Demande d’extradition de François Compaoré : La justice française a enclenché la procédure

Dans le cadre de l’instruction de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert ZONGO le 13 décembre 1998 dans les encablures de Sapouy, le juge d’instruction en charge du dossier a émis le 05 mai 2017, un mandat d’arrêt international contre monsieur Paul François COMPAORE soupçonnée « d’incitation à assassinat » dans le cadre de ce dossier.

Le 29 octobre 2017, monsieur Paul François COMPAORE a été arrêté à l’aéroport Roissy Charles de De Gaule de France et présenté le lundi 30 octobre 2017 à un juge qui l’a laissé en liberté sous contrôle judiciaire en attendant la demande d’extradition pour l’envoi de laquelle le Burkina Faso, Etat requérant dans cette procédure d’extradition disposait d’un délai de vingt (20) jours. Les effets de contrôle judiciaire sont les suivants :

- Confiscation de ses passeports, quatre (04) au total ;

- Interdiction de quitter le territoire français ;

- Obligation de pointer chaque 15 quinzaine au commissariat de police de son arrondissement de résidence ;

- Obligation de notifier tout changement de domicile.

Le 30 octobre 2017, le Burkina Faso a fait parvenir par la voie diplomatique la copie avancée de la demande d’extradition qui a été suivie quelques jours plus tard de la copie originale qui vaut saisine officielle du juge français chargé de l’extradition.

C’est dans le cadre de l’instruction de cette demande d’extradition que monsieur Paul François COMPAORE a été reçu le 04 décembre 2017 au parquet général près la Cour d’appel de Paris qui lui a notifié la demande d’extradition du Burkina Faso et l’a informé par la même occasion que la première audience dans le cadre de cette procédure est prévue pour se tenir le 13 décembre 2017 à 14h00 devant la chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris qui va procéder à son tour à la notification de la demande du Burkina avant de renvoyer le dossier pour être débattu au fond à une date qu’elle indiquera aux parties.

Direction de la communication et de la presse / Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique

Haute Cour de Justice : Nomination de nouveaux magistrats dans les nouvelles Chambres

La nouvelle loi organique modificative de la Haute Cour de Justice a créé en plus des chambres déjà existantes, une chambre d’appel et une chambre de contrôle de l’instruction.


Cette nouvelle configuration de la juridiction a nécessité l’affectation de nouveaux magistrats de grade exceptionnel dans les différentes chambres et le déplacement de certains magistrats dans les nouvelles chambres pour tenir compte de leur ancienneté dans le corps.
Par ordonnance de la Présidente de la Cour de cassation les magistrats ci- après désignés ont reçu les affectations suivantes :

1. Chambre de première instance

Membres titulaires 
TRAORE Timothée
BADO /SOME Elisabeth
OUEDRAOGO R. Jean
Membres suppléants
MILLOGO Seydou
SOME Edilbert
HIEN Eudoxie

2. Chambre d’Appel
Membres titulaires

KONTOGOME O. Daniel
KONDE M. Jean
OUEDRAOGO Ayo Marguerite
Membres suppléants
ZONGO Marc
BAMOUNI Pascal
OUATTARA Alidou

3. Commission de l’instruction
Membres titulaires

BAMBA /TRAORE Sita
KOULIBALY Léontine
YANOGO/SAWADOGO Elisabeth
Membres suppléants
ZABRE Louise
KY/DICKO Dieinaba

4. Chambre de contrôle de l’instruction
Membres titulaires

DAO Issiaka
TOE/LORI Fatimata
YARO/SANOGO Fanta
Membres suppléants
NIAMBA Mathias
KABORE Jacqueline

Le Procureur Général près la Haute Cour de Justice

Armand OUEDRAOGO

Esclavage en Libye: la réaction du Tocsin

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux et la presse font état de pratiques de ventes d’hommes en Libye. Jadis hospitalier et généreux, ce pays est devenu, depuis les interventions extérieures, un enfer pour les migrants africains.

Ils y sont torturés et assassinés au quotidien. Ce que nous voyons actuellement ne relève nullement d’un cauchemar mais d’une réalité. Certains Libyens sont devenus des esclavagistes ; ils achètent et vendent des négro-Africains. Face à cette sauvagerie et à cette infamie, nous ne devons-nous taire. Nous devons nous lever et crier notre colère et notre indignation.


Le TOCSIN pense que la barbarie a atteint un seuil inimaginable. Conformément à ses convictions et ses engagements relatifs aux droits humains et à la défense des droits des migrants, Le TOCSIN condamne cette pratique indigne, ignominieuse, révoltante et satanique. C’est une injure aux Africains, au monde civilisé, à l’Union Africaine et à l’Organisation des Nations Unies car ces Libyens sont en train de déshumaniser le monde.


En conséquence, Le TOCSIN soutient sans réserve la position du Président de l’Union Africaine, le Professeur Alpha Condé qui invite les autorités libyennes à ouvrir une enquête, à situer les responsabilités et à traduire devant la justice les personnes incriminées. Le TOCSIN engage nos plus hautes autorités à tout mettre en œuvre pour un rapatriement, dans les meilleurs délais, des Burkinabè en situation difficile en Libye et à entreprendre toutes actions, de concert avec la C.E.D.E.A.O., l’U.A. et l’O.N.U. en vue de trouver urgemment une solution à cette horrible question. Le TOCSIN va plus loin en demandant à la Cours Pénale Internationale (CPI) à se saisir, sans délai, du dossier.
En sa qualité de pays de transit, le Burkina Faso doit :
-  avoir une place de choix dans toutes actions envisagées pour la gestion de cette question,
-  mobiliser ses partenaires pour la mise en œuvre de migrations sûres, ordonnées et régulières,
-  prendre des initiatives vigoureuses de sensibilisation de sa population sur les dangers des migrations irrégulières en impliquant les acteurs étatiques et non étatiques,
-  accélérer les actions d’encadrement et de soutien ciblant le développement socio-économique de la frange jeune de sa population.
Ouagadougou le 27 novembre 2017
Pour le Bureau Exécutif, le Président

Arouna SAVADOGO
Commandeur de l’ordre du mérite

Esclavage en Libye:Le Mouvement Fédéraliste Panafricain lance une grève de la faim de 72 heures

Contre l’esclavage en Lybie, le M.F.P.A/Burkina E.AU lance un mot d’ordre de Grève de la Faim de 72 heures pour ses militants et sympathisants à partir du samedi 02 décembre 2017

La Section nationale Burkinabé du Mouvement Fédéraliste Pan-africain pour la création des Etats-Africains-Unis en moins d’une génération (M.F.P.A/Burkina E.A.U) a pu porter un regard critique sur l’actualité dominante au Burkina Faso, en Afrique et même à l’international de ces trois dernières semaines, au cours d’une séance de travail de son Exécutif. Les questions qui ont naturellement retenu son attention sont essentiellement, (1) l’indigne situation d’esclavage qui réduit des africains, immigrants noirs en particulier à des simples marchandises soumises à la vente au plus offrant et d’autre part, (2) l’environnement officiel qui a prévalu autour de la visite du Président français, Emmanuel Macron au Burkina Faso.
Pour le premier point, la Section nationale rappelle toute sa solidarité avec la récente Déclaration de la Coordination internationale du Mouvement et condamne sans réserve cette pratique abominable et honteuse des siècles passés qui rabaisse l’humanité toute entière au-delà de l’Africain et de la « race » Noire. En plus des initiatives et solutions entreprises de part et d’autre pour mettre fin ici et maintenant à cette pratique barbare qui n’a d’autre qualification juridique que le CRIME CONTRE L’HUMANITE, le M.F.P.A/Burkina E.A.U lance l’appel suivant en deux points :
1. A l’endroit de ses militants, sympathisants du Burkina Faso, et le cas échéant, de l’Afrique et hors d’Afrique, il appelle à observer une Grève de la Faim de 72 heures allant du samedi 02 au lundi 04 décembre (avec la possibilité de différer cette période pour certains, si contraintes manifestes il y a). L’intention qui sous-tend cette privation alimentaire est de traduire notre solidarité physique et corporelle au-delà des mots et lettres, envers les Sœurs et Frères Africains pris en otage et soumis à la maltraitance, aux sévices corporels et à la privation alimentaire.
Ce moment de privation vise également à interpeler l’Etre Humain tout simplement, indépendamment de sa couleur à faire de l’introspection et à méditer profondément sur la dignité et le sens notre humanité, patrimoine universel ;

2. A l’endroit de l’Etat et des pouvoirs publics,
 il invite à organiser formellement en collaboration avec les pays étrangers (occidentaux notamment), ce qu’il convient d’appeler voyages culturels de découvertes physiques temporaires à l’intention des candidats à l’immigration dans le respect d’un certain quota annuel, pour endiguer le drame de nombreuses pertes en vies humaines par le fait de l’aventure sur la Méditerranée. Notre conviction étant que l’on ne aurait mettre fin à la propension à l’immigration (clandestine ou non) qui, jusqu’à preuve du contraire, semble être un besoin naturel de l’espèce humaine depuis la création du monde. De tels voyages de découvertes devraient permettre de constater l’Occident dans toute sa vérité pour certains, pour un jugement raisonnable et mesuré, bien souvent, très différent de l’eldorado rêvé par beaucoup de candidats à l’immigration clandestine, loin des parents et proches, à travers le vaste désert du Sahara et l’inconnue mer Méditerranée au risque de leurs vies.

Ouagadougou, le 1er décembre 2017

Pour la Section nationale du Mouvement 
Fédéraliste Pan-Africain pour la création des 
Etats Africains-Unis en moins d’une génération 
(M.F.P.A/Burkina E.A.U),

Le Président

Idrissa Diarra
E-mail : diarra.idrissa@rocketmail.com 
Site Web : www.etatsafricainsunis.org

Côte d’Ivoire-Inter: Des mesures pour évacuer les migrants de Libye

Des mesures sont prises, à l’issue d’une réunion d’urgence en marge du sommet Afrique-Europe d’Abidjan tenue mercredi, pour l’évacuation des migrants bloqués sur des sites en Libye.  A la demande du président français, Emmanuel Macro, une réunion d’urgence a rassemblé l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), le secrétaire général des Nations Unies ainsi que plusieurs … Lire la suite

Discour d’Emannuel Macron à l’Université: Voici pourquoi Roch a quitté l’amphithéâtre

La scène s’est déroulée mardi, à l’issue du grand oral d’Emmanuel Macron. Devant 800 Burkinabés, dans l’amphithéâtre « Kadhafi » de l’Université Ouagadougou, des étudiants interrogent le président français après sa première prise de parole publique sur le continent africain.

Une étudiante interpelle alors le Français sur des problèmes d’électrification. Le président bondi avec gourmandise. « Vous me parlez comme si j’étais une puissance coloniale ! Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso. C’est le travail du président ! », lâche-t-il, en désignant Roch Marc Christian Kaboré. Les rires fusent autant que les regards gênés. a ce instant le président du Faso quitte amphithéâtre

Une séquence interprétée à tort comme un incident diplomatique. La véritable raison du départ de Kaboré est pour le moins… triviale.

Un conseiller du Burkinabé explique que son président a eu besoin de faire… « une pause technique ». Une fois que ses gardes du corps se sont assuré de la sécurité des toilettes situées à 200 m de là, ils sont venus chercher le président Burkinabé, pour l’escorter. Quelques minutes plus tard, il a ainsi fait son retour dans l’amphithéâtre. Une version confirmée par un officiel français et plusieurs sources concordantes de l’entourage du Burkinabé. « Il avait juste un besoin humain », soupire un de ses proches.

Visite d’Emmanuel Macron: la réaction de l’Union Générale des Etudiants Burkinabè

Message du Comité Exécutif à l’occasion de la parade du chef de file de l’impérialisme français et de son valet au Burkina Faso sur le campus universitaire de Ouagadougou

Camarades étudiantes et étudiants,
Ce 28 novembre 2017, le président de la république française Emmanuel Macron, accompagné de son homologue Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, s’adresse à la jeunesse d’Afrique et du Burkina Faso ici à l’université Ouaga1 Pr Joseph Ki Zerbo.
Cette visite se tient dans un contexte sous régional marqué par la remise en cause de l’influence de la France bousculée par des puissances rivales notamment les USA, l’Allemagne et les pays émergents du BRICS dans son pré carré.
Au niveau national, elle se tient dans un contexte d’insécurité généralisée, d’aiguisement de l’esprit de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch de septembre 2015 chez des milliers d’hommes et de femmes du peuple Burkinabè, qui contestent les intérêts stratégiques de la France tels que la présence de ses troupes militaires sur le sol du Burkina Faso et des pays d’Afrique, les accords secrets de domination franco-Burkinabè, le Programme d’Ajustement structurel avec sa nouvelle variante PNDES. Elle se tient également dans un contexte marqué par la montée des luttes populaires qui rejettent la mise en œuvre de la feuille de route de l’impérialisme français par les autorités du MPP.
Dans un tel contexte, que peuvent attendre le peuple et la jeunesse populaire notamment estudiantine burkinabè de la politique africaine du président Emmanuel Macron, représentant en chef d’une puissance en perte de vitesse? Viendrait-t-il pour annoncer la fin du pillage des ressources des pays africains par les firmes françaises Bolloré, Bouygues ou Total ? Viendrait-t-il annoncer le départ des troupes militaires françaises du sol des pays d’Afrique ? Assurément non car l’Afrique et le Burkina notamment restent le cœur de l’influence française dans le monde et elle n’entend pas se laisser faire sur son pré carré par ses puissances rivales et les peuples d’Afrique en lutte. Par ailleurs, le Burkina Faso présenté depuis l’insurrection populaire et la résistance au putsch comme une source d’exemple pour les peuples d’Afrique et du monde en lutte, est cependant regardé par la France comme un enfant rebelle de son pré carré qu’il faille coute que coute maitriser et garder dans le giron de sa domination.
C’est sous cet angle qu’il faut inscrire sa visite au Burkina Faso, où il lancera sa politique africaine.

Camarades étudiantes et étudiants,
Cette visite du président de la république française donc, contrairement aux gesticulations des élites et des intellectuels de service, n’a rien à voir avec l’amitié des peuples franco-burkinabè. Au contraire la visite d’Emmanuel Macron vise à sauvegarder les intérêts géostratégiques, militaires, économiques et politiques de son pays fortement ébranlés par l’insurrection populaire et la résistance au putsch. Comme le disait un des présidents de la France impérialiste : la France n’a pas d’amis elle n’a que des intérêts. Et les intérêts de la France ce sont les ressources énergétiques et minières stratégiques d’Afrique, les régimes dictatoriaux à ses services qui répriment leurs peuples pour sauvegarder ses intérêts, etc. Il en sera ainsi, tant que la France restera une puissance impérialiste.
Camarades étudiantes et étudiants,
Le discours d’Emmanuel Macron est livré à l’Université Ouaga1 Pr Joseph Ki Zerbo qui, à l’image des autres universités publiques du Burkina Faso, est plongée dans un chaos où les années académiques sans tête ni queue se chevauchent, les étudiants manquent d’infrastructures, d’enseignants, de connexion internet de qualité etc. Cette situation est due en grande partie à l’application des politiques telles que le Programme d’Ajustement Structurel (PAS), le système Licence-Master-Doctorat (LMD) qui sont pilotées par les grandes puissances notamment la France et leurs officines que sont la Banque mondiale et le FMI. L’on a en mémoire en effet qu’à travers ses mesures dites de structuration et de stabilisation, le FMI qui curieusement a eu pour la plupart du temps un premier responsable de nationalité française, a poussé nos Etats à se désengager du secteur éducatif ouvrant la porte de l’enfer à nos universités publiques. Ces politiques antisociales qui ont détruit le système éducatif et les universités publiques de notre pays ont été appliquées par certains animateurs actuels de la vie politique nationale dont le président du Faso. Lui qui a tenu les portefeuilles ministériels tels que le ministère des finances et le premier ministère pour appliquer le PAS.
Alors que des milliers d’étudiants espéraient que cette visite soit l’occasion pour eux d’interpeller les deux dirigeants et de dénoncer leurs politiques anti-étudiantes et anti-démocratiques à travers une participation et des échanges démocratiques à la rencontre, les organisateurs n’ont réservé que quatre (4) questions à des étudiants triés sur le volet.
Est-ce acceptable camarade?
Est-il acceptable que nous manquons cette occasion d’interpeller le président français sur sa politique impérialiste vis-à-vis de nos pays ? Lui qui a ouvertement déclaré à la face du monde que l’Afrique a un problème de civilisation. Non, cela n’est pas acceptable car nous vivons de mauvaises conditions de vie et d’études du fait principalement de la politique de son pays et voulons dénoncer un certain nombre d’aspects de cette politique. Cela est d’autant plus inacceptable que nous avons tous en mémoire l’injure de son prédécesseur Nicolas Sarkozy envers l’Afrique devant des étudiants de l’université Cheik Anta Diop de Dakar. Pour la jeunesse populaire, celle qui est victime des politiques de domination de la France notamment, la visite d’Emmanuel Macron ne doit pas être célébrée comme celle d’un Messie. Son arrivée au Burkina Faso doit être perçue comme une volonté affichée de la France de consolider le système de la France-Afrique camouflé désormais dans le partenariat dit Europe-Afrique.
C’est pourquoi elle est l’occasion pour nous, de poser nos préoccupations réelles aux deux dirigeants à travers des actions d’interpellation. Nous voulons plus d’infrastructures, plus d’enseignants, plus de bourses pour étudier dans de meilleures conditions. Nous comprenons qu’aucune jeunesse estudiantine n’a d’avenir dans un pays dont la souveraineté est aliénée par la présence des troupes militaires étrangères, qui exfiltrent des dictateurs comme Blaise Compaoré et son clan afin qu’ils échappent à la justice. Aucun épanouissement véritable n’est possible pour nous avec la domination monétaire, les accords secrets de soumission et d’exploitation, le PAS, qui impactent négativement sur nos conditions de vie et d’études, empêchent nos dirigeants d’avoir une vision autonome pour le système éducatif et d’y investir des moyens conséquents. Nous comprenons également que nous ne pouvons pas étudier dans la paix et la tranquillité avec des troupes militaires étrangères à nos portes, des interventions militaires françaises en Afrique tout azimut sources d’insécurité pour nous et d’instabilité pour nos Etats. C’est pourquoi nous exigeons du président de la république française Emmanuel Macron et du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré:
le départ des troupes militaires françaises du Burkina et d’Afrique
la cessation immédiate des interventions militaires d’agression des peuples d’Afrique
la fin de la monnaie coloniale FCFA
la rupture des accords secrets de domination et du PAS.
Vive la jeunesse patriotique et révolutionnaire en lutte !
Pain liberté pour le Peuple !
Le comité Exécutif
Je vous remercie.
Ouagadougou le 28 novembre 2017

Médiateur du Faso: Le Professeur Abdoulaye SOMA nommé Directeur de Cabinet

C’est en application de l’article 14 de la loi organique portant attributions, organisation et fonctionnement du Médiateur du Faso que madame Saran SERE/SEREME a nommé le Professeur agrégé de droit public monsieur Abdoulaye SOMA son plus proche collaborateur, par arrêté n° 2017.002/MEDIA-FA/CAB, du 27 novembre 2017.

Personnalité universitaire très active sur la scène sociopolitique burkinabè ces dernières années, le Pr. SOMA a une riche expérience acquise au plan national et international. Spécialiste du droit constitutionnel, du droit international, et des droits de l’Homme, il a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques.

Il est également Avocat à la Cour, inscrit au Barreau du Burkina Faso depuis mars 2016.

« les saboteurs en puissance du travail gouvernemental sont les SG, les DG, les DAAF, les PRM, » Nestorine Sangaré

Cette sortie sur les réseaux sociaux fera a coup sur des remous. En effet Nestorine Sangaré, ex ministre en charge de la femme, de Blaise Compaoré, a publié le 25 novembre 2017, sur son profil Facebook sa compréhension du travail gouvernemental. Elle n’hésite pas à indexé les SG, les DG, les DAAF … comme les saboteurs du travail gouvernemental.  Voici son post 

Depuis que je suis sur Facebook, je reçois parfois quelques messages « amicaux » de « simples citoyens » qui m’interpellent et me laissent percevoir qu’ils ignorent complètement comment se fait le travail gouvernemental. Dans l’équipe gouvernementale, chaque ministre est nommé comme spécialiste, responsable de la gestion technique et financière d’un département précis. A ce titre, il fait monter les dossiers de projets par ses services et conseillers techniques et les soumet ensuite en Conseil pour approbation. En tant que spécialiste et responsable du dossier, chaque ministre vient défendre ses dossiers en conseil auprès des collègues, du PM et du PF. En conseil des ministres, on prend 5 à 15 minutes maximum pour discuter un seul dossier selon le nombre de dossiers à l’ordre du jour. Autant dire que le temps est insuffisant pour aller au fonds des dossiers. C’est pourquoi, avant chaque conseil des ministres, les conseillers techniques de chaque ministre, du PM et du PF doivent analyser les dossiers soumis par tous les ministères (s’ils ont les compétences) et donner des avis techniques à leurs patrons pour permettre à ce dernier de participer aux discussions en CM. Les dossiers trop complexes ou impliquant plusieurs ministères font l’objet d’un examen en conseil de cabinet sous la présidence du Premier Ministre pour favoriser un consensus avant le conseil des ministres.

La mauvaise gouvernance survient quand des techniciens d’un ministère montent intentionnellement mal un dossier avec ou sans l’aval de leur ministre. Si celui-ci le soumet en Conseil des Ministres, les autres ministres présents ainsi que le PM et le PF vont l’examiner et discuter. Souvent, après des discussions houleuses, les membres du Conseil vont critiquer et recaler un dossier 1, 2, 3 fois pour insuffisances et des corrections de fonds à faire. Mais, il arrive que les membres du CM n’aient pas toutes les informations sur un dossier ou l’expertise requise pour détecter toutes les erreurs. Dans ces cas, un ministère peut dissimuler des informations et passer outre les recommandations du Conseil des Ministres. Il va alors ficeler ses dossiers avec ses partenaires ou ses prestataires en échappant à la vigilance des collègues qui sont occupés à suivre les dossiers de leurs propres départements. Quand après examen en CM, un ministre déclare au PM avoir corrigé son dossier sans l’avoir fait, il faut que quelqu’un refasse un examen intégral du dossier pour vérifier, comme à l’école, et ce n’est toujours évident. En réalité, sur une trentaine de ministères qui soumettent en moyenne 1 à 2 dossiers par CM, le véritable casse-tête du travail gouvernemental consiste à faire le suivi-contrôle de la prise en compte effective des critiques et recommandations du Conseil des Ministres (corrections mineures ou de fonds, données à compléter, validation préalable avec le public cible, recentrage, implication d’autres ministères).

Au nom de la solidarité gouvernementale, les gens ont tendance à accuser globalement tous les ministres comme étant des décideurs collectifs et des malfaiteurs. Mais, il faut toujours, sur chaque dossier, situer les responsabilités techniques, financières et politiques au sens légal du terme. Il convient désormais d’inclure les saboteurs en puissance du travail gouvernemental que sont les SG, les DG, les DAAF, les PRM, et les membres des Commissions d’attribution des Marchés (CAM) indélicats qui conspirent, dissimulent et dealent très souvent à l’insu à leurs hiérarchies lors des passations des marchés. La bonne gouvernance est l’affaire de toute la chaine administrative, financière et technique et pas seulement des premiers responsables qui sont trop souvent roulés dans la farine. Aujourd’hui encore, ces faits sont perceptibles au sein de notre administration.

Tout de même !!! Ce n’est pas parce qu’on est sur Facebook, qu’il faut oublier d’observer les règles minimales de savoir-vivre en s’adressant à ma personne au simple motif que j’ai occupé un poste ministériel. Combien d’anciens ministres peuplent les rues de Ouaga sans être inquiétés dans leurs droits de citoyens ? La vie continue pour tout le monde et la mienne aussi. L’épisode gouvernementale est derrière moi et j’assume mon statut tout en refusant d’être emprisonnée dans ce passé révolu.

Merci beaucoup à ceux qui ont pris la peine de lire ce long message. Dr Nestorine SANGARE