Manifestion contre la liberté provisoire de Djibril Bassolé: Un échec cuisant pour le balais citoyen

C’est un échec pour le Balai citoyen qui a appelé la population à un rassemblement contre une liberté provisoire prononcée pour le Général Djibril Bassolé.
Dans les rues, il n’y avait qu’un groupe restreint de meneurs du mouvement; pas plus. Certains responsable ont échappé au lynchage du public et ont dû leur salut à la protection des forces de sécurité.

D’ailleurs, le Balai citoyen a récupéré un appel à manifester depuis hier nuit lancé par des activistes.
Cet échec doit être analysé sans pitié et avec intelligence par le Balai citoyen. Vous avez enfin donné l’opportunité au peuple de vous verser au visage sa vomissure.
Votre attitude de 2 poids 2 mesures est terminée.

Aviez-vous appelé à manifester combien de fois contre votre mentor de Général 3 lunes assis tranquillement ici au Canada et dont son commandement des opérations (selon le rapport d’enquête judiciaire) de l’insurrection a causé des dizaines de morts? L’insurrection a tué beaucoup plus de gens que le coup d’État de septembre. Et par ordre de rang et de gravité, les victimes de l’insurrection devraient être au sommet de vos appels à manifester.
L’insurrection a aussi réalisé les pires pillages économiques et financiers du Burkina Faso. Aviez-vous appelé à manifester pour que les coupables soient rapidement traduits en justice?

Mes chers balayeurs ou chasseurs de dictateurs, vous avez une vision et une attitude très sélectives de la défense des populations. Pourquoi vous enjambez les crimes économiques et de sang de l’insurrection? Ou bien les dizaines de burkinabé assassinés sous le commandement de votre Général 3 lunes, ne sont pas des burkinabé entiers?

Bref, aujourd’hui, je me réjouis que le peuple ait vraiment choisi de voir la réalité de ce que j’ai toujours défendu: les balayeurs vivent dans des poubelles.

Sans aucun parti pris et toujours attaché à l’idée que la justice devra rendre compte de tous les dossiers qui lui ont été soumis, je voudrais rappeler qu’une décision de justice, ça se respecte même quand on n’est pas d’accord.
J’ai respecté toutes les décisions de justice rendues dans ce pays même si parfois je ne les ait pas compris. De l’exclusion à la spoliation, nous avons pris acte et le combat a continué.

Je pensais que la présence d’un magistrat de carrière et de formation de ce même système judiciaire qui l’a façonné, j’ai nommé Me Guy Herve Kam, était une force pour le Balai citoyen d’inscrire toutes ses actions dans le respect des lois de la république et des décisions de justice. Ce sont sont ses collègues juges qui ont rendus la décision. Si cette justice est pourrie, c’est que Me Guy Herve Kam qui en est un pure produit, est aussi pourri.
C’est donc avec tristesse que je constate que le Balai citoyen n’a autre méthode de lutte que le spectacle que Pablo Escobar Émilio Gavieri a servi à la justice de Bogota dans les années 90.

In fine, le Balai citoyen doit se rendre à l’évidence qu’il faut changer de méthode de lutte. Comme toute courbe de vie, le Balai est arrivé à la phase de déclin. Il lui faudra des actions innovatrices et pour reconquérir la confiance de la population et relancer sa courbe de vie. Ces actions innovatrices, c’est d’inscrire résolument sa stratégie dans le cadre d’un règlement global de TOUS les dossiers de crime économique et de sang et ceci, dans le respect des lois de la république et dans la transparence totale.

A contrario, n’éloignez pas vos guitares et vos micros comme mon ami Basic le Saoulé dont la voix ne peut plus suivre les DOREMIFASOL.

Lengha Fils

Burkina FASO: Maître Pacéré évacué pour raison de santé

  L’avocat émérite du Burkina Faso et des Nations unies, Me Titinga Frédéric Pacéré, a été évacué la nuit du dimanche 8 octobre 2017 à l’extérieur pour des soins. Pour rappel, il avait subi une intervention chirurgicale en février 2017. Mais cette intervention a connu des complications en juillet dernier. D’où cette évacuation pour recevoir … Lire la suite

SONABEL : les installations de Goughin partit en flamme

Incendie des installations de la SONABEL de Gounghin : D’énormes dégâts matériels enregistrés et impact sur la fourniture de l’électricité à Ouagadougou.

 » vétusté du matériel et un besoin d’investissement de plus de 500 milliards de fcfa »

Des installations de la SONABEL de Gounghin sont parties en fumée dans l’après midi du lundi 9 octobre 2017. L’incendie a endommagé complètement le disjoncteur du poste 90/15 kv de Ouagadougou 2. Environ 1/5 du besoin en énergie de la ville de Ouagadougou en a ainsi pris coup.
La vétusté du matériel comme probable cause.
Le ministre Alfa oumar Dissa a également pointé du doigt la vétusté des matériels. Il y’a des groupes qui datent des années 1960 et des postes de 15, 20, 30 ou 40ans qui devraient être remplacés depuis plusieurs années.
Aujourd’hui beaucoup d’investissements sont orientés vers le secteur mais quand on regarde Il ya un retard qui a été causé depuis des années. Il nous faut plus de 500 milliards de fcfa plus ce qui a été fait actuellement..

Source : Quotidien

Société: La ligue des Jeunes du Burkina prévient Nana Tibo et Pascal Zaïda

La ligue des jeunes du Burkina Faso (LJB) a organisé une conférence de presse ce lundi 9 octobre à Bobo pour annoncer le programme des festivités de 7 années d’existence. Ces festivités auront lieu le 15 octobre 2017, date qui coïncide avec les 30 ans de disparition de Thomas Sankara. Mais assez vite cette conférence … Lire la suite

Le Syndicat national des agents des finances dénonce la prise en otage du Contrôleur financier de la commune de Bobo-Dioulasso par les agents de la mairie

Bobo-Dioulasso

Dans la journée du mercredi 20 septembre 2017, des travailleurs de la commune de Bobo-Dioulasso ont envahi la Direction Régionale du Contrôle des Marchés Publics et des Engagements Financiers des Hauts Bassins (DR-CMEF/ HBS).

Ils ont séquestré le Directeur Régional et ses collaborateurs tout en leur proférant des injures, et même des menaces du genre : « Il est où ? on veut sa tête ; on veut sa peau, …etc. » ; mettant ainsi à rude épreuve leur sécurité, leur intégrité physique et morale. Cette situation fait suite à la mise en application du Décret n°2017-0718/PRES/PM/MATD/MINEFID du 02 Août 2017 portant Régime indemnitaire des agents et autres acteurs des collectivités territoriales. 
En effet, des interprétations diverses ont été constatées. Les travailleurs de la commune de Bobo-Dioulasso ont exigé un rappel de leurs indemnités pour compter du 1er Janvier 2017 (comme cela s’est passé dans la commune de Ouagadougou), alors que ledit Décret a été signé le 02 août 2017 sans précision expresse dans ses articles, d’une quelconque date d’effet. 
Considérant qu’en l’absence d’une date d’effet expressément donnée par un texte, c’est au plutôt sa date de signature, sinon, sa date de publication au Journal Officiel du Faso qui est applicable. Par conséquent, le Directeur Régional (par ailleurs Contrôleur financier de la commune de Bobo-Dioulasso) a proposé que le rappel d’indemnités soit constaté pour compter de la date de signature du Décret (02 août 2017). C’est ainsi que les travailleurs de la commune de Bobo ont estimé que le Directeur Régional et ses collaborateurs sont contre leurs intérêts en occultant que la principale mission de la DR-CMEF/ HBS est de veiller au respect des textes législatifs et règlementaires. Suite à cette pression, des instructions ont été données au Directeur Régional par sa hiérarchie de viser le rappel d’indemnités pour compter du 1er janvier 2017. Celui-ci a exécuté les instructions données par sa hiérarchie, mais a demandé qu’une instruction écrite lui soit transmise.
Aussi, faut-il rappeler que ce même incident s’est préalablement produit dans la commune de Ouagadougou avec les mêmes comportements et agissements avec séquestration du Contrôleur financier de la Région du centre… 
Face à ces comportements qui ne sont pas de nature à préserver le climat social déjà délétère et qui remettent en cause le travail combien noble et indispensable des contrôleurs financiers, nous dénonçons avec la dernière énergie :
- le fait que ni le Gouverneur de la Région des Hauts Bassins, ni le Haut-Commissaire de la province du Houet n’ait entrepris une démarche visant à assurer la sécurité du Directeur Régional et ses collaborateurs ; les jetant ainsi en pâture face à des travailleurs de la commune déterminés à se rendre « justice » ;
-  un manque d’anticipation des autorités qui attendent toujours l’irréparable ou les mouvements d’humeur avant de faire droit aux travailleurs ;
- le comportement populiste du maire de la commune de Bobo-Dioulasso pour avoir été l’instigateur principal du mouvement. En effet, c’est le double langage tenu par le maire, et son incapacité à concilier les positions qui sont à la base de ce mouvement. Pour une autorité de son rang, le maire aurait dû après les échanges qu’il a eus la veille (mardi 19 septembre 2017) avec le Directeur Régional, inviter les protagonistes autour d’une table pour échanger et trouver une solution. Bien au contraire, il a préféré prendre un engagement dans lequel il prétend autoriser le DR-CMEF/HBS à viser le dossier, alors qu’il sait bien que dans le droit positif burkinabè, il n’y a pas de réquisition entre Ordonnateur et Contrôleur Financier (l’information sur cette impossibilité lui a été donnée la veille).
Pire, en prenant cet acte, le maire fait croire à ses agents que la balle n’est plus dans son camp, mais dans celui du Contrôleur Financier, alors qu’il sait bien que cet engagement qu’il a pris est nul et de nul effet. 
En rappel, ce même maire de Bobo-Dioulasso, en la personne de Monsieur Bourahima SANOU, n’est pas à son premier forfait, et d’aucuns diront qu’il détient le « maillot jaune » ou encore la « palme d’or » dans ces genres de mouvements. En effet, on se souvient de la marche organisée par la mairie de Bobo-Dioulasso sur la Trésorerie Régionale des Hauts Bassins et la rupture de collaboration entre la mairie de Bobo et les agents des impôts durant cette même année 2017 ( de janvier à avril ) et tout cela, orchestré par Monsieur Bourahima SANOU himself. 
Pour toutes ces raisons évoquées et au regard des pressions visibles et souterraines sur les contrôleurs financiers (gardien de la bonne gestion financière) dans l’exercice de leur fonction, nous exigeons des autorités :
- un respect de la fonction de contrôleur financier et l’arrêt des interférences politiques, cause de la mauvaise gestion des finances publiques et partant, principal frein au développement économique et social de notre Pays ;
- une protection des agents sur leurs lieux de travail et la recherche de solutions aux problèmes avant une quelconque détérioration du climat social ;
- une excuse publique du Maire de la commune de Bobo-Dioulasso à l’endroit du Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers des Hauts Bassins et à ses collaborateurs afin de permettre une décrispation du climat de travail très délétère et électrique…
En tout état de cause, le Syndicat national des agents des finances (SY.N.A.FI) se réserve le droit d’entreprendre toutes actions pour amener les autorités à trouver des solutions idoines aux préoccupations posées par les Travailleurs et appelle ses militants (es) et sympathisants (es) à rester mobilisés pour d’éventuels mots d’ordre. 
SAVOIR LUTTER, VAINCRE ENSEMBLE

Le Secrétaire général

Mohamed SAVADOGO

La mairie interdit son meeting, Pascal Zaida annonce son meeting le 21 octobre «avec ou sans autorisation»

Des OSC

Le meeting de veille citoyenne de Pascal Zaida, initialement prévu pour le samedi 7 octobre 2017 a été interdit par une décision de la Mairie de Ouagadougou. Selon la municipalité, cette décision est motivée par « la situation sécuritaire actuelle » et les risques d’affrontements et de débordements.

«La mairie avait autorisé notre meeting et nous avons payé pour que la police nationale vienne sécuriser la manifestation. Nous avons aussi reçu l’accord et les bénédictions des autorités religieuses et coutumières. L’Etat-major des armées a également donné son accord. Et ce n’est que le mardi 3 octobre que la même mairie nous adresse une correspondance pour dit-elle, annulée notre meeting. Je ne peux pas comprendre qu’un maire annule notre meeting alors qu’elle autorise d’autres personnes à manifester», explique M. Zaïda.

Pour Pascal Zaida il appartient aux forces de sécurité d’assurer le maintien de l’ordre. Pour lui, les mêmes forces de l’ordre qui sécurisent les autres manifestations, devraient être en mesure de le faire pour le meeting de son mouvement.

«La machine est déclenchée et nous iront jusqu’au bout. Le meeting se tiendra le 21 octobre prochain même si je vais mourir pour la liberté d’expression et des individus parce que j’ai dépensé de l’argent pour l’organiser. Il ne reste plus que 160.000 francs CFA sur mon compte bancaire qui contenait pourtant plus de cinq millions de francs CFA. Il appartient donc au maire de faire un communiqué pour l’annulation du meeting», a conclu Pascal Zaïda.

 

Burkina : Début des souscriptions pour le mémorial Thomas Sankara

Le lancement officiel des souscriptions pour la construction du mémorial Thomas- Sankara est intervenu dans la soirée du lundi 2 octobre 2017, au stade Issouf-Joseph-Conombo, à Ouagadougou.  La cérémonie a été placée sous le parrainage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de l’ancien chef du Ghana, Jerry John Rawlings et du cinéaste éthiopien … Lire la suite

Bobo-Dioulasso: Une explosion tue une personne au camp Ouezzin Coulibaly

Une personne a été tuée et une autre blessée le lundi 2 octobre 2017, vers 16 heures, quand une explosion s’est produite dans une soute à munitions au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo Dioulasso.  Selon des informations concordantes, corroborées par ce communiqué de l’Etat-major général des armées, l’explosion accidentelle s’est produite dans la soute à … Lire la suite

Rentrée scolaire 2017-2018 : Le message conjoint des deux ministres de l’éducation

Ceci est un message des deux ministres en charge de l’éducation au Burkina à l’occasion de la rentrée scolaire 2017-2018.

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration scolaire et universitaire,

Chères enseignantes, chers enseignants, Chers élèves et étudiants, chers partenaires,

Le 2 octobre 2017 consacre la rentrée scolaire et universitaire 2017-2018. Cette date inaugure une nouvelle page de notre système éducatif et comme il est désormais de coutume, nous saisissons l’occasion pour nous adresser à vous, acteurs et partenaires de l’éducation.

D’emblée, nous avons   une pensée pieuse pour les acteurs qui nous ont quittés. La Nation reconnaissante ne les oublie pas et les jeunes qu’ils ont formés les portent à jamais dans les sédiments de leur mémoire.

Avant d’évoquer les grands défis et les immenses chantiers qui nous attendent, il nous faut  jeter un regard rétrospectif sur l’année précédente. Durant l’année scolaire 2016-2017, notre école a connu des turbulences parmi lesquelles  la menace terroriste dans la région du Sahel mais fort heureusement, notre système éducatif a résisté héroïquement.  De même, les cas de violence, de vandalisme et d’incivisme sont en nette régression et, c’est le lieu de vous féliciter pour votre implication pour que l’école redevienne ce lieu d’apprentissage et de formation.

En droite ligne de la vision du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  nous avons poursuivi les réformes pour donner de  la cohérence et plus de pertinence au système éducatif. Nous continuons le renforcement de l’offre en infrastructures scolaires et universitaires tout en prenant en compte l’engagement du Chef de l’Etat de résorber les salles de classes sous paillote en 2020 et d’accroitre l’accès à la formation aux métiers.

Dans le souci d’améliorer la qualité de la chaîne de certification et de sécuriser nos diplômes, nous avons achevé l’informatisation du BAC, du BEPC et le processus d’informatisation du CEP est engagé.

 Avec l’appui des partenaires de  l’éducation, nous avons également engagé la modernisation de la gestion des ressources humaines, y compris l’utilisation plus efficiente des enseignants. Les multiples difficultés que nous avons connues à ce niveau devraient trouver des réponses adéquates dans un avenir proche. Il en est de même de la problématique des manuels scolaires dont la conception, l’édition, l’impression et la distribution feront l’objet d’un appui de professionnels du domaine afin de nous sortir de la récurrente question de la qualité et de la disponibilité des manuels à tous les niveaux.

Notre ambition de développer l’enseignement scientifique prend forme avec l’ouverture de 2 lycées scientifiques à Bobo Dioulasso et Ouagadougou en cette rentrée 2017-2018 et l’érection de deux autres pour la rentrée 2018-2019. Cette mesure est renforcée par l’équipement de 24 établissements secondaires généraux en laboratoires de biologie, chimie, physique, SVT, Maths et TIC. Dans la même logique, la prévision de construction de 11 structures d’enseignement et de formation technique et professionnelle souligne l’ambition de développer ce sous-secteur.

Par ailleurs, dès cette rentrée, le nouveau système de bourses scolaires adopté courant août 2017 par le gouvernement permettra d’appuyer les élèves qui seront orientés dans les filières scientifiques, techniques ou professionnelles. Ces mesures incitatives visent à combler le  déficit en scientifiques et techniciens.

Enfin, le chantier de la formation des personnels de l’éducation sera également ouvert avec une réflexion sur les conférences pédagogiques, la formation continue et l’encadrement pédagogique.

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration,

Chères enseignantes, chers enseignants,

Cette année scolaire et universitaire, nous allons  poursuivre les réformes.

Au niveau de l’enseignement universitaire, la carte universitaire du Burkina a été renforcée pour cette rentrée, avec l’autonomisation des trois centres universitaires de Fada N’Gourma, Ouahigouya et Dédougou.

Nous avons entrepris  l’ouverture de classes préparatoires d’entrée aux grandes écoles pour élargir l’offre en termes de cadres dans les sciences et techniques.

En outre, les centres universitaires de Gaoua et Kaya  reçoivent leurs premiers étudiants dans ce mois d’octobre. On note également la création de l’université virtuelle du Burkina Faso et des centres universitaires de Tenkodogo et de Dori.

Nous abordons cette année académique avec 7 institutions d’enseignement supérieur publiques, opérationnelles dans 11 villes. En perspective, le gouvernement compte créer très prochainement l’Ecole Polytechnique de Ouagadougou. A côté de ces efforts du gouvernement, nous saluons la contribution des promoteurs privés par l’animation d’une centaine d’établissements, majoritairement concentrées dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Avec le contingent de nouveaux bacheliers, l’enseignement supérieur s’apprête à accueillir un effectif total d’environ 120 000 étudiants, dans le public et dans le privé. C’est un défi énorme à relever au regard des difficultés structurelles et conjoncturelles que connaît le système d’enseignement supérieur.

Chers  enseignantes, chers enseignants,

L’histoire est riche d’exemple d’enfants devenus célèbres qui, sans l’action bienveillante de leurs enseignants, n’auraient pas échappé à la fatalité de leur condition. Nous pensons à l’exemple d’Albert Camus qui, après avoir reçu le Prix Nobel de littérature écrivit à son instituteur Louis Germain, ces propos pleins de signification : « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé ».

C’est cela qui fait de notre métier le plus beau et le plus redoutable comme le relève  le psychologue américain Haim G. GINOTT : « Je suis venu à une conclusion terrifiante que je suis l’élément décisif dans la classe… En tant que professeur, je possède un énorme pouvoir de rendre la vie d’un enfant triste ou joyeuse. Je peux être un instrument de torture ou un instrument d’inspiration. Je peux humilier ou guérir. »

Cher(e)s élèves, cher(e)s étudiant(e)s,

La Nation attend  de vous une attitude de rupture avec tous les comportements contre-productifs et espère que vous vous engagerez dans le travail et la quête de l’excellence. Vos parents ainsi que l’administration scolaire et  les enseignants se tiennent à vos côtés pour vous aider à faire de l’école un lieu d’apprentissage et de réussite, un espace de fraternité agissante et de mûrissement de vos potentiels. Allez au dialogue et exprimez vos craintes, vos peurs, vos insatisfactions, voire vos colères. C’est le rôle de l’école et de vos parents de vous entendre et de vous orienter.

Chers partenaires sociaux, Chers parents d’élèves

Nous croyons  fermement aux vertus du dialogue et en sa capacité de résorber tous les désaccords. De par le passé, nous avons dans le dialogue fait avancer la cause des travailleurs pour le grand bonheur de notre système éducatif. Nous vous réitérons notre  disponibilité au dialogue et à la concertation pour accompagner toute proposition de votre part qui serait bénéfique pour l’éducation, les élèves, les étudiants, les travailleurs  et  donc la Nation.

« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la doit » disait Victor Hugo. La famille doit rester le premier foyer d’éducation ; sans elle, l’école est hémiplégique et son action elle ne peut que claudiquer. Ce sont nos actions conjuguées qui sont gages de réussite pour les apprenants. Aussi, en cette année nouvelle,  nous voudrions  vous renouveler nos félicitations pour votre contribution constante à la bonne marche de notre système et vous encourager à renforcer la collaboration avec l’institution scolaire et universitaire à travers vos différentes associations et individuellement dans le suivi du travail de vos enfants. C’est dans un compagnonnage étroit que nous allons conduire nos filles et fils  au succès.

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration scolaire et universitaire,

Chères enseignantes, chers enseignants,

Chers élèves, chers étudiants, chers partenaires, chers parents,

Nous avons de grandes ambitions pour notre institution scolaire et universitaire  mais nous ne disposons pas de toutes les ressources, ce qui peut apparaitre à première vue comme un handicap ; cependant, à y regarder de près, cela peut être un terreau favorable à l’épanouissement de notre génie créateur. La volonté et l’imagination des individus sont les armes miraculeuses du changement. C’est pourquoi les acteurs de l’éducation doivent posséder ces deux valeurs cardinales car  comme le souligne Joseph Ki-Zerbo : « L’Education est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés »

Bonne rentrée pédagogique.

Vive l’école burkinabè !

Jean-Martin Coulibaly

 Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Pr. Alkassoum MAIGA

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation

Affaire une fillette meurt suite à un délestage au CHR de Tenkodogo: la Direction réagit

Tenkodogo

« Le quotidien d’Etat Sidwaya du mercredi 20 septembre 2017 a fait cas du décès d’une fille au Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo.

La Direction générale du Centre hospitalier régional de Tenkodogo tient à présenter ses condoléances les plus sincères à la famille éplorée et lui témoigner toute sa compassion.

La Direction du centre hospitalier régional de Tenkodogo voudrait saisir cette occasion pour éclairer l’opinion publique sur les circonstances de cette douloureuse perte pour la famille de cette fille, partie à la fleur de l’âge.

En effet, la jeune fille, évacuée de Zabré vers le centre hospitalier régional de Tenkodogo dans la soirée du dimanche 17 septembre 2017, a été admise aux urgences à 18h.

Après examen, elle a bénéficié d’une opération chirurgicale pour le mal dont elle souffrait. Malheureusement, les suites de l’opération se sont compliquées et ce malgré l’assistance rapprochée du personnel de santé et le décès est survenu à 23h.

Il se trouve qu’au même moment, la ville de Tenkodogo avait connu des délestages d’électricité qui n’ont eu aucun effet sur le processus d’assistance médicale, contrairement à ce qui s’est dit.

Aussi, il faut signaler que le Centre hospitalier régional de Tenkodogo dispose de deux groupes électrogènes fonctionnels et suffisamment de bouteilles d’oxygène pour faire face aux besoins des patients. En pareille circonstance douloureuse, nous réitérons notre compassion à la famille éplorée et nous rappelons l’engagement qui est celui de tous les agents de santé de veiller à tout moment à œuvrer pour une meilleure santé de nos populations. »

La Direction du centre hospitalier régional de Tenkodogo

CHR de Tenkodogo : une fillette meurt suite à un délestage