, mes détracteurs n’entendent pas lâcher le morceau.
A propos, je m’en vais donner un seul exemple d’actualité très édifiant dont les origines de l’affaire remontent à 2009. En effet, j’ai été attributaire d’un marché de plus de 65 millions de francs CFA pour fourniture de matériels de bureau à un institut dirigé alors par le professeur Alfred Traoré. Ce marché m’a été attribué par l’entremise d’une connaissance d’un parent très proche de connivence avec mes détracteurs.
«Les financements attendus n’ont pas suivi»
J’ai contracté un prêt pour exécuter le marché. Après quoi, le professeur Alfred Traoré m’a fait notifier que les financements attendus n’ont pas suivi, qu’il ne pourrait de fait pas honorer ses engagements. Entre temps, la banque a commencé à me harceler pour rentrer en possession de son dû. Ne sachant quoi faire, je me suis résolu à porter l’affaire en justice.
Par la grâce de Dieu, l’affaire a connu son épilogue, à ma satisfaction, dans le mois de juin dernier. Mais contre toute attente, le paiement au niveau de la banque, via mon conseil piétine. Ce dernier prétend qu’il doit contacter l’avocat de la banque avant de me revenir. Depuis lors, silence radio ; tout se passe comme si lui aussi avait été courtisé et convaincu par mes détracteurs pour agir en vue de m’assécher. Et c’est ma conviction, à moins que l’avocat fasse, à la lecture de cette note, preuve de la démonstration du contraire.
Se référer à David devant Goliath
Face à cette puissante organisation qui a des tentacules dans toutes les sphères de notre société, je ne peux que me réconforter et trouver du courage en me référant aux propos de David devant Goliath : « Vous venez contre moi avec vos armes et votre force et moi je viens contre vous avec le nom du Seigneur des armées ».
Je prends ici le risque de nommer ladite organisation, car je n’ai plus le choix. Il s’agit bien du PCRV (Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque). C’est un parti clandestin, fonctionnant comme une secte, similaire au Tonton macoute de Haïti sous Duvalier.
Je suis convaincu que je ne suis certainement pas la seule victime de leurs agissements, mais par peur des représailles, d’autres, souffrant dans leurs chairs, se contentent de se résigner en se laissant dominer par la fatalité.
«Des membres infiltrés dans les services de l’Etat »
Cette organisation a des membres infiltrés dans presque tous les services de l’Etat, les institutions privées et internationales, dans les marchés et yaars et même dans de multiples foyers.
Ses membres infiltrés pénètrent leurs victimes comme des sangsues, envoient nos filles et sœurs à la prostitution. Quant à nos fils et frères, ils sont projetés innocemment dans la délinquance contre du matériel et de l’argent, sous prétexte qu’ils sont des agents secrets.
Il y en a à foison parmi les marabouts, les féticheurs, au sein des églises, des temples et des mosquées. Leurs membres infiltrés soutirent des informations et confidences pour servir les intérêts des bonzes de l’organisation.
« Objet de chantages permanents »
Une fois piégée, le rouleau compresseur se déchaine sur leur victime et celle-ci fait désormais l’objet de chantages permanents ; le traumatisme s’installe et la victime cède à tous leurs caprices.
Des foyers sont devenus de véritables enfers et tous les secrets sont révélés. Des épouses, plus facilement manipulables, sont à l’origine de la ruine et de la chute de leurs conjoints qui prospéraient dans les milieux des affaires et de la politique. Désemparés, bon nombre d’entre eux n’ont eu d’autres choix que de courir pour se confier à des marabouts, des hommes de santé, des agents de sécurité ou des hommes de Dieu qui sont parfois à la solde des moines du l’organisation PCRviste. C’est comme cela que des personnes ont malheureusement trouvé la mort mystérieusement, par accident ou empoisonnement, des suites de maladies assimilées à la tension, le diabète, l’hépatite, le VIH Sida etc.
«Malheur à vous docteur de la loi»
Des dignitaires de haut rang le savent, mais ils ne disent mot. Est-ce un Etat dans un Etat ? Ainsi Jésus mettait en garde sa génération dans (Luc 11 : 46-49) « Malheur à vous docteur de la loi, scribes et pharisiens, vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts, malheur à vous parce que vous bâtissez des tombeaux des prophètes que vos pères ont tués et vous les approuvez, car eux ont tués les prophètes et vous vous bâtissez leurs tombeaux ».
Pourquoi nuire et tuer ses propres frères impunément ? Et on fait semblant de prôner la paix, la réconciliation, et comment veut-on que les cœurs meurtries puissent écouter les consolations telles les paroles du prophète Jérémie ? « Dans la rama, on entend une plainte, des pleurs amères et des cris de deuil. C’est Rachel qui pleure ses enfants ; elle ne veut pas être consolée parce qu’ils ne sont plus ».
L’opinion nationale et internationale à témoin
Quant à moi, je prends l’opinion nationale et internationale à témoin, car je sais que j’ai ouvert la boite à pandore. Tout comme moi, feu le Président Thomas SANKARA avait dénoncé leurs pratiques. Ils ont résisté, faisant dans la médisance et la calomnie avec ses propres amis à l’interne tout comme à l’international. La suite, on la connait.
Pour éviter que l’histoire ne se répète, je voudrais sagement m’en remettre aux autorités compétentes. Qu’elles veillent sur ma sécurité et ma dernière activité, après qu’on m’ait machiavéliquement dépouillé des autres. Qu’elles daignent aussi engager des actions énergiques pour stopper ces hyènes aux dents sanguinolentes qui, affublées du mentaux du PCRV, se complaisent de la misère et de la souffrance de leurs concitoyens. Le silence de nos gouvernants pourrait être considéré comme un signe évident et patent de leur complicité.
Si réellement j’ai fauté, j’offre mes souffrances pour la conversion de mes persécuteurs, mais si mes ennemis me traquent innocemment, je les maudis de toutes mes forces et que chacune de mes souffrances leur soit retournée et qu’ils le consomment jusqu’à leur saoul.
Je termine par le psaume 35 :1-2 : « Eternel, défends-moi contre mes adversaires ; combats ceux qui me combattent. Saisis le petit et le grand bouclier, et lèves-toi pour me secourir ».
NOM : BOUDA Pascal
PROFESSION : Commerçant et Promoteur
– BC Consult Voyages (Agences de voyages)
– LES Noces de Caanan (Restaurant)

Bobo-Dioulasso : un ancien SG de mairie condamné

Tentative coup d’Etat/ FASO CHEM/ Détournement au FIE
B.S. et B.T. ont comparu, le vendredi 18 août 2017 au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, respectivement pour les faits de « flagrant délit d’escroquerie » et « complicité d’escroquerie » dans une affaire de parcelles, qui se serait passée courant 2013-2014.
Considéré comme le principal accusé, B.S. est administrateur civil de profession. Il est depuis le début des faits, directeur de cabinet du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, mais auparavant, il avait occupé pendant 5 ans, le poste de secrétaire général dans une mairie d’arrondissement de Bobo-Dioulasso.
B.T. quant à lui, est topographe de profession, et actuellement agent domanial au service de l’urbanisme à Bobo-Dioulasso. Selon les enquêtes débutées en février 2016, B.S. aurait fait circuler l’information selon laquelle le gouvernorat des Hauts-Bassins était à la recherche de fonds, pour un projet de lotissement en vue de satisfaire les riverains qui n’avaient pas eu de parcelles lors des précédentes attributions.
Toute chose que l’intéressé a catégoriquement nié. Il reconnaît cependant avoir encaissé des sommes chez 25 personnes, en leur signant des décharges allant de 250 000 à 750 000 francs CFA, le tout d’un montant total de plus de 11 millions de francs CFA, pour semble-t-il, appuyer leurs requêtes auprès du maire de l’arrondissement concerné par le « lotissement ».
N’eût été l’insurrection populaire de 2014 qui est intervenue et qui a court-circuité la procédure, B.S. a affirmé que les intéressés auraient été satisfaits. Car, il connaissait les rouages du lotissement, et allait faire jouer ses « relations personnelles ». Mais avec la survenue de l’insurrection populaire, B.S. n’a pas pu trouver les parcelles promises. Pire, il a dépensé l’argent encaissé.
Avec la pression de B.T. et des « demandeurs de parcelles », B.S. est parvenu à rembourser plus de la moitié de la somme, et il ne lui reste qu’un peu plus de 4 millions de francs CFA à rembourser. Le procureur a trouvé les faits reprochés à B.S., « graves et caractérisés ».
Il a par conséquent requis à son encontre, 12 mois de prison avec sursis. La défense a par contre trouvé que suivant les textes, le « flagrant délit » serait « un abus de langage », et ne devrait être retenu comme charge contre son client. La preuve, la dernière décharge signée par son client date du 30 juin 2014, et la première comparution, du 18 août 2017.
En plus, pour l’avocat, il n’y a eu ni de « mise en scène », ni « d’intention coupable » comme le prétendrait le procureur. Donc la défense a plaidé pour la relaxe pure et simple de son client, vu que la thèse du flagrant délit d’escroquerie ne tient pas. A l’issue du jugement, B.S. a été reconnu coupable des faits par les juges, et condamné à 12 mois de prison ferme, avec une amende de 1 million de francs CFA. B.T. quant à lui, a été relaxé pour manque de preuves.