Société
Burkina: les chercheurs dénoncent une injustice à leurs égards
Dans cette lettre ouverte adressée au Premier ministre Paul Kaba Thieba, la Coordination Recherche de la Fédération des Syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-Synter) dénonce les injustices dont sont victimes le corps des chercheurs
« Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Les chercheurs (Ingénieurs, Attachés, Chargés, Maitres et Directeurs de recherche) du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), organisés au sein de la F-SYNTER, se sont réunis en Assemblée Générale (AG) le mardi 26 septembre 2017 pour apprécier le point des échanges que le bureau du syndicat a eu avec la délégation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI), le jeudi 21 septembre autour de leur plateforme revendicative minimale. Au regard des réponses qui ont été apportées à nos justes et légitimes revendications et surtout de ce qui apparaît comme une volonté affichée de remettre en cause nos acquis, l’AG a instruit le bureau du syndicat de vous adresser la lettre ouverte suivante afin de vous interpeller sur la situation d’injustice et de brimades que vivent les travailleurs de la Recherche.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Nos revendications (voir plateforme jointe en annexe) portent essentiellement sur la mise en œuvre des accords conclus entre les syndicats de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le gouvernement ou entre notre syndicat et notre ministère de tutelle.
Ainsi, il est incompréhensible et inacceptable que 10 mois après l’entrée en vigueur des mesures de revalorisation salariale et indemnitaire, environ 400 chercheurs (392 selon le décompte du CNRST à la date du 21 septembre) dont les salaires ne sont pas domiciliés à la solde du CNRST n’aient pas encore bénéficié de ces mesures. C’est d’autant plus inacceptable que l’incidence financière de ces mesures avait déjà été évaluée en 2016. En outre, selon les explications du MESRSI et au rythme auquel les dossiers sont traités, il faudrait attendre encore six mois au moins avant de voir tous les chercheurs bénéficier seulement des revalorisations indemnitaires. Pour ce qui est de la revalorisation du salaire indiciaire, nul ne saurait dire quand cela serait effectif.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Cette cacophonie avec laquelle l’administration (MESRSI, Fonction Publique, Solde, etc.) traite la mise en œuvre des mesures de revalorisation salariale et indemnitaire n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans le cadre global d’un ensemble de mesures et de comportements hostiles de l’administration vis à vis du monde de la recherche. À titre d’exemple, depuis avril 2016, sous des prétextes fallacieux, le MESRSI, à travers la Direction des Ressources Humaines (DRH) du MESRSI, en complicité avec la DCMEF du CNRST, a fait suspendre toutes les nominations aux postes d’Ingénieurs et d’Attachés de Recherche au sein du CNRST. Elle justifiait alors cela par le fait que la loi 025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et chercheurs au Burkina Faso était en cours de relecture. Mais, depuis que le nouveau décret (décret 2016-1288) a été adopté le 30 décembre 2016, elle prétend maintenant que ce dernier ne précise pas les conditions de nominations. Mais on peut se demander si avant l’adoption de ce décret il n’existait pas des conditions de nominations ? De notre point vue, la réponse est négative étant entendu que le décret 2011-033 organisant les emplois des enseignants chercheurs et des chercheurs en son article 64 précise clairement les conditions de nomination des agents de la Fonction Publique. De même, pour les contractuels permanents du CNRST, l’arrêté conjoint 2014-082 portant sur les textes organisant les emplois spécifiques (TOES) du CNRST dans ses articles 251 à 258 mentionnent aisément les conditions de nomination des agents. Du reste, les nominations se sont poursuivies dans les Universités alors que la DRH les bloquait au CNRST. Pourtant les deux structures relèvent du même ministère, ont le même statut et sont régies par les mêmes textes. Ceci n’est malheureusement pas le seul « deux poids, deux mesures » que l’administration fait subir aux travailleurs de la recherche. Pendant que le MESRSI refuse désormais toute mise à disposition de médecins et pharmaciens de la Fonction Publique au profit de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), elle a signé courant mars 2017, une autorisation de mise à disposition de médecins et de pharmaciens au profit des Universités.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
A ces préoccupations s’ajoute une interprétation inqualifiable et hallucinante dont le MESRSI fait de l’article 153 de la loi 036-2016 du 24 novembre 2016 afin de justifier le refus d’intégrer dans la Fonction Publique, les chercheurs permanents du CNRST promus au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (CAMES). Pourtant, sur cette question, votre gouvernement s’était fermement engagé auprès des partenaires sociaux à le résoudre définitivement. C’est d’ailleurs en collaboration avec les services techniques compétents des différents ministères concernés que cet article 153 avait été rédigé pour éviter toute ambiguïté.
Outre cela, il faut noter le cas des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du CNRST qui se sont vus jusqu’aujourd’hui refuser le bénéfice des deux échelons de bonification accordés, à l’intégration, à l’instar de leurs collègues du ministère de la Santé ou encore se voient aujourd’hui refuser leur reversement en catégorie P comme le stipule la loi 081.
En ce qui concerne la formation des jeunes chercheurs, rien n’est entrepris pour favoriser leur prise en charge. Ce qui semble préoccuper l’Administration, se résume à la question de leur mise en position de stage afin de procéder aux coupures des indemnités sans aucune compensation financière.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Un véritable sentiment de colère anime aujourd’hui les chercheurs face à ce qui apparaît au mieux comme du mépris de l’administration vis-à-vis de leurs conditions de travail et de leurs carrières. Cette situation n’est guère propice au développement d’une recherche de qualité, incontournable au développement de notre pays et est aux antipodes de la promotion des ressources humaines tant vantée par votre gouvernement. C’est pourquoi, nous venons par la présente, vous interpeller sur la situation difficile en vue de prise de dispositions appropriées pour une correction juste et diligente de toutes ces injustices infligées au monde de la recherche. Tout en réaffirmant notre disposition à trouver des solutions à nos préoccupations dans un dialogue franc, nous vous assurons de notre ferme engagement à nous dresser contre toutes les injustices et toute remise en cause des acquis des travailleurs.
Veuillez croire, Excellence Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de notre haute considération.
Ouagadougou, le 07 novembre 2017.
Pour la Coordination de la Recherche
Seni KOUANDA
Secrétaire général »
Plateforme Revendicative Minimale 2017
1. Application immédiate des mesures relatives à la revalorisation salariale et indemnitaire des chercheurs dont les salaires ne sont pas domiciliés à la solde du CNRST.
2. Reprise dans les meilleurs délais des nominations des agents (Fonctionnaires comme permanents CNRST aux fonctions d’Attaché et d’Ingénieur de Recherche).
3. Résolution effective de la question des formations doctorales par l’octroi de bourses d’études et plan de formation des ingénieurs de recherche.
4. Application des dispositions pour l’intégration à la fonction publique et la reconstitution de la carrière des chercheurs permanents du CNRST promus au CAMES conformément au décret n°2016-1169/PRES promulguant la loi 036-2016/AN du 24 novembre 2016 portant modification de la loi n°025-2010/AN du 18 mai 2010.
5. Mise en œuvre effective des engagements pris lors des négociations entre le MESRSI et la coordination F-SYNTER.
5.1. Gestion de la prime de recherche
5.2. Gestion des voyages d’études
5.3. Vie démocratique au sein du CNRST
Poulets de chair: La Police saisit 450 carcasses à Saaba
Dans le cadre de ses missions régaliennes, le Poste de Police de Saaba a procédé à la saisie de carcasses de poulet de chair impropres à la consommation dans le village de Ipélcé, localité située dans la commune de Saaba. En effet, dans la matinée du 09 novembre 2017 aux environs 08 heures, les éléments … Lire la suite
Société: Une femme accuse les services de l’action sociale de lui avoir enlevé son bébé de 3 mois
Dans cette lettre ouverte , une jeune dame accuse les services de l’action sociale de lui avoir enlevée sa fillette de 3 mois depuis le mois d’Octobre. Elle demande l’aide de la ministre de la femme afin de revoir sa fillette.
C’est avec un cœur meurtri que je vous écris cette lettre faute de pouvoir vous rencontrer. En effet c’est une mère meurtrie qui vous écrit car vos services m’ont arraché mon bébé de 3 mois que je tenais dans mes bras.
Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille , Je me nome Sanou Celine
L’histoire remonte à 12 mois lorsque je suis tombée enceinte de Monsieur Bationo Kevin. Faute de m’aider à entretenir la grossesse, Monsieur Bationo m’a abandonné seule avec ma grossesse. J’ai dû nourrir ma grossesse toute seule jusqu’à l’accouchement. Pire il a voulu que j’avorte, chose que j’ai refusé car être une mère est un don de Dieu.
Madame la ministre, est-ce un crime de donner naissance à la petite grace Imrane ? Un bout de choux qui m’a fait oublier mes 9 mois de souffrance.
Malheureusement pour ma fille et moi commencerons nos déboires car le père de ma fille utilisera vos services pour m’enlever ma fille alors qu’elle n’as que 3 mois.
En effet pour nous personne pauvre n’avons que les services de l’action pour nous aider. C’est forte de cette conviction que j’ai donc saisit vos services afin de permettre à ma fille d’avoir un extrait d’acte de naissance. Car j’ai été humiliée et chassée comme une malpropre lorsque je me suis rendu dans la famille Bationo.
En lieu et place d’une conciliation entre les parents de la petite Grace l’action sociale s’est muée en justice et a décidé unilatéralement que je ne jouissait pas de mes facultés et aussi a décidé que j’utilisais l’enfant à des fins personnelles c’est-à-dire la reconquête du père de mon enfant.
Madame la ministre je sais que en tant que femme, vous ne cautionnerez pas qu’on puisse enlever à sa mère une fillette de 3 mois. Les textes au Burkina Faso sont clairs, seul le juge peut donner une ordonnance pour le retrait d’un enfant à sa mère.
Madame la ministre c’est les larmes aux yeux et le cœur d’une mère meurtrie que je vous dis que depuis le 4 Octobre 2017 je suis sans nouvelle de ma petite Grâce. Psychologique je ne souhaiterais à aucune femme au monde de vivre cela.
Madame je m’en remets à vous.
Sanou Celine 73 91 55 57
COP 23 sur le Climat: La Grande Muraille verte, Une alternative pour la sécurité alimentaire au Sahel et au Sahara.
L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) du Burkina et ses partenaires ont co-animé un panel sur les solutions fondées sur la nature pour l’eau et l’adaptation au changement à cette 23ème conférence des Parties à Bonn en Allemagne.Une occasion pour le Burkina Faso qui coordonne ce projet de présenter les acquis et défis à relever pour la mise à l’échelle des technologies labélisées.
Au Burkina Faso, 34% du territoire national, soit 9 234 500 ha des terres de production, sont dégradés en raison de causes anthropiques et climatiques, avec Rythme annuel de dégradation : 469 060 ha/an. Ces zones disposent des potentialités, de savoirs et savoir-faire en résilience que les populations ont développé depuis des temps et qui n’attendent qu’un accompagnement pour accélérer leur mise à l’échelle selon le coordonnateur de L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) Adama Doulkom .Ces techniques labélisées comme le zaï, les demies-lunes,les cordons pierreux,la RNA, MED sont dignes d’intérêt pour des investissements socio-économiques et environnementales durables et rentables.Les populations qui en sont les premières bénéficiaires ne doivent pas être exposées aux effets néfastes des changements et variabilité climatiques. C’est pour faire face aux fortes tensions exercées par le changement et variabilité climatiques sur les économies du Sahel et sur les moyens d’existence des populations l’Initiative Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel a été lancé en 2015 à Ouagadougou au Burkina Faso.
En s’adaptant au contexte des changements climatiques,il est évident pour la Grande muraille verte selon le coordonnateur Adama Doulkom de consentir plus d’efforts dans la sauvegarde de l’environnement et de s’imposer comme un programme continental porteur.
‘’’Si nous devrons réaliser 3000 ha /an, il nous faut plus de 650 ans pour y arriver tout en maximisant les efforts pour réduire et contrôler la vitesse de dégradation des terres de sorte à atteindre la Neutralité en terme de Dégradation des Terres.’’
Les questions sur la mobilisation des ressources financières (domestiques, fonds existants dans les différents guichets au niveau international) n’ont pas été occultées lors de ce panel à la 23ème conférence des Parties sur le climat à Bonn en Allemagne .Comme il fallait s’y attendre,elles ont été évoquées par les partenaires de l’Office International de l’Eau, à l’Agence de l’Eau Seine Normandie, AFD, Agence Française de la Biodiversité, IDDRI, comité français de l’IUCN qui reconnaissent la nécessité de mobiliser les fonds pour contrer réellement le phénomène des changements climatiques.
Sur base d’un coût de récupération de 300 euros/ha, les investissements nécessaires pour la seule récupération des terres dégradées s’élèvent à 600 millions d’euros
Au Sahel, des solutions fondées sur la nature pour l’eau et l’adaptation au changement climatique existent depuis des décennies (zaï, demies-lunes, cordons pierreux, RNA, etc.). Les objectifs restent similaires aux autres pays du Sud (tirer au mieux partie de l’eau, réduire l’érosion, maintenir la fertilité)
Ces solutions représentent des opportunités importantes pour répondre aux enjeux des changements climatiques, tout en apportant des bénéfices pour la biodiversité et le bien-être humain.
Pour donc relever les défis qui s’imposent à la grande muraille verte le coordonnateur de L’initiative Grande Muraille Verte de Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) Adama Doulkom recommande la sécurisation les droits d’usage sur le foncier pour permettre une plus large adoption des technologies de GDT.L’amélioration des connaissance sur les dynamiques d’évolution des ressources naturelles en lien avec les processus de décentralisation tout en soutenant l’action à l’échelle locale (collectivités locales).
Affaire Ambassadeur refoulé en Ethiopie: « la nomination n’a pas respecté les règles et procédures prévues »Syndicat
Le Syndicat autonome des agents du ministère des Affaires étrangères (Samae) dénonce, dans les lignes qui suivent, l’imprudence et la négligence qui ont caractérisé la nomination d’un ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’Ethiopie.
«Suite à la nomination entachée d’irrégularités de l’Ambassadeur du Burkina Faso auprès de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie, que d’aucuns ont qualifié de «bourde diplomatique», avec pour corollaire la remise en cause des compétences réelles des professionnels du Ministère en charge des Affaires Étrangères, le Syndicat Autonome des Agents du Ministère des Affaires Étrangères (SAMAE), fidèle à ses principes et à ses valeurs, vient par cette tribune, proposer sa lecture et condamner avec la plus grande fermeté, les dérives et les actes d’une extrême gravité découlant de la gestion actuelle du département en charge de la diplomatie burkinabè.
I/ De la nomination de l’Ambassadeur
Le 17 juin 2017, le Conseil des Ministres en sa séance ordinaire, procédait à la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie, Représentant Permanent auprès de l’Union africaine et de la Commission Économique des Nations-Unies pour l’Afrique. Le SAMAE a constaté avec désolation que cette nomination n’a pas respecté les règles et procédures prévues par la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques. La nomination d’un ambassadeur obéit à une procédure que le SAMAE estime nécessaire de rappeler.
En effet, la procédure de nomination requiert une demande d’agrément accompagnée du Curriculum Vitae détaillé de la personne pressentie pour être nommée ambassadeur, adressée à l’État accréditaire par voie diplomatique. Cette nomination ne peut se faire qu’après avoir reçu l’agrément délivré par cet État.
Ladite procédure simple mais très importante est connue, même du plus petit fonctionnaire des emplois spécifiques du ministère en charge des affaires étrangères dans la mesure où elle fait l’objet d’un des premiers enseignements reçus dans les écoles de formation en diplomatie.
Une telle maladresse est la traduction d’une imprudence et d’une négligence des usages et coutumes en la matière de la part de toutes les personnes impliquées et singulièrement du premier responsable du département censé incarner ces principes et valeurs protocolaires. Elle révèle en outre la non implication des professionnels de la diplomatie dans la gestion de cette nomination et dans le traitement de certains dossiers spécifiques. Sinon, comment est-il concevable que l’agrément n’ait pas constitué le fond de dossier pour la nomination de l’ambassadeur en Conseil des ministres ?
Une des nombreuses conséquences nées de cette situation est sans conteste la dégradation de l’image de marque du pays que le département de la diplomatie se doit de prôner. Il importe de situer les responsabilités et d’en tirer les conséquences qui s’imposent.
II/ De la mauvaise gestion du Ministère en charge des affaires étrangères
II.1 Une gestion aventuriste de l’administration diplomatique
Le SAMAE depuis sa création s’est toujours battu pour la valorisation des compétences au sein du ministère en charge des Affaires étrangères. Cela passe par le respect strict des procédures administratives et des avis des techniciens ; ce qui n’est pas le cas actuellement.
La gestion de l’administration diplomatique sous le magistère du ministre Alpha Barry est aux antipodes des principes élémentaires de la déontologie administrative. En effet, il est connu de tous que le Secrétaire Général d’un ministère ou d’une institution est le coordonnateur de l’action administrative. Mais aujourd’hui on assiste à une confusion de rôles entre le Cabinet du Ministre et le Secrétariat général dans le traitement au quotidien des dossiers administratifs. Ce faisant, le tâtonnement, l’amateurisme et l’approximation sont caractéristiques de l’action diplomatique sous la conduite du Ministre Alpha Barry.
De cette confusion découlent les manquements que nous constatons aujourd’hui dans le traitement de certains dossiers qui ont suscité l’émoi, la surprise et l’indignation d’une partie de l’opinion publique nationale et internationale. Il en est ainsi du récent accord de siège signé entre le gouvernement burkinabè et Coris Holding. Il convient de préciser que la demande d’accord de siège a été introduite à plusieurs reprises depuis 2011 et a toujours reçu un avis technique défavorable. En conséquence la signature intervenue le 22 août 2017, en pleine période de deuil national suite au décès du Président de l’Assemblée Nationale, Salifou Diallo, est plus le fait de considérations politiques que techniques.
II.2 De la non rationalisation des effectifs dans les Missions Diplomatiques et Postes Consulaires
Le SAMAE déplore la pléthore du personnel non essentiel au sein des Missions Diplomatiques et Postes Consulaires et l’insuffisance des ressources allouées au fonctionnement des ambassades et consulats. À ce titre, il propose la rationalisation des effectifs, qui devrait se caractériser par la réduction du personnel non essentiel à l’atteinte des objectifs assignés au département en charge de la diplomatie sur la scène internationale. C’est pourquoi le SAMAE a réclamé et obtenu la signature d’un arrêté portant commission d’affectation qui devait statuer sur les affectations internes et externes des agents.
Cependant, on constate une violation flagrante de cet arrêté et des autres textes lors des affectations dans les ambassades et consulats, se traduisant par des nominations doublons, fantaisistes ou à des postes inexistants dans les organigrammes des ambassades.
En outre, toute affectation autre que celles en Conseil des Ministres se fait exclusivement par arrêté du Ministre des Affaires Étrangères. Contre toute attente, des affectations ont été effectuées en violation flagrante des dispositions pertinentes du décret n°2008-775/PRES/PM/MAECR du 2 décembre 2008 fixant les conditions d’affectations et de séjour dans les Missions Diplomatiques et Postes Consulaires du Burkina Faso à l’étranger.
C’est le lieu pour le SAMAE de réaffirmer sa détermination et son engagement à dénoncer toutes les nominations et affectations dans les ambassades et consulats généraux qui ne seraient pas conformes aux pratiques et aux textes y relatifs.
Par ailleurs, le Burkina Faso étant un pays à moyens limités, le SAMAE a toujours défendu la nécessité de la rationalisation des effectifs dans les Ambassades et Postes Consulaires. Il ne peut donc comprendre que dans ce contexte, l’autorité continue d’y envoyer du personnel sans tenir compte des besoins réellement essentiels.
En tout état de cause, le SAMAE interpelle encore une fois l’autorité compétente à travailler à rechercher l’efficacité dans le choix des Chefs de Mission Diplomatique à l’étranger, mais aussi à rationaliser les effectifs des Missions Diplomatiques et Postes Consulaires ; cela dans l’optique de privilégier le personnel recruté et formé spécifiquement pour ces missions si tant est que l’attention de cette dernière porte sur la redynamisation et la portée positive desdites Missions. En tous les cas, le SAMAE se réserve le droit de réagir à toute tentative de dénier aux professionnels de la Diplomatie, leur place et leur rôle dans la mise en œuvre de la politique étrangère du Burkina Faso.
De ce qui précède, le SAMAE invite le gouvernement et le ministère des Affaires Étrangères :
– à situer les responsabilités et tirer les conséquences de la nomination cacophonique de l’Ambassadeur du Burkina auprès de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie ;
– à prendre en compte les avis des professionnels du métier de la diplomatie dans la gestion de la politique étrangère du Burkina Faso ;
– à geler les affectations faites en violation flagrante des textes y relatifs;
– à procéder sans délai à la rationalisation des effectifs dans les Missions Diplomatiques et Postes Consulaires conformément à la promesse faite par le gouvernement à travers la relecture du décret n° 2013-661 du 1er août 2013 ;
– à organiser les états généraux de la diplomatie burkinabè en vue de trouver des solutions structurelles aux problèmes du Ministère.
Pour finir le SAMAE en appelle à la sagesse et à la claire vision du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, de s’investir personnellement et de veiller sérieusement à la conduite de l’action diplomatique du Burkina Faso, en vue de lui redonner son lustre d’antan sur la scène africaine et internationale.
NI PARTISAN NI COURTISAN LA CAUSE EST COMMUNE»
Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général
Albert DJIGUEMDE
Justice: « le rapport a connu des fuites suivies de publications » Syndicats des magistrats
Le 06 juillet 2017, la commission d’enquête mise en place par le Conseil supérieur de la magistrature pour investiguer sur diverses allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie qu’auraient commis des magistrats a remis son rapport audit Conseil.
A l’occasion, les membres du Conseil se sont interdits eux-mêmes d’en prendre copie et ont demandé que le Conseil de discipline puisse être diligemment saisi pour notamment, d’une part, éviter les risques de fuite préjudiciable à la présomption d’innocence, d’autre part, permettre à ceux mis en cause de se défendre pour être situés dans un sens ou dans un autre quant à leur culpabilité.
Malheureusement avant cette saisine, le rapport a connu des fuites suivies de publications ou de commentaires d’acteurs judiciaires ou non judiciaires. Au regard du contenu de certains de ces commentaires ou publications, les syndicats de magistrats qui s’inscrivent dans une dynamique d’apaisement mais également de responsabilité et de redevabilité dans le milieu judiciaire voudraient, pour éviter des amalgames, relever ce qui suit :
1)- la commission d’enquête a été voulue de façon unanime par l’ensemble des syndicats de magistrats. Cette volonté n’a pas varié ;
2)- la désignation des membres de la commission d’enquête a été faite de façon unanime suivant un critère jugé des plus objectifs par le Conseil supérieur de la magistrature ;
3)- les éléments résultant de la fuite du rapport d’enquête laissent voir aux syndicats que ceux dont la commission a demandé la traduction en conseil de discipline comprennent des militants de tous les syndicats et des non-syndiqués ;
4)- les éléments ci-dessus devraient obliger à une très grande réserve quant au recours à l’argument de règlement de comptes syndical ;
5)- le Conseil supérieur de la magistrature n’a pas entendu mettre en place une commission dont le travail serait inattaquable et les membres de ladite commission ne peuvent avoir eux-mêmes entendu faire un travail inattaquable ;
6)- Ceux qui auraient des griefs contre le rapport de la commission sont invités à maintenir leur sérénité pour le faire utilement devant le Conseil de discipline sans que l’étiquette ou l’absence d’étiquette syndicale ne puisse ni leur nuire ni leur profiter ;
7)- ceux qui pensent que des faits n’ont pas été pris en compte peuvent toujours user des canaux légalement appropriés pour qu’ils le soient ;
7)- les syndicats maintiennent le souhait que le processus entamé puisse être sereinement et diligemment poursuivi pour permettre aux mis en cause d’être situés sur leur culpabilité ou l’inexistence de cette culpabilité.
Ouagadougou le 12 novembre 2017
Le Secrétaire Général du Syndicat Le Secrétaire Général du Syndicatdes Magistrats du Burkina (SMB) Burkinabè des Magistrats (SBM)
Christophe COMPAORE Moriba TRAORE
Le Secrétaire Général du Syndicat Autonome
des Magistrats du Burkina (SAMAB)
Antoine KABORE
Affaire Ambassadeur refoulé en Éthiopie: le Ministère des affaires étrangère dément
Suite aux informations rumeurs relatives au refoulement de Madame Madina GANOU DIABY KASSAMBA, nommée Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République fédérale démocratique d’Ethiopie par le conseil des ministres du mercredi 14 juin 2017, le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur tient à rassurer l’opinion publique burkinabè que l’Ambassadeur n’a jamais été l’objet d’un quelconque refoulement.
En effet, la nomination d’un Ambassadeur obéit à un certain nombre de procédures préalables auprès des autorités du pays d’accueil. Pour ce cas-ci, des difficultés de coordination entre les autorités burkinabè et éthiopiennes ont été constatées.
A la suite de cela, le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, dans le cadre du respect des prescriptions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, et après une concertation au sein du Conseil de cabinet du jeudi 26 octobre 2017 a décidé du retour de l’ambassadeur GANOU avant une régularisation définitive de sa situation. C’est ainsi que, partie le 10 octobre 2017 à Addis-Abeba, l’intéressée a choisi elle-même la date du 08 novembre 2017 pour regagner Ouagadougou.
Par ailleurs, le ministère tient à rassurer l’opinion publique du respect des procédures pour la nomination des Ambassadeurs. Il en veut pour preuve la nomination de plusieurs ambassadeurs au cours de l’année 2017, notamment au Canada, au Danemark, à Taiwan, au Ghana, au Sénégal, en Suisse, au Japon, et en Egypte, sans que des difficultés n’aient été signalées.
Au-delà de toute autre considération, le Ministre des Affaires étrangères, rassure l’opinion publique de l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la République fédérale d’Ethiopie et ne ménagera aucun effort pour œuvrer à leur renforcement.
Ouagadougou, le 12 novembre 2017
La Direction de la Communication et de la Presse ministérielle
Situation nationale: Un mouvement de la société civile dénonce des travers des Kogleweogo
Le Mouvement citoyen pour une éthique républicaine (MOCER), une Organisation de la société civile (OSC) burkinabè a dénoncé vendredi, des violations de droit de l’homme perpétrées par des groupes d’autodéfense dénommés koglwéogo. Par ailleurs, le mouvement condamne «le silence dont fait montre le ministre de la sécurité, des récents évènements dans la commune de Zabré (Centre-est). … Lire la suite
Société : Un imam poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans
Le sieur S.C, imam et charlatan né en 1964, est accusé de viol sur O.M, une mineure de 12 ans, en classe de 5e au secteur 6 de Banfora. Il a comparu devant le Tribunal de grande instance de Banfora, ce mardi 7 novembre 2017. Les faits remontent au 1er octobre 2017. Selon les témoignages, … Lire la suite