Procès attaque de Yimdi : « Le Chef de poste, sergent-chef Samidoulgou Bernard même a fui » soldat Ouattara Abou

Le procès des 22 éléments de l’ex-RSP se poursuit toujours au Tribunal militaire. Aujourd’hui ont comparu déjà 4 personnes en tant que témoins dont le sergent-chef Samidoulgou Bernard chef de poste à Yimdi au jour de l’attaque, le soldat de 1ère classe Ouedraogo Essai, Yamoaga Fabrice et Koussoubé Zakaria. Quelle séance riche en rebondissements!

Ouedraogo Issaka est d’abord appelé à la barre. Il décrit les circonstances dans lesquelles il a réintégré les armes, 2 kalachnikovs et 1 pistolet automatique au camp Lamizana. « J’ai été parmi l’un des premiers à réintégrer les armes au camp. Vous pouvez vérifier ». Celui-ci plaide pour ces circonstances atténuantes.

Suit alors le sergent-Chef Samidoulgou Bernard qui témoigne sans prestation de serment. En effet, sur instruction du Tribunal, c’est ainsi que le chef de poste à l’époque au camp de Yimdi a expliqué les faits, en précisant que c’est lui qui a tenu à donner sa version des faits et qu’il s’agit exclusivement de la vérité.

“Dans la nuit du 21 (janvier ndlr), je suis sorti me soulager et rentrer. J’ai entendu la sentinelle discuter avec quelqu’un. Il a demandé c’est qui? Je suis sorti pour voir. J’ai aperçu avec lui des individus tapis dans le noir. Je suis rentrer ordonner aux éléments de sortir, ils sont tous sorti sauf le soldat Ouattara Abou…Quand j’ai ordonné de tirer, ils nous ont devancer et ont raffaler sur nous. Certains de nos éléments ont fui. On était plus que 3 à défendre le poste. J’ai ordonné aux deux éléments de replier. Ils ne m’ont pas compris et se sont isolés plus loin…

Un complice nommé Ouattara Abou selon le témoin Samidoulgou

…J’ai compris quand il y a eu d’autres coups de feu par derrière qu’il s’agissait du 1er poste. Je me suis fait accompagné, quand j’ai constaté au niveau du 1er poste que le magasin et le conteneur ont été « sautés », je me suis demander comment cela est-il possible, sans que les militaires en poste n’aient pû tirer une seule fois contre l’ennemi. On m’a fait cas de ce que le soldat de 1ère classe Ouattara Abou avait un comportement suspect depuis la veille. Il aurait passé son temps à téléphoner. Et lorsqu’il décrochait en public, il disait « bébé » et il se dirigeait vers les toilettes.»
Plus tard, il explique que leur mot de passe « Désert » a été utilisé pour pouvoir neutraliser les soldats de garde en les attachant.”

Les militaires Olo Stanislas et Ouattara Abou rappelés à la barre

Alors que le sergent-chef Ali Sanou défend bec et ongle qu’ils n’ont pas ouvert le feu en ce moment, le chef de poste d’alors Samidoulgou risposte dans leur confrontation que c’est bel et bien eux, les intrus qui ont tiré  en faisant un blessé de leur côté, en l’occurrence Ouattara Drissa.

Rappelés à la barre, Olo Stanislas et Ouattara Abou contredisent les dires du Sergent-chef.

« C’est mon papa, c’est vrai mais il ment ». Estime Ouattara Abou, visiblement choqué par la version du Sergent-chef qui se présente comme le héros de la scène : « Ils (assaillants ndlr) n’ont pas tiré. C’est le Sergent chef qui est sorti, il a demandé où sont les assaillants ? La sentinelle a indiqué le lieu, il a ordonné de tiré. Ensuite ils ont fui. Lui-même était en tapette. Ils ont crié et se sont enfui ».

Les avocats de la défense entrent alors en scène. Me Bazemo fait encore cas de l’absence de relevés comme objet de charge. Pour lui, les manquements sont tellement importants dans la collecte des informations qu’il est difficile d’admettre ces charges issues des témoignagnes de personnes non assermentées.

Un des témoins arrêté par les kogleweogo

Appelé à la barre, Yamoaga Fabrice, élève en classe de Terminale cousin de Nébié Nafion, un des ex-RSP à la barre.
“Je devais me rendre à Léo pour un doa…Mon cousin m’a dit que lui aussi. Entre temps, comme je l’ai devancé il m’a dit que sa moto est en panne. Il m’a indiqué où aller récupérer sa moto en question. Quand je suis arrivé j’ai expliqué que c’était l”engin de mon cousin, c’est là que les Kogleweogo m’ont arrêté puis m’envoyer à la gendarmerie…Je ne savais même pas qu’il était déserteur, ni que Yimdi avait été attaqué”. C’est ainsi qu’il aurait compris dans quoi il s’est embourbé.

 

 

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