Burkina Faso: Le Balai citoyen dénonce le «silence coupable» de la communauté africaine face à la situation au Togo

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Le « Balai citoyen », un mouvement de la société civile qui a beaucoup oeuvré dans la chute du régime de Blaise Compaoré au Burkina, a dénoncé lundi dans une déclaration le « silence coupable » de la communauté africaine face à la situation politico-sociale au Togo.

« Depuis au moins le 19 août 2017, le Peuple du Togo à travers ses leaders politiques, des organisations de la société civile et particulièrement sa jeunesse, des hommes et des femmes, se mobilise contre le pouvoir patrimonial et dictatorial du Président Faure Gnassingbé », note d’emblée le Balai citoyen dans une déclaration.

« Au regard de la violence, des menaces multiformes et de l’isolement (coupures des moyens de communication) qui s’abattent sur les manifestants et la population en général, le Balai citoyen s’inquiète et s’interroge sur le silence coupable ou complice de la communauté africaine alors que la situation est si périlleuse », indique ce mouvement.

Il dit apporter son « soutien ferme au peuple togolais en lutte pour des acquis démocratiques sincères et concrets » et « interpeller la communauté africaine, la CEDEAO et l’Union africaine à prendre leur responsabilité pour arrêter le drame humain au Togo ».

Selon le balai citoyen,  » la lutte du peuple Togolais pour plus de liberté, plus de justice, plus de dignité, plus de démocratie, s’inscrit dans la continuité des luttes de libération de ces dernières années enclenchées depuis le printemps arabe en 2011 en passant par les luttes des Peuples du Sénégal, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo, du Mali, et dans bien d’autres pays en Afrique où la jeunesse refuse d’assister à la prise en otage de son destin et à la destruction des pays africains au profit d’intérêts claniques et familiaux ».

« Une nouvelle page est en écriture au Togo et l’avènement inéluctable d’une nouvelle ère démocratique ne sera que justice pour le Peuple togolais pour qui la coupe est pleine depuis trop longtemps déjà », conclu le mouvement dirigé par des artistes engagés qui se font surnommé  » chasseurs de dictateurs », après avoir réussi à faire tomber le régime de Blaise Compaoré, après de 27 ans de règne.

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