Ouagadougou, 30 juin 2026. Une avancée majeure vient d’être franchie pour la souveraineté alimentaire et la gestion des ressources vitales. En effet, les députés de l’Assemblée législative du Peuple (ALP) ont voté une loi cruciale ce lundi. Ils ont ratifié à l’unanimité un prêt massif de près de 92 milliards de F CFA. Ce financement historique va moderniser durablement les infrastructures hydrauliques du Burkina Faso.
Il faut souligner que le pays compte actuellement plus de 900 barrages sur l’ensemble du territoire national. Cependant, près de 41 % de ces ouvrages stratégiques présentent aujourd’hui des signes de dégradation avancée. Chaque année, une dizaine de digues cèdent sous la pression des eaux. Les conséquences économiques, sociales et environnementales de ces ruptures sont particulièrement lourdes pour nos producteurs.
Une réponse concrète pour la réhabilitation des barrages
C’est pourquoi le Projet de Sécurité de l’Eau au Burkina Faso (PSE-BF) a été conçu avec rigueur. Le Ministre délégué chargé des Ressources animales, le Dr Amadou Dicko, a soutenu ce dossier devant l’hémicycle. Par la suite, les 57 députés présents ont validé cet accord conclu avec l’Association internationale de développement. Ce grand programme national va se déployer sur une période de six ans.
De fait, les investissements vont cibler huit régions clés confrontées aux dures réalités du changement climatique. Le projet permettra ainsi de réhabiliter 35 barrages et de sécuriser 60 millions de m³ d’eau de surface. Les autorités prévoient également l’aménagement de 788 hectares de périmètres irrigués pour nos braves agriculteurs. Quinze réservoirs d’eau stratégiques bénéficieront aussi d’un empoissonnement massif.
Infrastructures hydrauliques du Burkina : Le renforcement de la résilience du monde paysan
De surcroît, les actions environnementales prévoient la restauration complète de 5 000 hectares de terres totalement dégradées. Désormais, 80 Comités d’usagers de l’eau veilleront rigoureusement sur l’entretien régulier de ces précieux barrages. Le projet prévoit aussi la création d’une brigade d’intervention opérationnelle et d’un Fonds de l’eau. Plus de 175 kilomètres de pistes à bétail seront aménagés pour les éleveurs.
En conclusion, ce vote historique marque un tournant décisif dans le développement agricole de notre nation. La modernisation des infrastructures hydrauliques du Burkina va garantir une meilleure disponibilité de la ressource en eau. Par conséquent, la résilience des populations rurales sera grandement renforcée face aux aléas du climat. La Transition confirme sa volonté de préserver les investissements publics majeurs.





















