Éducation: Le syndicat menace d’aller en grêve illimité

Dans cette déclaration  le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) ménace d’engager un mouvement d’humeur illimité à partir du lundi 13 novembre 2017 si aucune suite favorable n’est réservée et ce, après le sit-In du 10 novembre 2017 jusqu’à satisfaction de sa plate-forme minimale.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

La relecture de la loi 013 avait pour objectif de corriger des iniquités entre les types d’agents de la Fonction Publique exerçant le même emploi. La correction de ces injustices devait tenir compte des lois nationales et internationales que notre pays a ratifiées. C’est ainsi que le traitement soumis à retenue pour pension et les autres avantages liés à l’emploi doivent être équitables (article 23 de la DUDH alinéa 2 qui stipule que : »Tous ont droit sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal » et les articles 27 et 191 de la loi 013) d’où un rappel de salaire et d’indemnités de résidence respectivement aux fonctionnaires et aux contractuels.

Si le régime de Blaise Compaoré proposait un forfait à payer c’est parce qu’il n’avait pas le choix car aucune loi au monde ne dispose que des agents occupant les mêmes emplois doivent être traités de façon discriminatoire. L’iniquité de traitement entre femmes et hommes quand bien même qu’ils accomplissaient les mêmes tâches, et les femmes au mieux, a engendré des révoltes de femmes aux USA pour réclamer leur émancipation donnant lieu à la commémoration de nos jours de l’égalité entre la femme et l’homme célébrée chaque 08 mars.

Malheureusement, Excellence Monsieur le Premier Ministre, nous n’avons pas trouvé de satisfaction dans l’application de la loi 081 à travers le Décret 429 qui a baissé les salaires et pire, les agents contractuels permanents ne sont pas régis par ladite loi ni par la loi 013 s’ils ne sont pas fonctionnarisés conformément aux dispositions de la loi 013 (articles 202 et 203) comme l’indique l’article 199 de la loi 081.Par contre, les agents contractuels non permanents ou de nationalité étrangère sont toujours régis par la loi 013(article 211 de la loi 081).

Nul n’ignore que la titularisation du fonctionnaire est subordonnée par la constitution d’un dossier(article 71 de la loi 013 et l’article 31 de la loi 081).Pour l’agent contractuel permanent, sa titularisation dans ce cas exceptionnel, est subordonnée par la constitution d’un dossier (articles 177 ; 183 et 202 de la 013) suivant la même procédure et dans la même forme que celles qui ont présidé à l’engagement après son acceptation (article 203 de la loi 013).Le reversement dans un classement indiciaire n’est pas synonyme de changement de statut sinon que les fonctionnaires reversés auraient aussi changé de statut que de conserver le statut de fonctionnaire.

Quel est alors le nouveau statut du fonctionnaire reversé si on pense que le contractuel est devenu fonctionnaire à partir d’un simple reversement dans un classement indiciaire sans suivre la procédure pour le changer de statut ?

Face à cette situation, il y a vice de procédure et de forme. Nous avons interpellé Monsieur le Ministre de la Fonction Publique à travers lettres N°2017-005/SYNAFEB/BN du 21 mars 2017 et N°2017-010/SYNAFEB/BN du 14 avril 2017.Aussi, notre rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique le 03 mai 2017 nous a permis de le rappeler de réparer le tort.

Enfin, nous nous sommes confiés à vous qui nous recommandiez dans votre lettre N°017-1992/PM/CAB/CSS du 12 septembre 2017 de prendre attache avec Monsieur le Ministre de la Fonction Publique que vous avez instruit depuis juin 2017 afin qu’il nous donne satisfaction. Ce qui fut fait par correspondance N°2017-0022/SYNAFEB/BN du 15 septembre 2017.

Toutes ces actions sont restées sans réponse auprès de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique. Mais sachez que nous sommes plus que déterminés pour que toutes les iniquités créées par la loi 013 et l’application de la loi 081 soient réparées. 
Qu’il vous plaise Excellence Monsieur le Premier Ministre de constater la rupture illégale et unilatérale de contrat (article 203 de la loi 013) créée par ce vide juridique.

C’est au regard du silence de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique qui traduit son mépris pour les travailleurs que nous sommes, que le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) vous informe par la présente qu’il appelle tous les travailleurs de l’éducation à observer un Sit-In le Vendredi 10 novembre 2017 à 9heures au MENA afin d’exiger du Gouvernement la satisfaction des points suivants de sa plate-forme minimale :

I- La régularisation de la dernière situation administrative des agents conformément à l’article 199 de la loi 081 pour prendre en compte les agents contractuels permanents dans la loi 081.Cette régularisation se fera par :

1-Le rétablissement immédiat des salaires baissés avec rappel à tous les fonctionnaires comme condition minimale pour une négociation préalable avec l’assistance de notre avocat.

2-Le traitement des primes d’ancienneté et des primes de rendement conformément aux dispositions de la loi 013(articles 194 et 195) ;

3-La Fonctionnarisation de l’agent contractuel permanent pour qu’il soit régi par la loi 081 (articles 177 ; 183 ; 202 ; 203 de la loi 013) ; comme la loi donnait au fonctionnaire le choix de changer de statut pour devenir contractuel (article 240 loi 013) mais qu’aucun décret d’application n’ait été pris en son temps dans ce sens, il est permis aussi au contractuel d’accepter de changer de statut ou pas. En cas de refus, la rupture du contrat est imputable à l’administration si la modification proposée entraîne pour l’agent une diminution des avantages de carrière par rapport à ceux attachés à l’emploi qu’il occupait (Article 203 loi 013).

4-Le Traitement des avancements de classe (article 80 de la loi 013 et l’article 88 de la loi 081) ;

5- Le rappel de l’écart de traitement soumis à retenue pour pension depuis l’engagement des premiers contractuels au profit des fonctionnaires (article 23 DUDH ; article 27 de la loi 013) ;

6- Le rappel de l’indemnité de résidence depuis l’engagement de l’agent contractuel au profit des agents contractuels permanents (articles 27 et 191 de la loi 013) ;

7-La correction d’autres iniquités constatées dans le reversement ;

II-La constitutionnalisation de l’éducation par la création d’un Haut Conseil de l’Education dont les membres seront issus des différentes composantes de la communauté éducative.

Par ailleurs, le Syndicat National des Fonctionnaires de l’Education du Burkina (SYNAFEB) se réserve le droit d’engager un mouvement d’humeur illimité à partir du lundi 13 novembre 2017 si aucune suite favorable n’est réservée et ce, après le sit-In du 10 novembre 2017 jusqu’à satisfaction de sa plate-forme minimale. L’administration est tenue pour responsable et est invitée d’en tirer les conséquences.

Toutefois, aucune sanction ni intimidation ne peut être dirigée contre un agent contractuel permanent qui n’est actuellement régi par aucune des lois de la Fonction Publique s’il n’est pas fonctionnarisé conformément aux dispositions transitoires de la loi 081 ou contre un fonctionnaire dont l’administration a sucé le sang depuis l’avènement de la loi 013 et que réparation s’impose.

Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre grande considération.

Ouagadougou, le 28 octobre 2017

Pour le Bureau National
Ampliations Le Secrétaire Général
- MENA
- MFPTPS
- Syndicats de l’Education Koudougou Robert KABORE
- UAS

 

Mogtédo : Un accidenté identifié grâce aux Koglwéogo

L’identité d’un jeune homme sans documents,  décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Mogtédo de suite d’un accident de circulation, a été établie grâce au concours du groupe d’autodéfense Koglwéogo. Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 novembre 2017, un jeune homme a perdu la vie, suite au renversement d’une Mercedes … Lire la suite

An III de l’insurrection populaire : « Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles ! » CDAIP

Ceci est un message du comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) à l’occasion de la commémoration de l’an III de l’insurrection populaire

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Au nom des organisations partie prenante de cette activité commémorative du IIIème anniversaire de l’Insurrection Populaire des 30, 31 octobre et 2 novembre 2014, je tiens à saluer votre engagement et votre mobilisation de ce jour.

Cela fait trois ans, en effet, que notre peuple, en lutte pour la justice, la liberté et pour un bien-être social et économique, a réalisé une Insurrection populaire historique et héroïque saluée par les peuples d’Afrique et du monde. En ce troisième anniversaire de cette Insurrection Populaire nous avons une pensée respectueuse et glorieuse pour nos martyrs tombés sur le terrain de la lutte pour le changement. Aux nombreux blessés, nous apportons notre profonde solidarité et nos encouragements.

Aux personnes tuées ou blessées par les balles assassines de l’ex-RSP du lieutenant-Colonel Yacouba Issac Zida et du général Gilbert Diendéré, nous promettons de nous battre pour que les commanditaires et les exécutants de ces crimes soient jugés et punis à la hauteur de leurs forfaits.

Pour nous, cela est la meilleure façon de rendre hommage à nos martyrs !
Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Trois ans après, quel bilan faire de nos attentes et espoirs fondés en l’Insurrection et en la Résistance populaires ?

Au plan de la justice, le constat est celui des manœuvres politico-judiciaires dont l’objectif fondamental est de garantir l’impunité aux hommes du clan Compaoré chassé du pouvoir par notre peuple. Trois ans après l’Insurrection, en effet, les dossiers des martyrs restent en l’état, malgré que le rapport d’enquête sur l’Insurrection ait clairement identifié ceux qui ont ordonné ou qui ont dirigé les tueries des 30, 31 octobre et du 2 novembre 2014, notamment le dernier premier ministre de Blaise Compaoré, Luc Adolph Tiao, le premier ministre sous la transition, Yacouba Isaac Zida. Le premier après un bref passage à la MACO jouit d’une liberté provisoire comme d’autres de son gouvernement tandis que le second, très curieusement, vit paisiblement au Canada sans qu’aucun mandat d’arrêt ne soit émis contre lui pour qu’il revienne s’expliquer devant notre peuple.

En lieu et place de cela, le pouvoir préfère dépenser des sommes d’argent importantes pour que des juges se rendent au Canada pour l’écouter. Cette attitude honteuse et irresponsable du pouvoir et de sa justice vis-à-vis de Yacouba Isaac Zida apporte la preuve qu’il est un témoin très gênant pour le pouvoir MPP et alliés et pour bien d’autres personnes qui ont pillé d’une manière record notre pays en une année de transition catastrophique entre novembre 2014 et décembre 2015. C’est pourquoi, le pouvoir et les amis de Zida préfèrent qu’il reste au Canada avec les révélations qu’il promet de faire s’il venait à être arrêté.

Mais est-ce que notre peuple insurgé et résistant peut-il accepter cela ? Peut-il accepter le « mouta mouta » ? Non, assurément ! Notre peuple veut la vérité et la justice pour les martyrs de l’Insurrection populaire ! Que les commanditaires et tous les complices soient jugés.

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Le même refus de rendre justice caractérise les dossiers du putsch de type fasciste de Gilbert Diendéré et de son défunt RSP. Bien que les auteurs du putsch soient connus, la justice traine toujours les pas et en lieu et place des jugements, ce sont des libérations de putschistes et de leurs complices qui sont servies au peuple. En témoigne la résidence surveillée accordée à Djibril Bassolé !

Camarades, est-ce qu’il existe meilleure résidence surveillée que la MACA pour un putschiste dont certaines révélations (notamment du journal Le Reporter) indiquent qu’en plus d’être le cerveau du coup d’Etat de septembre 2015, il est un ami des terroristes et djihadistes qui occupent déjà des parties de notre territoire et qui endeuillent notre peuple ?

Non, de pareils individus ont leur place en prison !

Dans ce dossier du putsch, hautement politique, l’on comprend de plus en plus, pourquoi le pouvoir du MPP et alliés ne veulent pas en réalité de la tenue d’un procès sérieux. Presque tous les chefs des FDS à l’époque du coup d’Etat, certains leaders politiques et même religieux y seraient trempés, à en croire les révélations de Gilbert Diendéré qui a même demandé que ceux-ci soient inculpés ! Or, certains d’entre eux sont les soutiens du pouvoir actuel. Ils sont juchés à de hauts postes de responsabilité au service du pouvoir actuel. L’ancien chef d’Etat-Major de l’armée, le Général Pingrenoma Zagré, après avoir refusé de répondre à une convocation de la justice militaire dans l’affaire du putsch a été bombardé Ambassadeur du Burkina au Ghana par le Président Roch KABORE !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Sur le plan social et économique, les gens du peuple croupissent de plus en plus sous la cherté de la vie. Les prix des produits de première nécessité sont devenus presque incontrôlables et notre peuple est sous la menace d’une grave famine au regard des résultats de la campagne agricole. La politique de gratuité des soins se révèle être une pure démagogie au regard des réalités dans les centres de santé. Le système de santé public est dans un état de délabrement continu et des maladies comme le paludisme et la dengue continuent de faire des ravages.

Les emplois promis à la jeunesse se trouvent être les mêmes emplois précaires de HIMO conçus sous Blaise Compaoré, ce qui montre clairement que le pouvoir n’a visiblement pas de solution à cette préoccupation pressante. Juste qu’ici, la vitesse grand V du décollage économique se fait toujours attendre et les taux de réalisation de la mise en œuvre du fameux PNDES, annoncés dans la presse, ne sont pas ressentis par les populations.

Sur le plan sécuritaire, notre peuple se rend compte que l’Etat est dans une incapacité structurelle, du fait de son caractère néocolonial, d’assurer l’intégrité territoriale et la sécurité des populations. En témoigne les pertes de contrôle progressives par l’Etat de certaines parties du pays, notamment dans le Soum, où règnent des narcotrafiquants et des groupes djihadistes et terroristes. Face à ce péril sécuritaire, au lieu de s’attaquer aux causes structurelles de l’insécurité et du terrorisme que sont la misère sociale et le désespoir qui poussent certains jeunes dans les mains des obscurantistes, des terroristes, des narco-djihadistes, le pouvoir préfère opérer des tapages médiatiques et organiser des foires comme celle sur la sécurité de fin octobre 2017 qui a englouti 155 000 000 de francs CFA. A cela s’ajoute la corruption (dont celle avérée au sein de la haute hiérarchie de la police), l’impunité, le mercenariat d’Etat, les connexions diverses avec les réseaux terroristes et djihadistes qui ont caractérisé la gouvernance sous Blaise Compaoré.

Camarades, pouvons-nous espérer une sécurité avec une telle navigation à vue ? 
Non, il n’y a pas d’illusion à se faire ! Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, notamment dans le Soum, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Comme on le constate, les faits sont suffisants aujourd’hui pour établir la responsabilité du pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré et de ses amis dans la non-manifestation de la vérité et de la justice pour les martyrs de l’Insurrection et du putsch.

Que peut-on encore attendre de ce régime des « mouta mouta » et des « yada yada » ?

Absolument rien d’autre que l’aggravation des injustices sociales et économiques, de la vie chère et de la misère ! Ce pouvoir se fout de notre peuple et de ses aspirations à la justice et au changement dans ses conditions de vie.

Au fur et à mesure, les principaux animateurs du pouvoir, qui pensaient camoufler leur vraie nature de corrupteurs, de corrompus, de véritables valets de l’impérialisme et de chefs miliciens se présentent tels qu’ils ont toujours été et tels qu’ils seront toujours ! 
Est-ce que ces gens peuvent changer ?

Non, comme nous en sommes tous témoin ! Il appartient au peuple d’apporter la réponse politique à cette provocation du pouvoir actuel, comme il a su apporter la réponse à Blaise Compaoré en 2014 en le chassant à midi-pile du pouvoir ! Les mêmes causes produiront les mêmes effets !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

La lutte contre l’impunité est comme une course de fond. C’est un combat de longue haleine. Instruits par l’insurrection populaire d’octobre 2014 et la résistance populaire victorieuse de septembre 2015 contre le coup d’Etat de l’ex-RSP, nous devons donc, plus que jamais, nous convaincre que seules la lutte organisée et la persévérance sont gages de victoires contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques, contre l’offensive contre-révolutionnaire et pour approfondir les acquis de l’Insurrection et pour l’avènement d’un véritable changement politique dont la voie a été ouverte par l’Insurrection populaire.

Restons mobilisés et prêts à prendre part aux mots d’ordre de lutte à venir pour la satisfaction des revendications de la plateforme minimale de lutte de nos organisations ainsi que des autres revendications populaires et pour un véritable changement politique en notre faveur.

Nan lara !!! Nan lara !!! Nan lara !!!
Je vous remercie.
Ouagadougou, 4 novembre 2017

Justice:l’ enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Bobo-Dioulasso : un jeune condamné pour vol dans une mosquée/ Viols sur mineures

Dans ce communiqué, la Secrétaire permanente du Conseil supérieur de la magistrature informe l’opinion publique que le rapport d’enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Le 24 octobre 2017, le Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux a transmis le rapport de la commission d’enquête au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour suite à donner.

En rappel, la commission d’enquête a été mise en place par le CSM afin d’investiguer sur diverses allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie qui auraient été commis par des magistrats.

A l’issue de ses travaux, la commission a remis son rapport au CSM le 06 juillet 2017 en marge de sa deuxième session ordinaire de l’année. Celui-ci, après avoir décidé de sa transmission au Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, a souhaité que la Commission de discipline puisse en être diligemment saisie pour, d’une part, permettre d’apprécier les éléments du rapport et prendre la décision qui sied, d’autre part, éviter que certaines publications qui pourraient intervenir ne créent des débats quant au respect de la présomption d’innocence.

La saisine du CSM en sa formation disciplinaire étant intervenue le 24 octobre 2017 comme sus indiqué, le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature voudrait rassurer les uns et les autres que les diligences sont en cours pour que ladite formation puisse se réunir dans le respect des formes et délais légalement prévus.

La tenue de la session du Conseil de discipline offrira en même temps, pour toute personne mise en cause, un cadre approprié pour faire valoir les éventuels griefs qu’elle peut avoir contre le rapport de la Commission d’enquête dont les membres ont travaillé sous l’initiative et la responsabilité du Conseil supérieur de la magistrature. 
Ouagadougou, le 02 novembre 2017

La Secrétaire permanente du Conseil 
supérieur de la magistrature

39è session de la conférence générale de l’UNESCO: un appui pour la formation des enseignants du superieur

La Conférence générale de l’UNESCO a ouvert ses portes le 30 octobre 2017 au siège parisien de l’institution. Les 195 Etats membres auront pour principale tâche de fixer le budget ainsi que l’orientation des programmes et activités de l’Organisation pour les deux années à venir.

Le Burkina Faso est présent à cette 39è session à travers une importante délégation conduite par le Ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Alkassoum Maîga, assisté par la délégation permanente conduite par l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo. Un des points marquant de cette session aura été le forum des dirigeants qui a réuni le 31 octobre, des chefs d’Etat et de gouvernement autour de la problématique du développement durable et du rôle de l’UNESCO dans le système multilatéral. Invité de ce forum, le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a salué l’action de la Directrice générale, Irina Bokova, en faveur de son pays et de l’Afrique.

Le Burkina Faso a saisi l’occasion de la tenue de la 39è session de la conférence générale pour multiplier les contacts avec les principaux responsables au sein de cet organisme spécialisé de l’ONU, qui intervient de manière multiforme au profit des populations. Ces échanges de proximité ont permis de faire le point sur la coopération dans les domaines d’action de l’UNESCO avec le Burkina Faso et envisager des perspectives pour son renforcement. Au cours de l’audience qu’elle a accordée à la délégation burkinabè le 1er novembre dans l’après-midi, la Directrice générale sortante, Irina Bokova a traduit au Ministre Alkassoum Maïga, toute la satisfaction qu’elle a eue à travailler avec les autorités du Burkina Faso.

En retour Alkassoum Maiga a exprimé la gratitude de notre pays, pour les différents appuis dont il a bénéficié de façon structurante, tout au long des deux mandats de quatre ans de Mme Bokova. Un arrimage est en cours avec le référentiel de développement que constitue désormais le PNDES, et le Burkina Faso espère que la nouvelle Directrice générale de l’UNESCO, la française Audrey Azoulay qui entrera en fonction le 15 novembre prochain, s’inscrira dans cette dynamique.

Le vendredi 3 novembre, à la tribune du débat général, le Ministre Alkassoum Maïga, rappelant le contexte sécuritaire dans lequel l’humanité est plongée ces dernières années du fait du terrorisme, a souligné combien il s’agit-là d’un « phénomène mondial qui n’épargne aucune Nation, et qui est aux antipodes du développement durable et des valeurs humanistes défendues par l’UNESCO ».

Devant ses paires ministres et chefs de délégation, il a rappelé les diverses actions de l’organisation au profit du Burkina Faso, dont la plus éloquente a été l’inscription du complexe W-Arly-Pendjari au réseau mondial des réserves de biosphère. Mais, la bonne nouvelle, en marge des travaux de la 39è session, selon Alkassoum Maiga, c’est la confirmation par les plus hauts responsables de l’UNESCO de l’appui au Burkina Faso pour la formation des enseignants du supérieur, mais surtout l’appui institutionnel qui sera apporté à l’agence nationale de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur. Une telle structure est une recommandation de la CEDEAO, s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. Le capital humain étant au cœur du PNDES, c’est avec satisfaction que le Burkina Faso trouve en l’UNESCO, un partenaire stratégique de premier choix, tant dans le domaine de l’éducation, de la culture que du développement durable.
Recevant la délégation dans la soirée du vendredi 3 novembre dans les locaux du 159, Boulevard Haussmann, l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, entouré de ses plus proches collaborateurs, a réitéré au Ministre Maïga, le soin qui sera mis à assurer la suite des travaux, qui dureront jusqu’au 14 novembre.

R. A. BAMBARA – A. BAGHNYAN, AmbabfParis
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Burkina: « Nous avons assassiné l’espoir d’un peuple ! » Abdoul Karim Sango

Ainsi va la vie des nations, les grandes révolutions peuvent se terminer dans une grosse déception ! Quand on réalise que le rêve pour lequel on s’est résolument battu a été trahi ! En ce jour, je voudrais rendre un hommage sincère à nos martyrs assassinés pour la défense d’ une société burkinabé plus libre, démocratique et juste pour tout le monde. Prompt rétablissement aux blessé !

Oui ils sont morts pour un pays où la justice est la même pour tout le monde sans aucune forme de discrimination. Un Burkina où plus personne ne devrait abuser des ressources de l’État par la corruption. Un Burkina fondé sur les valeurs que sont notamment l’amour de la patrie, l’intégrité, la tolérance, le pardon sincère, la solidarité, l’amour du travail bien fait, le respect des anciens…

Mais, la conjoncture nationale ne doit pas nous faire perdre de vue tous les progrès réalisés dans ce pays depuis l’insurrection. Même si avec le recul de l’histoire, je reconnais que la transition n’a pas été a la hauteur des attentes de notre peuple. La transition a été parasitée par de nouveaux acteurs opportunistes étrangers à la longue lutte de notre peuple pour la démocratie et la liberté. Des gens qui 24 heures avant l’insurrection buvaient encore le champagne avec le régime Compaore. En tant qu’acteurs, j’assume entièrement ma part de responsabilité et je demande pardon.

Nous avons assassiné l’espoir d’un peuple !

Les historiens, les vrais reviendront sur ce qui s’est réellement passé sous la transition. Le plus grand mérite de la transition est sans conteste d’avoir réussi à organiser les élections dans un contexte très difficile. Et n’en déplaisent à certaines personnes, jamais notre pays n’avait organisé une élection aussi transparente depuis le renouveau démocratique . Pour avoir été membre de la CENI, je puis vous dire que c’est un véritable exploit que d’avoir pu organiser ces élections. Des individus ont tout fait pour prolonger cette transition, heureusement la CENI et notre peuple s’y sont opposés.

Aujourd’hui, nous sommes un peuple d’hommes libres et cette liberté nous l’avons conquise. Notre révolution rejoint celle des autres grandes nations parmi lesquelles on peut citer les Etats Unis, la France. Notre révolution inspire beaucoup d’autres peuples et est citée comme un modèle à travers le monde. Soyons en fiers ! La jeunesse en particulier, qui a souvent le sentiment d’avoir été abusée dans cette entreprise titanesque doit garder son rêve intact et être fière de ce qu’elle a réalisé.

Une jeunesse capable de réaliser une insurrection et faire échec à un coup d’État, c’est un potentiel extraordinaire de capacités qui attend d’être bien utilisé pour développer notre nation. Nous sommes toujours à la recherche du bon leadership pour transformer les rêves du peuple en réalité. En ce jour, où nous commemorons les trois ans de l’insurrection, je voudrais interpeller tous les acteurs influents de l’espace public à une plus grande responsabilité dans l’action publique. Ils doivent toujours se souvenir de ces jeunes martyrs enterrés au cimetière de Gounghin lorsqu’ils agissent.

Ces martyrs sont-ils fiers de nos agissements quand l’intérêt individuel prime sur l’intérêt général ? Il ne faut pas se tromper, tous ceux qui auront trahi la cause des martyrs le paieront sur terre ! Dieu sauve notre peuple et notre nation !

Abdoul Karim Sango

Affaire écoute téléphonique Nogo-Lopez : Aly Badra Ouédraogo, président du RPR abandonne les poursuites

Après analyse et en toute responsabilité, j’ai décidé de me retirer du procès dit des enregistrements sonores qui m’opposait à dame Lopez et au sieur Nogo Drissa. Il vous souviendra que dans cette affaire j’avais porté plainte contre les sus-cités pour diffamation calomnieuse. Cette décision est motivée par 04 raisons:

1) Me mettre au-dessus des basses besognes déstabilisatrices pour me concentrer sur la vie de mon parti ;
2) L’audience devant se tenir aujourd’hui 30 octobre date anniversaire de l’insurrection et au regard du rôle plus ou moins important que les accusés ont joué dans l’avènement de l’insurrection et en hommage à l’ensemble de la jeunesse combattante du Burkina Faso j’ai décidé d’abandonner les poursuites pour permettre la cohésion de toute la jeunesse et rendre hommage à ma manière aux martyrs ;
3) Pour donner la preuve qu’il ne s’agissait nullement d’une cabale politique, contrairement aux allégations qui ont été répandues, sinon je n’aurai jamais pu prendre une telle décision en toute indépendance ;
4) Le sieur Nogo a reconnu avec moi qu’il a été manipulé et que les éléments sonores sont le fruit d’un montage. En tout état de cause, je sais ce que je vaux et Dieu est le seul juge infaillible.

Dieu bénisse le Burkina Faso et sa jeunesse !

Aly Badra Ouédraogo
Président du RPR

Grêve des agents de la police : la Direction de la police met en garde

Du 25 au 28 octobre 2017, la Police Nationale a été fortement ébranlée dans pratiquement tous ses compartiments par ce qui a été qualifié de mouvement d’humeur des personnels, caractérisé par un arrêt de service et des mouvements , parfois violents , d’éléments policiers , issus notamment de la Direction des Unités d’Intervention ( DUI) , à l’encontre de leurs collègues des autres services dans le but d’empêcher ceux-ci de poursuivre le travail.

« Le blocage dans le traitement du dossier de relecture de la loi 045-2010/AN du 14 décembre 2010 portant statut du personnel de la Police Nationale , la constitutionnalisation de la police nationale , le manque de considération, voire le mépris du Ministre d’Etat , Ministre de la Sécurité , vis-à-vis de l’Institution policière, etc. » , ont été , entre autres, les raisons évoquées par ces éléments , pour justifier leurs comportements qui ont été très préjudiciables à la nation , à la sécurité et à la paix publiques.
En tout état de cause, la Direction Générale de la Police Nationale, qui a fait du dialogue et de la cohésion totale dans les rangs, son cheval de bataille, tient fermement à rappeler et faire respecter certaines dispositions des textes et lois qui fondent l’existence même de la Police Nationale. Il s’agit notamment des dispositions de la loi 045-2010/ AN du 14 décembre 2010 portant statut du personnel de la Police Nationale, ainsi que du décret N° 2012-119/ PRES /PM/MATDS/MEF/MFPTSS du 21 février 2012 portant code de déontologie de la police nationale.

Ces textes indiquent clairement que l’exercice du droit de grève n’est pas reconnu au policier, de même que toute forme de manifestation publique à caractère revendicatif (confère article 65 de la loi sus-indiquée).
Ainsi, tout policier se doit toujours de savoir, qu’il doit loyauté aux institutions républicaines et qu’il doit toujours rester digne et impartial. Au service du public, il doit se comporter de manière exemplaire (confère article 08 du Décret sus- mentionné).

Aussi, a l’analyse de la situation d’ensemble, la Direction Générale de la Police Nationale, sans préjuger du bienfondé de certaines de ces revendications, estime tout de même que le rubicond a été franchi avec ce mouvement. Elle déplore donc ces agissements, dignes de nostalgiques d’un passé à jamais révolu, et invite instamment les personnels à se ressaisir, à savoir toujours raison gardée, et ce, dans l’intérêt public.
La Direction Générale de la Police Nationale assure que toutes les dispositions seront prises tendant à situer les responsabilités de ce mouvement d’humeur afin que des sanctions appropriées puissent être prises à l’encontre des agents impliqués.

La Police Nationale présente ses excuses aux populations, aux usagers de ses services qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par le mouvement regrettable d’arrêt de travail de ses personnels

DIVISION DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS PUBLIQUES.

Mandat d’arrêt: François Compaoré laissé libre en France

François Compaoré, frère de l’ancien président déchu burkinabè Blaise Compaoré, a été laissé libre lundi en France en attente de l’examen d’une demande d’extradition du Burkina Faso dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998, a annoncé son avocat, Pierre-Olivier Sur. François Compaoré, 63 ans, avait été arrêté dimanche à l’aéroport parisien de … Lire la suite

Interpellation de François Compaoré: la réaction de plusieurs personnes impliqué dans le dossier.

À bord du vol Air France AF703 en provenance d’Abidjan, François Compaoré a été interpellé ce dimanche 29 octobre par la police française à son arrivée à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, peu après 6h du matin. une arrestation qui a fait réagir plusieurs personnes impliquées dans le dossier Norbert Zongo

Génévieve Zongo, Epouse de Norbert Zongo

« Je me réjouis de cette arrestation. Depuis longtemps nous attendons l’aboutissement de ce dossier. Ça fait bientôt 18 ans que nous tournons en rond. Nous attendons maintenant la suite. J’espère que ça ira jusqu’au bout pour qu’on connaisse enfin la vérité, que ce dossier soit jugé et que les coupables soient condamnés à la hauteur de leur forfait. Je veux connaitre la vérité dans ce dossier. Une fois que tu sais qui a tué ton mari, déjà tu es un peu apaisée que la justice se fait, mais quand on garde le silence, ça ne peut pas aller », confie-t-elle.

Me Bénéwendé Sankara, avocat de la famille de Norbert Zongo
«Nous applaudissons cette arrestation. S’il y a un mandat d’arrêt international lancé contre lui depuis le mois de mai, et qu’on arrivé maintenant à l’interpeller, notre souhait est qu’il soit extradé purement et simplement vers le Burkina Faso pour nous permettre d’avancer dans le dossier Norbert Zongo. Il y a certainement des charges qui pèsent sur lui, et le juge -bien entendu avec la garantie d’un procès équitable avec tous les principes liés aux droits de la défense- voudrait l’entendre. Il dit dans Jeune Afrique qu’il est serein. Cette sérénité doit aller jusqu’au bout : il ne doit pas s’opposer à son extradition.»

Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP
«Nous attendons la suite. Nous souhaitons qu’il puisse être extradé pour faire avancer la procédure dans le cas du dossier Norbert Zongo.  Et comme vous le savez également, dans le cadre de l’insurrection populaire, nous avons demandé qu’il soit extradé afin de pour expliquer ce qui a pu se passer juste avant les 30 et 31 octobre 2014 et pendant l’insurrection. Il y a eu des morts et des blessés qui trainent encore aujourd’hui leur douleur. Nous souhaitons donc que cela puisse être clarifié à la faveur d’une éventuelle extradition au Burkina Faso. C’est l’ensemble des différents moyens de pression que nous avons mis en œuvre -déclarations, conférences de presse, marches-meetings- qui commencent à porter fruit.  Je ne dis pas que c’est uniquement cela, mais je pense que ce que nous avons pu mener comme actions ces dernières années ont contribué à ce qui se passe aujourd’hui. M. François Compaoré est soupçonné d’avoir trempé dans différents crimes et il est normal qu’il s’explique sur ce qui lui est reproché. S’il estime qu’il n’a rien fait, la justice avisera. Mais s’il est reconnu coupable, des faits qui lui sont reprochés, la justice avisera également.»