Côte d’Ivoire: Pour «voter son président» un burkinabé vole l’identité d’un ivoirien et écope de 18 mois

Une affaire d’usurpation d’identité pour “voter son président” s’est conclue par une peine de 18 mois d’emprisonnement. C’est ce que rapportent nos confrères de Koaci.com

En effet, en janvier dernier, un citoyen burkinabé a été condamné pour faux et usage de faux au tribunal de première instance d’Abidjan et l’affaire continue de faire la une des causeries des couloirs du palais comme constaté par KOACI.COM.

Celui dont nous tairons la véritable identité avait en 2014 subtilisé l’acte de naissance et le certificat de nationalité d’un des enfants de la famille où il était employé comme “boy” pour, après y avoir associé deux de ses photos, remplir les conditions nécessaires à l’opération de demande de Carte nationale d’identité (CNI).

Après que cette dernière lui eut été remise par l’Office nationale d’identité (ONI), la supercherie sera découverte quand la victime d’usurpation, dont nous tairons également l’identité, sera arrêté au moment où il entreprendra à son tour, mais fin 2016 pour sa part, les démarches d’obtention d’une CNI.

Il sera alors mis devant le fait accompli d’un recoupement admisnitratif et, cerise sur le gâteau, de fait, appréhendé par les forces de l’ordre pour usage de faux.

Scandalisé, le père portera immédiatement plainte, c’est alors que la supercherie sera découverte.

A la barre, avant que la peine de prison ferme tombe, tel un alibi, l’accusé expliquera avoir agi avec la motivation de “voter son président”.

En Côte d’Ivoire, si des cas similaires sont fréquemment rapportés pour des finalités d’escroquerie bien souvent financières, notamment pour des retraits ou autres opérations bancaires, alors que les suspicions quant aux votes d’étrangers sont palpables, voici, entre autre, un exemple concret qui permettra de comprendre comment cela pourrait être rendu possible.

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