Les étudiants burkinabè boursiers en France crient « A l’aide ! »

La tribune suivante est un appel à l’autorité publique fait par un étudiant sur les arriérés de paiement des bourses aux étudiants en France.

« Y’en a ras-le bol » voici le sentiment d’exaspération que partage l’ensemble des étudiants boursiers du Burkina Faso en France. En effet, pour certains, depuis leur arrivée en France en tant qu’étudiants boursiers, ils constatent des retards : « Cela fait maintenant 5 ans que je suis boursier, et chaque année au moins 3 fois dans l’année, nous constatons des retards. Au début, on arrivait à gérer parce qu’il s’agissait d’un retard d’une ou de deux semaines. Mais lorsque tu as un mois de retard ou plus cela devient vite ingérable. Et lorsqu’en ce moment tu es obligé d’appeler pour avoir des informations auprès du service qui s’occupe des étudiants et que tes interlocuteurs te font savoir qu’ils n’en savent rien, ou parfois divulguent de fausses informations, moi je dis clairement c’est du [sic] gros foutage de gueule » témoigne un boursier très mécontent de la situation qu’il partage avec ses camarades.

Il revient très souvent, dans les témoignages que nous avons recueillis, une très faible communication de l’ambassade, plus précisément du service culturel qui ne daigne même pas envoyer un mail pour alerter les jeunes des possibilités de retard : « S’il y a un minimum que doivent à tout prix faire les services responsables de la gestion de cette bourse, ce serait de verser la bourse à temps le premier trimestre car c’est à cette période que beaucoup de changements se font. Certains à cause de leur master sont obligés de déménager, de changer de ville, sans compter qu’il y a les frais de scolarité à payer, les fournitures à acheter, les abonnements de transports en commun, la sécurité sociale, la mutuelle des étudiants…

Ce sont autant de dépenses obligatoires, et toutes nos économies y passent. Donc imaginez dans quelle situation nous sommes, et les retards amplifient cette crise, pff ». Comme cet étudiant, ces jeunes sont actuellement dans une situation précaire, obligés de serrer la ceinture, de ne manger plus qu’un repas par jour pour certains. À cela s’ajoutent les différentes relances de bailleurs pour les arriérés de loyer, les factures impayées d’électricité et d’internet, etc.

Une pétition avait été auparavant faite auprès du dit-service pour réclamer une amélioration de leur communication. Bien évidemment, Ils n’ont pas pris en compte les attentes des étudiants boursiers : « Nous avons, en 2015, fait une pétition que nous avons envoyé directement à l’ancienne conseillère sur le retard des bourses vu que cela faisait deux mois que nous attendions notre bourse, elle devait nous être virée en octobre 2015, mais nous ne l’avons reçue qu’en fin novembre pour certains [la majorité], donc deux mois de retard.

Elle nous avait répondu en disant qu’elle n’était pas responsable des retards, que le CIOSPB s’occupe du transfert des fonds suivant une correspondance sur le statut du renouvellement des étudiants, chose que nous acceptons et nous comprenons. Pendant un certain temps nous avons constaté une amélioration au niveau de la communication. Le service nous a envoyé un mail pour statuer sur le retard de la bourse d’avril de la même année. Ainsi, nous avons pu nous préparer à cette éventualité et nous avons pu palier ce retard.

Puis après, silence radio. Plus aucune information ne nous était transmise mis à part sur le renouvellement de la bourse ou les billets de mi-parcours. S’ils l’ont fait une fois pourquoi ne pas le faire tout le temps, ça prend juste 10 minutes de rédiger un mail et de le faire parvenir à tout le monde. Ils savent bien, à des périodes préétablies, que les étudiants attendent leurs bourses. Si à cette date vous ne recevez rien, faites juste un mail pour expliquer la situation. C’est simple et ça nous calmera. A la limite, ils pourraient même anticiper l’envoi des mails parce qu’ils savent bien que si l’argent n’a pas été envoyé à une certaine date, nous, les étudiants, nous ne recevrons pas notre bourse à temps ».

Certains étudiants en viennent à se demander si l’ambassadeur, qui est leur représentant sur le territoire français, a conscience des différentes situations qu’ils traversent : « Nous avons joint l’ambassade pour avoir des nouvelles de la bourse. Le secrétariat du service culturel nous a fait savoir que l’argent leur avait été viré. Cependant, du fait de nombreux changements, notamment l’arrivée d’un nouveau conseiller culturel, mais aussi et surtout de la non présence du trésorier qui est parti en vacances, ils ne pourront pas nous transmettre ce qui nous revient de droit.

Cela fait plus d’un mois que nous attendons notre bourse, qui en plus est la bourse de début d’année ; attendu impatiemment par beaucoup d’entre nous, car nous avons eu notre scolarité à payer en plus des loyers et des factures, toutes nos économies y sont passées. Et parce qu’un « Monsieur » a décidé de partir pour ses vacances, nous sommes totalement bloqués. Pour toute une ambassade, c’est inimaginable qu’une personne puisse jouer avec la vie de plusieurs personnes. Il a pris ses congés, chose normale pour toute personne qui travaille. Mais le contexte ne sied pas. Ils savent bien que le CIOSPB doit leur transmettre l’argent pour les boursiers. Pourquoi ne pas designer une personne hautement qualifiée pour autoriser la sortie des fonds ?

Pourquoi, son excellence Monsieur l’ambassadeur, ne peut-il pas émettre une dérogation pour nous permettre de recevoir notre argent ? Nous sommes pour la plupart des boursiers de longue date, vous avez reçu l’argent pour certains d’entre nous, vous avez nos coordonnées bancaires enregistrés, vous avez une liste ; transmettez-nous ce qui nous vient de droit le plus vite possible. Vraiment, nous ne comprenons pas ! Nous réclamons des explications et la prise de mesure pour que de tels agissements ne se répètent plus ». Comme vous l’aurez constaté, la frustration bat son comble et cela pourrait porter préjudice aux résultats scolaires des étudiants.

En outre, ces étudiants en quête d’amélioration de leurs conditions de vie à l’étranger, ont décidé de mettre en place une association. Cette initiative a pour objectif d’établir un pont entre les étudiants et les services concernés. Cette alternative pourrait tenter de résoudre les problèmes de communication rencontrés depuis plusieurs années et de calmer la frustration des protestataires.

Cependant, ils ont tenu à informer les autorités et à faire passer un message auprès des différentes institutions responsables concernées : « Nous ne voulions pas en arriver là, mais vu que la situation ne s’améliore pas, on se doit de se mobiliser afin de faire évoluer les choses, pas seulement pour nous mais aussi pour les futures générations. Nous demandons à Monsieur le Ministre des enseignements secondaire et supérieur, au Directeur du CIOSPB, à la responsable du service culturel à l’ambassade du Burkina Faso à Paris, de trouver une solution afin d’améliorer les conditions de vies des étudiants boursiers. Nous sommes venus en France pour étudier, et nous l’avons toujours bien fait. Nous honorons année après année notre contrat vis à vis de vous ! Nous vous conjurons d’en faire de même. Faute de quoi, nous serions obligés d’employer d’autres moyens pour nous faire entendre par l’autorité »

Un étudiant burkinabè en France

Première session extraordinaire du Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel

Le Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel (COS/PUS-BF) a tenu sa première session extraordinaire, ce lundi 20 novembre 2017, à la Primature, sous la conduite du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, président dudit Conseil.

A cette session extraordinaire, les travaux du COS/PUS-BF ont porté sur l’état d’exécution des marchés du programme au 30 octobre 2017 et le plan annuel de travail 2018 dudit programme.

Selon les conclusions livrées par le Directeur général du développement territorial, Martial Wilfried BASSOLET, sur 199 marchés prévus dont le coût est estimé à 77, 8milliards de F CFA, 17% sont entièrement exécutés, 51% sont en cours d’exécution avancée et 32% n’ont pas connu de démarrage effectif pour diverses raisons.

Comparativement à l’état d’avancement des marchés au 30 septembre 2017 soumis au conseil lors de la première session tenue le 20 octobre dernier, a fait savoir M. BASSOLET, il y a une évolution significative dans les marchés exécutés qui passe de 11% à17%.

Au regard de ces résultats obtenus, le conseil a encouragé les différents ministères à redoubler d’efforts dans la passation des marchés publics en vue d’atteindre un taux d’exécution élevé à la fin de l’année, notamment en ce qui concerne les marchés qui sont en cours d’exécution.

S’agissant du plan de travail annuel 2018, le conseil a invité le secrétariat technique à l’affiner avec les départements ministériels de manière à déterminer les financements acquis, le gap de financement à rechercher et de soumettre le document pour adoption à la prochaine session extraordinaire. Au terme de la session, des résolutions ont été prises par le conseil.

Aussi, le conseil a formulé des recommandations. Au titre des résolutions, selon le Directeur général du développement territorial, le conseil d’orientation a instruit le ministre en charge du développement d’organiser une
rencontre-bilan de l’exécution du programme 2017 et de présentation du projet de plan de travail annuel 2018 aux partenaires techniques et financiers avant le 30 mars 2018.

Aussi le conseil a instruit chaque ministre à tenir une réunion mensuelle avec les directions générales des études et des statistiques sectorielles, la direction du contrôle des marchés et des engagements financiers, la DAF, la DMP et le point focal du PUS en vue de faire le point de l’état de mise en œuvre du programme.

En outre, le conseil d’orientation stratégique a instruit le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement à proposer un mécanisme de motivation pour le personnel militaire, paramilitaire et civil affecté ou en mission dans les zones couvertes par le PUS et présentant des risques sécuritaires.

Concernant les recommandations, le Conseil d’orientation stratégique du PUS a recommandé au gouvernement de confier l’exécution des prestations spécifiques entrant dans le cadre du programme au génie militaire; d’encourager les grandes entreprises attributaires de marchés basées hors de la zone d’intervention du programme à sous-traiter, dans la mesure du possible, avec les petites et moyennes entreprises locales qui ont fait la preuve de leur capacité sur le terrain; de mener une réflexion pour mettre en place un mécanisme de saine émulation entre les collectivités territoriales en allouant les ressources en fonction de la performance de celles-ci.

Revenant sur le bilan de mise en œuvre du plan de travail de 2017, la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, a précisé que 34 marchés sont entièrement exécutés, 101 sont en cours de réalisation et 32 marchés non entamés. De son avis, il y a un motif de satisfaction au regard de la contrainte budgétaire qu’il y avait par rapport à la mise en œuvre du programme et au regard du temps mis pour son exécution sur le terrain.

Répondant à la presse sur les ressources manquantes à rechercher auprès des bailleurs de fonds pour combler le gap, Pauline ZOURE a indiqué que pour le plan de travail de 2018, au total198 milliards de F CFA sont prévus dont une grande partie de ce montant sera supportée par l’Etat burkinabè. En effet, ce plan de travail sera financé sur le budget de l’Etat et aussi sur le budget des partenaires, avec un gap de plus de 32 milliards de F CFA à rechercher.

A l’entendre, ce gap de financement sera mobilisé à travers une table-ronde des bailleurs de fonds qui sera organisée avant la fin du premier trimestre de 2018, en vue de combler le déficit.

Justice: le dossier Ousmane Guiro contre l’Etat Burkinabé devant la cour de justice de la CEDEAO

La Cour de justice de la CEDEAO va juger à partir de demain mardi, à Abuja (Nigeria), le dossier ‘’Ousmane Guiro contre l’Etat burkinabè’’ .

L’ex Directeur général des douanes, reconnu coupable pour corruption active et enrichissement illicite, estime que ses droits à un procès équitable et à la présomption d’innocence ont été violés selon le récit de nos confrères de l’AIB.

Ousmane Guiro proteste contre la décision de jugement numéro 027 du 30 avril 2014, où il a été reconnu coupable de corruption passive, d’enrichissement illicite, de blanchiment d’argent et de possession illégale d’armes.

Dans sa volonté de faire appel, M. Guiro soutient avoir été empêché de déposer des documents, en raison du mauvais fonctionnement du greffe de la Cour d’appel.

Le douanier demande donc à la Cour de justice de la CEDEAO de conclure qu’il ne peut pas bénéficier d’un procès équitable et à la présomption d’innocence et qu’il devrait de ce fait être jugé, conformément aux principes internationaux.

Sous le régime de la Transition, en juin 2015, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et au paiement de dix millions de francs CFA d’amende et la confiscation d’une partie des objets saisis.

La Cour de Cassation se prononçant en juin 2016, sur le pourvoi formulé par le Procureur général près la Cour d’Appel Laurent Poda, a renvoyé les parties devant la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Ouagadougou et condamné M. Guiro aux dépens.

Sécurité: Marche meeting à Yako pour demander le justice pour le Général Gilbert Diendéré

« Juger ou libérer Diendéré ! Justice équitable pour le Général Gilbert Diendéré ! Mon Général, tout le Passoré vous soutient ! » ce sont autant de slogan qu’on pouvais lire sur les pancartes ce samedi à Yako.

En effet les fils et filles du Passoré à travers une marche-meeting ont demander l’accélération d’un jugement équitable au profit du Général Gilbert Diendéré, arrêté depuis le 30 octobre 2015 suite au coup d’Etat manqué.

Venus des 9 communes que compte la province du Passoré, les populations de la localité ont arpenté les artères de la ville pour exiger un procès équitable et diligent pour leur fils, frère et père, le Général Gilbert Diendéré.

A cet effet, ils ont marché environ 45mn, du CMA de la ville, en empruntant la « rue de l’hôpital » et ce, jusqu’au Haut-commissariat du Passoré, où les attendaient une sécurité impressionnante, les autorités communales ainsi que le représentant du Haut-commissaire du Passoré, Karidiata Kaboré, par ailleurs préfet du département de Yako pour transmettre ledit message.

« Nous estimons que la démarche du pouvoir politique ainsi que le pouvoir judiciaire actuel n’est pas du tout équitable dans le procès du putsch manqué.

La preuve en est qu’il y a des hauts gradés de l’armée et certains civils en passant par le général Yacouba Isaac Zida que le Général Diendéré a cité lors de la confirmation des charges contre lui.

Ces derniers doivent être rapatriés si nous voulons réellement une équité dans le procès de ce coup d’Etat manqué. Donc nous, nous estimons que c’est une manière de saper la justice », a martélé Sidnoma Franck Sankara.

Le préfet du département de Yako, Mme Kaboré, représentant le Haut-commissaire du Passoré a rassuré les marcheurs de sa promptitude à transmettre le message de toute la province à qui de droit.

Burkina: voici le rapport d’enquête sur le manquement à l’éthique dans le monde judiciaire

Nos confrères du Courrier confidentiel ont dévoilé le contenue du rapport du Conseil Supérieur de la Magistrature. 

C’est un rapport qui était très attendu et qui fait des gorges chaudes. Il est prêt depuis juillet dernier. Mais il avait été hermétiquement rangé dans les tiroirs. Plusieurs organisations de la société civile, des partis politiques et de nombreux citoyens avaient demandé qu’il soit publié, en vain.

Il compte 478 pages, avec une pile d’annexes. Le rapport synthétique (voir ci-dessous), qui se focalise sur les faits essentiels, lui, en compte 29.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qui a reçu le document le 24 octobre, devrait tenir bientôt, un Conseil de discipline. Et situer ainsi les responsabilités des personnes mises en cause. Voici, en exclusivité, le document.

Télécharger ou lire le rapport 

Burkina-Abidjan: Blaise Compaoré sort de sa réserve.

Blaise compaoré

Dans un communiqué signé de son nom et transmis à Jeune Afrique par ses avocats, Blaise Compaoré dément tout lien avec les jihadistes sahéliens affirmant avoir « souffert » lors des dernières attaques terroristes qui ont endeuillé le Burkina Faso

Voici le communiqué de l’ex president Blaise Compaoré

Depuis que j’ai quitté le pouvoir, j’ai observé un devoir de réserve absolu. Cependant, je reste très attentif à l’actualité de mon pays. J’ai souffert lorsqu’il a été l’objet d’attaques terroristes qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines.

Le peuple burkinabè sait que la sauvegarde de sa sécurité a toujours été ma préoccupation primordiale et il sait que je demeure de cœur et d’esprit à ses côtés, spécialement dans l’épreuve.

En matière de terrorisme, la polémique et la division partisane n’ont pas de sens. L’union sacrée est plus qu’un impératif. C’est une exigence absolue. Je salue à cet égard les efforts effectués par mon successeur, démocratiquement élu, le Président Roch Marc Christian Kaboré, que je respecte. Il s’investit, avec le gouvernement, les Forces de Défense et de Sécurité, sans concession et en synergie avec les chefs d’Etat de la sous-région et des Nations-Unies dans la lutte contre le terrorisme.

Cependant, je ne peux accepter de lire ces derniers temps, sous certaines signatures irresponsables et dévoyées par un combat politique dépassé, que j’aurais pu avoir des liens coupables avec les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique, lesquels justifieraient en réaction les attaques subies par mon pays.

Ceci est odieux, scandaleux, abject. Et chacun comprendra que cela nécessite qu’aujourd’hui, je brise exceptionnellement le silence et que je quitte mon devoir de réserve pour condamner fermement des allégations formulées avec légèreté qui ne sont que la marque d’une très grave irresponsabilité.

La communauté internationale sait que mon action dans cette région ultra-sensible du Sahel et du Sahara, a toujours consisté à rechercher la paix par la médiation et le dialogue – faits et actes, reconnus, salués partout et par tous -.

Protéger mon pays de l’insécurité et des attaques terroristes, tel fut mon devoir. Je crois l’avoir accompli avec un sens élevé de l’Etat et dans l’intérêt majeur du peuple Burkinabè.

Président Blaise Compaoré

Ouagadougou: Forte odeur et gout de l’eau , l’ONEA rassure, la qualité de l’eau n’est pas en cause

L’ONEA informe ses abonnés que l’odeur et le goût de l’eau constatés dans quelques secteurs de la ville de Ouagadougou ces derniers temps ne remettent pas en cause la qualité de l’eau fournie.

Ces constats sont dus à la qualité de l’eau brute qui connaît en ce moment une forte teneur en matières organiques.
Les équipes techniques sont à pied d’œuvre pour rétablir la situation dans les plus brefs délais.

L’ONEA rappelle aux populations que l’eau fournie est traitée et analysée en laboratoire chaque heure, qu’elle répond aux normes de qualité fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ne nuit pas à la santé des consommateurs.

L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) rassure donc ses abonnés et le grand public sur la qualité de l’eau qui leur est servie.

Il les invite par ailleurs à le contacter pour toute irrégularité qu’ils viendraient à constater.
Chers clients, l’ONEA entoure la distribution de l’eau de toutes les garanties nécessaires pour veiller au bien-être des consommateurs, parce que « l’eau, c’est la vie ».
L’ONEA à votre service !

Le département communication

Société: le Divorce entre Safiatou Lopez et Saran Séré Sérémé

Que se passe t-il entre Safiatou F. LOPEZ ZONGO Présidente Cadre de Concertation National des OSC et la nouvelle médiateur du Faso, Saran Séré Sérémé. En tout cas, les relations ne semblent plus au beau fixe entre ces femmes très proches il y a seulement quelques temps. En témoigne cette publication de Safiatou Lopez faisant allusion à Saran Séré Sérémé sur sa page facebook. 

Je viens par ces lignes pour vous demander de m’aider à trouver des réponses dans la polémique actuelle autour de l’ex présidente de PDC, nouvellement élue médiateur du Faso. Ces personnes se sont suivies comme pour aller régulariser leur situation matrimoniale à la mairie, ils font un accident sur la route, et au lieu de remercier le Tout Puissant d’être sorties indemnes, ils m’accusent d’être l’auteur de leur accident. Un profil dénonce 10 millions que Mme aurait reçu pour faire libérer Inoussa KANAZOÉ et on m’accuse. Certains se prennent trop au sérieux dans ce pays, moi je vais perdre mon temps pour faire un faux profil pour vous dénoncer? Si j’ai quelque chose a vous dire, je peux le faire a travers la presse, ou via cette page. Il ya peu, on s’est servi de moi pour raviver des relations amicales qui étaient presque mortes, et une fois qu’on a eu le rapprochement, on crée réseau dignité pour me calomnier, me diffamer, me traiter de tous les noms. Ce que je n’ai jamais daignée répondre.

Il ya très peu on m’appelle pour un soit disant rapprochement et me présenter des excuses, en me disant que le procès intenté par réseau dignité contre ma personne est pédagogique, et rien d’autres, et que l’on a payé les frais d’avocat pour eux parce qu’ils sont venus dire qu’ils n’ont pas des moyens à cet effet. Trois jours après, jour qui était prévu pour mon procès, on chasse toutes les femmes venues me soutenir, même à côté de la clôture, on les chasse comme des animaux. Je vous informe qu’elle a affirmée avec moi au tel avoir envoyée un message à sa sœur pour lui dire que précédemment elle m’a laissée venir avec des chevaux salir le palais de justice. Ce qui n’est pas vrai, les chevaux sont venus après, juste pour me soutenir parce que j’ai moi même 3 chevaux et ceux qui s’en occupent sont venus me soutenir. Hier encore, le policier à la porte, nous a refusé l’accès avec mon véhicule, bien que je l’ai montré ma carte qui dit que je suis juge Assesseur Employeur au Tribunal de Travail, je change de porte, et à chaque fois que les vigiles voient ma carte et ouvrent, la police vient pour me congédier.

Il a fallu que mon avocat vienne intervenir pour qu’ils acceptent de me laisser rentrer. La queue qu’il t’avait à la porte qu’ils ont renvoyés tout le monde, était longue de 300-400m, avec une fouille, qui, avec bcp de chance m’aurait permis d’avoir accès au palais, que 3h après. Je rentre, on appelle le dossier, et on attend, de 8h jusqu’à 20h32, on nous dit que ça sera reporté, je sors. Arrivée à ma voiture, on me fait rappeler qu’ils vont retenir, mais quand on rentre, on nous dit que ça sera reporté au 20. Je vous rappelle que la semaine prochaine est uniquement réservée aux dossiers des accidentés. Les avocats ont relevé cela, le procureur a aussi dit que tous les dossiers du jour renvoyés, ont été mis au 27. Mais non, mon dossier a une particularité, il sera retenu au 20, seul dossier qui sera jugé avec les accidentés. La meilleure, quand on m’a appelé à la barre, Mme la procureur était calée derrière, alors mon dossier que la grande sœur a manigancée avec réseau dignité, est un dossier particulier, et l’autorité se devait d’y être.

C’est une bassesse qui ne dit pas son nom. Comme on oublie facilement. Je prends le Peuple Burkinabè et l’opinion internationale à témoin, que mon pays court un danger, à tous les niveaux, je m’étais un peu mis de côté et ceux qui n’ont rien dans leurs petites têtes disent que c’est à cause de dignité. Mais certaines personnes de bonnes foi, ont fait un travail louable, mais vous demander de comprendre sera trop vous demander. Il est clair je tiendrai une conférence de presse prochainement pour tout expliquer, mais je tiens ici à vous dire, qu’il sera imprudent de réveiller le lion qui dort. Alors chers frères et sœurs, c’est juste une petite partie que je n’ai pas pu attendre la conférence pour sortir. Aux policiers qui étaient à la porte, surtout celui qui était à la grande porte, si on t’envoi il faut savoir t’envoyer. On te demande d’empêcher une personne de rentrer, la personne te montre une carte qui prouve qu’elle est de la maison et tu persistes pour la renvoyer comme un chien. Dans cette jungle, personne ne sera épargné, continuez à jouer le jeux de ces politiciens, un jour vous le regretterez. Pour ma part, je crois qu’il est temps que je dise ma vérité et que le peuple juge. A ceux-là qu’on instrumentalise demain n’est pas loin.

Vous ne faites que montrer mon importance, à quel point vous avez peur de ma modeste personne. L’injustice a frappée à la porte du Burkina, on n’a pas demandé avant d’ouvrir et elle est rentrée et pire s’est installée et écrase notre peuple. Comme je l’ai dit, si nous les laissons faire, ils anéantiront tous nos acquis, qu’on a pu acquérir au prix du lourd Tribu. Peuple du Burkina Faso, au moment où les magistrats étaient contre moi, certains se sont réjouis et je les ai dit que personne n’allait échapper. Hier Zaida y était et tout le monde a vu ce qui s’est passé, alors aujourd’hui c’est zaida, c’est Lopez, demain à qui le tour? À vous de voir. Dieu nous guide et nous protège.

Épidémie de Dingue: 7420 cas probables

Le conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 15 novembre 2017 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il a examiné des dossiers soumis à son ordre du jour et attendus des communications orales.

• Au titre du ministère de la sécurité, le porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou a indiqué que le conseil a adopté un décret portant composition, attribution, organisation et fonctionnement du comité national du système d’information policière pour l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, il s’agit d’un système régional qui est relié à Interpol et va permettre au Burkina Faso de participer aux échanges de données de police, de numériser un certain nombre d’éléments afin qu’il y ait une accessibilité et une disponibilité à même de satisfaire le travail de la police.

• Au titre du ministère en charge de l’Administration territoriale, le conseil a fait le point sur le déroulement du Hadj 2017 au regard des difficultés qu’a connu cette édition. Selon le ministre de la communication, le gouvernement estime qu’il y a nécessité d’avoir une réflexion sur l’organisation du Hadj afin que les pèlerins soient dans des conditions optimales.

Au niveau des communications orales :

Le ministre de la santé, Nicolas Meda s’est exprimé sur les cas de Dingue qui sévissent au Burkina Faso. Selon lui, en 2016, dans la même période, le Burkina a eu 1561 cas probables. Mais en 2017 a-t-il affirmé, il y a déjà 7420 cas probables. « A cette semaine 45 de l’année, l’épidémie est en train de reculer et le gouvernement entend maintenir les efforts de riposte. En outre, la communication, la sensibilisation et la pulvérisation se poursuivent et chaque ménage est invité à faire sa lutte vectorielle en supprimant les gîtes larvaires en plus de se protéger contre les piqûres des moustiques dans la journée », a ajouté le ministre de la santé, Nicolas Meda.

Concernant la lutte contre le Sida, le ministre de la santé a confié que le 1er décembre 2017, le Burkina célèbrera, la journée mondiale de lutte contre le Sida à Boussé, sous le très haut patronage de SEM, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il y aura une semaine de dépistage, une caravane dans la région du plateau central et des activités de soutien aux personnes victimes ou affectées par le sida, a-t-il précisé.

Au niveau de la Pharmacie, « nous connaissons actuellement une rupture de stock du médicament, appelé SALBUTAMOL, le Sprée que les asthmatiques utilisent en période de crise. Le laboratoire qui fabrique ce médicament, a quitté le Burkina en 2016 et ne veut plus approvisionner notre pays. Le Burkina est à la recherche d’alternatives et celles-ci se sont compliquées avec la recherche des avions capables de transporter ce produit. Mais nous avons trouvé une solution qui va nous permettre de faire venir 5000 doses dès, lundi ou mardi sur les 100 000 doses attendus », a affirmé le Pr Nicolas Meda.

Au niveau du mouvement d’humeur des pharmaciens sur l’organigramme proposé par le ministère de la santé, le ministre a confié que les pharmaciens affirment qu’ils n’y trouvent pas leur place. Selon le Pr Meda, son département a engagé un dialogue avec les pharmaciens et le gouvernement à donner des orientations dans ce sens.

Le porte-parole gouvernement a repris la parole en affirmant que le gouvernement félicite les Etalons pour leur victoire sur le Cap vert même si une qualification pour Russie 2018 n’est plus possible. Selon lui, le gouvernement souhaite plus de succès aux Etalons pour les prochaines batailles sportives.

Gaoua: une attaque au couteau fait 2 morts et 4 blessés

Un homme a poignardé mercredi matin les occupants d’un véhicule de transport, tuant deux femmes et blessant quatre autres personnes selon le récit de nos confrères de l’AIB.

le drame s’est produit vers 8h dans une des artères jouxtant le grand marché de Gaoua ou stationnent les véhicules de transport.

C’est à l’intérieur de l’un des mini cars de transport que l’un des passagers alertent le voisinage à l’aide cris .

Un témoin de l’événement, un gérant de boutique, Yacouba Ouédraogo confie qu’au regard des cris d’appel à l’aide il accouru sur les lieux pour apporter son secours.

« Arrivé, j’ai vu un homme, couteau en main poignardant les autres occupants. C’était sauve qui peut dans le véhicule » a-t-il indiqué.

Il ajoute que quand il a voulu l’arrêté, il a pris la fuite.

Immédiatement après l’attaque, on a constaté que deux femmes ont perdu la vie et quatre autres personnes sont blessées.

L’auteur de l’attaque a été pourchassé par une foule nombreuse qui cherchait en découdre.

Il est allé se refugié dans les locaux du Tribunal de grande instance de Gaoua. D’où il a tenté d’agresser un élément des forces de sécurité qui s’est défendu et tirant dans la partie inférieure de son corps.

Le procureur, près du Tribunal de grande instance de Gaoua, Issouf Sanou a confirmé les récits des témoins du drame.
Le procureur a également indiqué que l’agresseur est arrêté et qu’il est transporté à l’hôpital pour des soins. Par ailleurs il souligné qu’une enquête sera ouverte pour élucider les faits.