Côte d’Ivoire: Le chef d’agence de Coris Bank San Pedro arrêté

Le chef d’agence de Coris Bank San Pedro, Boli Ablé Stéphane, a été arrêté vendredi à San Pedro par la police et déféré mardi au tribunal de Sassandra pour abus de confiance sur la somme de plus de 433 millions de francs CFA, émis au nom de la société CODIVAL, appris jeudi l’AIP, de sources proches du dossier.

Le 30 juin, Ouattara Gérard Philippe se présente à l’agence Coris Bank de San Pedro,  avec deux chèques émis par la société de convoyage de fonds, CODIVAL Abidjan, dont un premier d’un montant de 100 millions de francs CFA et un second d’un montant de plus de 300 millions de franc CFA, représentant des recettes d’entreprises. Un audit est alors demandé à Coris Bank Abidjan pour l’authentification des chèques, mais le chef d’agence de San Pedro, Boli Ablé Stéphane, n’attend pas la réponse d’Abidjan et donne ordre de payer le premier chèque de 100 millions de francs CFA.

Quelques instants plus tard, le résultat de l’audit d’Abidjan arrive, ordonnant de ne pas payer le chèque, parce que jugé frauduleux. Le chef d’agence, informé par ses collaborateurs de cette décision, sort aussitôt de la banque pour retrouver Ouattara Gérard et revient à la banque avec 90 millions de francs CFA sur les 100 millions remis au client.

Un cadre de la banque, Coulibaly Aboubacar, au regard des faits, va à la police porter plainte aux environs de 14H. La police saisit le procureur près le tribunal de Sassandra, et celui-ci donne instruction pour l’arrestation du chef d’agence pour faux et usage de faux sur documents bancaires, et tentative d’escroquerie portant sur la somme de plus de 433 millions de francs CFA.

Après audition du mis en cause, celui-ci a été déféré mardi au parquet du tribunal de Sassandra. Mais le chef d’agence nie les faits, expliquant que dès qu’il a eu information de la décision d’Abidjan de ne pas payer, il a appelé le client, lui faisant croire qu’il restait quelques signatures pour valider entièrement le premier paiement, en attendant le second de plus de 300 millions de FCFA.

Selon Boli Ablé Stéphane, le client l’a invité à le rejoindre dans sa chambre d’hôtel, et une fois sur place, il trouve celui-ci en compagnie de deux individus, et leur explique que le chèque payé n’a pas été validé par Coris Abidjan, et qu’il doit donc retourner immédiatement avec les 100 millions de Francs CFA à sa banque. C’est alors, souligne Boli Stéphane, qu’il se rend compte que 10 millions manquent, et que prétextant d’aller fumer, Ouattara Gérard disparaît, suivi par ses acolytes.

Une réquisition a été faite pour savoir qui, au siège de CODIVAL Abidjan, a signé le chèque frauduleux. L’instruction se poursuit pour identifier toutes les personnes impliquées dans le coup à San Pedro comme à Abidjan.

(AIP)




Grêve des agents du Trésor: un accord trouvé entre le Syndicat et le gouvernement

Ce lundi 29 mai 2017 à Ouagadougou, le Syndicat des agents du trésor et le gouvernement ont signé un protocole d’accord mettant ainsi fin à plusieurs jours de grêve .

Clément Sawadogo, représentant du gouvernement, a laissé entendre que ce protocole met fin à la crise aux services du trésor. «Les ressources dont dispose notre pays ne permettent pas de donner satisfaction à toutes les revendications. Mais nous avons essayé de faire de notre mieux » a-t-il ajouté.

On retiendra de ce protocole d’accord, à en croire le SG du SATB, que le gouvernement a répondu favorablement aux préoccupations des agents du trésors, mais pas dans « l’intégralité ».

Au titre des points qui ont fait l’objet de satisfaction, Seini Koanda note l’opérationnalisation des trésoreries principales, le plan de carrière, le rattachement des agents comptables au trésor, les questions de motivation, la loi portant sur le statut de l’Agent judicaire du trésor(AJT), l’audit des locaux du trésor à Ouaga 2000 et à la ZAD. Et pour une sortie de crise, le syndicat dit avoir levé le pied sur certains points, en vue de permettre une reprise du travail.

« Je me réjouis des conclusions favorables de ce dialogue dans le sens de trouver des solutions aux préoccupations qui étaient posées et dont nous reconnaissons qu’elles étaient légitimes du point de vue du syndicat, à partir du moment où elles concernaient les conditions de vie et de travail » selon le ministre de la fonction publique Clément Sawadogo.

Saaba: une population pris de malaise après la consommation de riz




Le vendredi 19 mai dernier, la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) a été informée de la saisie par la gendarmerie de Saaba d’une quantité de riz «impropre» à la consommation. C’est une famille qui, après avoir consommé ledit riz, a éprouvé un malaise et alerté les gendarmes.

Gilbert Hien Somda de la ligue des consommateurs interrogé par nos confrères de Fasozine explique: «Le commandant de bridage de Saaba m’a informé qu’il y a une famille qui, après avoir consommé un riz, a eu un malaise. Donc, ils m’ont appelé et je suis allé regarder. Les sacs de riz ressemblent aux sacs de riz que nous avions saisi il y a plus d’une semaine. J’ai donc demandé au commandant de faire une réquisition et de déposer ces sacs là au niveau du laboratoire national de santé publique pour analyse. Nous attendons donc les résultats. Il faut que le laboratoire nous dise si c’est du riz en plastique, du riz normal ou du riz impropre à la consommation»Jusqu’à présent, nous attendons les résultats d’analyses que nous avons demandé. Le laboratoire nous avait donné une semaine et nous sommes obligés d’attendre encore. Donc, pour le moment, on ne peut rien dire», a dit M. Somda.

Pendant ce temps et selon l’INSD le prix de riz local au cours du mois de mars 2017, le prix du sac de 50 kg de riz local a augmenté de 6,4% par rapport à son niveau du mois précédent. Quant au prix du sac de 50 kg du riz importé, il est resté stable.

 

Fond d’entretient routier: 400 millions disparaissent




Disparition de 400 millions FCFA au niveau du Fonds d’entretien routier : « C’est une faute commise par la direction financière et comptable du Fonds et une mesure disciplinaire a été prise à son encontre », a affirmé Eric Bougouma, ministre des infrastructures à la sortie du conseil des ministres du 17 mai 2017.

Selon Eric Bougouma qui a confirmé l’affaire, c’est suite à une condamnation de la Cour d’Appel de Ouagadougou que le Fonds d’entretien routier a été appelé à payer plus de 401 millions FCFA à la Société générale Burkina Faso ex SGBB.

« Conformément aux dispositions de l’acte uniforme relatif à la procédure de recouvrement forcé, le Fonds avait l’obligation de déclarer les avoirs qu’il détenait pour le compte d’une entreprise avec laquelle il était en relation. Ne l’ayant pas fait, la Cour d’appel a estimé que le Fonds a manqué à cette obligation », a expliqué le ministre, Eric Bougouma. Selon lui, ce sont des faits qui remontent au 1er juillet 2015 et que la Cour d’Appel de Ouagadougou a estimé comme des manquements graves parce qu’il s’agit d’une saisie attribution que la société générale a fait auprès du Fonds.

Il a ajouté que l’affaire a été portée à sa connaissance par le président du conseil d’administration (PCA) du Fonds d’entretien routier, le 16 février 2017. « Le PCA m’a indiqué que le conseil d’administration qui s’était tenu, le 14 mars a examiné le dossier et a demandé de situer les responsabilités, lesquelles ont été situées au niveau de la direction financière et comptable du Fonds », a précisé le ministre des infrastructures. Le PCA, le DG et l’avocat conseil du Fonds ont examiné le dossier et ont décidé de licencier le directeur financier et comptable, le 20 mars 2017.

« C’est donc une affaire que je confirme et elle a été traitée sur le plan disciplinaire par le Fonds d’entretien routier », a conclu M. Bougouma.

DCPM/MCRP

Affaire Will Télécom: le vigile d’un des magasins étranglé.




L’un des vigiles de Will telecom a été assassiné dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 avril 2017  à Ouagadougou.

c’est lors du braquage d’un magasin de la société Will Telecom situé dans la zone de Dassasgho que les individus ont etranglé à mort le gardien avant d’emporté le materiel .

A propos dudit matériel, il s’agit d’un stock de matériel informatique qui devait être utilisé pour un nouveau projet annoncé par la société à savoir, Will Market.

Un gros coup dur pour l’homme d’affaire Sayouba Zidwemba dit Will Télécom qui a été extradé  au Burkina Faso et placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).Will Télécom serait sous mandat de dépôt avec au moins une trentaine de personnes arrêtées dans le cadre d’une enquête sur un détournement de fonds à CBAO Dakar.

 

Affaire Inoussa Kanazoé: le procureur du Faso s’explique




L’affaire fait grand bruit en ce moment au Burkina Faso. L’affaire dite  »Inoussa Kanazoé » est l’objet de tous les fantasmes depuis quelques semaine. Le procureur du Faso a donné une conférence de presse dans l’après midi du lundi à Ouagadougou pour donner plus d’information .

L’information majeure sortie de cette conférence de presse est que Kanazoé Inoussa et de certains de ses collaborateurs ont été mis aux arrêts et gardés à vue le mercredi 19 avril 2017 après l’exploitation d’un rapport d’expertise de gestion de la société Cimenterie du Faso (CIMFASO) contenant des informations sur des faits infractionnels.

La Compagnie de gendarmerie du Kadiogo a été saisie aux fins de procéder à une enquête sur « la base des infractions de faux et usages de faux, d’abus de confiance aggravé, de tromperie du consommateur, de fraude fiscale et toutes autres infractions que l’enquête viendra à révéler ».

« Les fraudes remontent à plusieurs milliards de Francs CFA. Par exemple, pour la construction de l’usine CIMFASO, un contrat a été passé avec une société fictive (CGE) qui appartiendrait à M. Kanazoé. Cette société n’a pas eu à construire l’usine.

M. Kanazoé est passé par d’autres moyens pour construire l’usine, alors qu’il y a eu des factures, des montants qui ont été payés à cette société fictive créée par M. Kanazoé.

Ces montants n’ont pas fait l’objet d’impositions ou de taxes. Si l’Etat devait recevoir des taxes, ça remonterait à plusieurs milliards, selon le rapport produit. L’Etat a perdu des milliards par ce seul acte ».

En outre il ressort de cette conférence de presse que du ciment avarié a été mis sur le marché, ou que du ciment n’ayant pas été produit par CIMFASO, a été vendu sur le marché, dans des sacs conditionnés CIMFASO. A propos de la fraude fiscale, les enquêtes ont révélé une comptabilité et un bilan financier inexacts.

 

 

Arrestation de Inousa Kanazoé: un proche de l’homme d’affaire fait des révélations




Dans ce point de vue, ce citoyen qui se dit proche de l’homme d’affaires Inoussa Kanazoé parle de divorce mal géré entre associés et dénonce les conditions de son arrestation.

Comme on le sait, l’opérateur économique de renom, Inoussa Kanazoé a été arrêté avec plusieurs de ses collaborateurs le mercredi 19 avril dernier à Ouagadougou dans son bureau sur l’avenue Kwamé Nkrumah. Quelques jours après, on sait un peu plus sur cette affaire qui secoue actuellement le monde économique.

A l’origine de ce qu’il convient d’appeler l’affaire Kanis, il y a l’histoire d’un divorce mal digéré entre deux associés. En effet, après des années de collaboration, Inoussa Kanazoé propose à l’un de ses employés, Moussa Kouanda, de s’associer à lui pour monter une cimenterie à Ouaga. CIMFASO était née et fait la fierté des Burkinabè comme la première usine de ciments construite par un national et générant des centaines d’emplois directs.

Au détour d’une mésentente, les deux associés après moult discussions, arrivent à un protocole d’accord transactionnel, permettant ainsi à Moussa Kouanda d’être dédommagé à hauteur de plusieurs milliards de FCFA et de quitter l’actionnariat de la société.

Contre toute attente, à la suite de cet accord transactionnel par devant témoins, une campagne est organisée depuis un certain temps pour présenter l’homme d’affaire Kanis comme l’auteur de plusieurs malversations financières. Et son arrestation de sources proches de l’enquête serait liée à des fraudes fiscales concernant CIMFASO. Seulement, voilà ! Un certain nombre de questions méritent d’être posées. Inoussa Kanazoé devait être arrêté comme « un vulgaire délinquant » et ses bureaux mis sous scellés ?

Au Burkina, des affaires similaires concernant des opérateurs économiques ont été traitées avec plus ou moins de tact. Dans le cas de Kanis, il semblerait que son interpellation ferait suite à une rumeur selon laquelle l’homme d’affaires voulait prendre la poudre d’escampette. Peut-on être milliardaire de la trempe d’Inoussa Kanazoé, investissant chez lui au Burkina et fuir ainsi alors qu’il construit une cimenterie à Bobo-Dioulasso, à Abidjan et même dans d’autres capitales de la sous-région ?

Les entreprises d’Inoussa Kanazoé ne sont pas des boutiques ou des petits étals qu’on déplace d’un lieu à un autre : ce sont des industries lourdes dont le déménagement dans un autre pays ne saurait se faire facilement. Pourquoi donc cette opération commando qui ressemble plutôt à une action d’humiliation et de destruction qu’à une simple mesure conservatoire ? Même s’il n’est pas au dessus de la loi, doit-on traiter le Dangote national de la sorte d’autant plus qu’il n’a pas refusé de répondre à une convocation des autorités judiciaires pour s’expliquer sur ce qui lui est reproché ? Y a-t-il des règlements de compte entre ce dernier et Moussa Kouanda dont on connait l’attachement à l’ancien régime (il est même présenté comme l’un des bras financiers) ?

En tout cas, selon nos informations, ce weekend, il y a eu des chassés-croisés dans les milieux d’affaires à cause de ce que représente Kanis : sans vouloir l’absoudre, leur souhait de déterminer rapidement les responsabilités des uns et des autres.

Noufou Kanazoé

Économie: voici les prix des produits de grande consomation




La 9e session du Cadre de concertation Tripartite (CCT) s’est tenue le mardi 14 mars 2017 dans la salle de réunion de la Direction Générale de la Coopération. A l’issue de la rencontre, il est ressorti les conclusions suivantes :
1- Pour les céréales :
-  Le CCT a invité la SONAGESS à poursuivre et à intensifier la vente du maïs et du sorgho blancs à prix social de 6000 francs CFA le sac de 50 kg dans les boutiques témoins sur toute l’étendue du territoire national.
-  Quant au maïs et au sorgho blancs, il a été convenue qu’ils n’excèdent pas 15 500 francs CFA le sac de 100 kg comme en 2016.
-  Il en est de même pour le petit mil dont le prix plafond a été maintenu à 19 000 francs CFA le sac de 100 kg ;
-  Quant au riz 25% brisure, son prix de vente maximum aux consommateurs a été fixé à 16 000 francs CFA comme l’année dernière.
2- Pour les huiles alimentaires, le prix plafond retenu est de 16 500 francs CFA le bidon de 20 litres et de 825 francs CFA le litre au détail.
3- Le prix du sucre granulé SN SOSUCO ne doit pas excéder 600 francs CFA le kg ; quant au sucre en morceaux, son prix est fixé à 750 francs CFA le kg
4- Le savon SN CITEC n° 1 sera vendu à 260 francs CFA maximum au consommateur et le Savon n°2 à 365 francs CFA.
5- Pour le ciment CPJ, le CCT a obtenu le prix plafond de 5000 francs CFA le sac de 50 kg au consommateur final soit 100 000 francs CFA la tonne.
6- A noter que le prix du pain fait l’objet d’une concertation élargie en commission. Il sera communiqué dès que la commission aura rendu ses conclusions dans une semaine.

DCPM

Économie: la BECEAO bloque les transferts internationaux Orange Money

Alors que Orange a déployé sa campagne de communication au Burkina après donc le rachat de Airtel les opérations de transferts internationaux « Orange Money » sont bloquées en Côte d’Ivoire. Cela est dû à une décision émanant de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les nombreux burkinabés habitués a transférer ou à recevoir de … Lire la suite

Crise au Ministère des finances: la réponse du Syndicat au ministre de l’économie des finances

Droit de réponse du Syndicat National des Agents des Finances (SY.N.A.FI) suite au communiqué de presse du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) Par voie de presse en date du 07 février 2017, les autorités du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) ont publié un communiqué relatif au climat … Lire la suite