Arrivée de Macron: la fermeture des écoles divisent le gouvernement et les Syndicats.

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A quelques heures de l’arrivée l’arrivée du président Macron au Burkina, les positions sur sa venue semble tranchée. Nous assistons à une vrai bataille dans l’opinion . Tandis que le Ministre de l’éducation nationale justifie la fermeture des écoles , les syndicats estiment que cette décision est très décevantes.

Jean-Martin Coulibaly , Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

<< Il n’y a pas à s’insurger pour cette suspension des cours; nous avons un très grand événement qui vient, c’est une tradition dans ce pays que pour associer l’ensemble des acteurs à un grand événement, on prend une certaine mesure. Quand nous avons le 11 décembre nous prenons des mesures, quand nous avons le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO)… Le Président du Faso a décidé lui-même d’y mettre un cachet particulier en faisant une réception officielle au palais de Kosyam et il est de bon ton que tout le monde puisse être associé. Il ne faut pas lire en cela autre chose que ça et c’est tout. Nous sommes fiers de l’avoir fait>>

Basolma Bazié

“Ce que nous observons comme comportement des autorités dans le cadre des préparatifs sur l’arrivée d’Emmanuel MACRON, telle que la fermeture des classes est très décevant. En effet, c’est comme un esclave qui n’est point prêt à s’affranchir et informe à chaque instant son maître que ses chaînes d’esclavages se sont desserrées !! Donc il l’invite à les serrer davantage !!
C’est un comportement contraire aux valeurs africaines que ces autorités chantent en se référant à l’hospitalité. En effet, l’hospitalité africaine est débarrassée de l’hypocrisie, du mensonge et du complexe d’infériorité (le maquillage des réalités). Mais l’habitude a une peau assez dure, d’autant qu’en 1994, avec le sommet France-Afrique, certains s’étaient même permis d’attraper les fous en ville, les ligoter et aller les jeter à des distances incroyables, pour des questions de « salubrité » de la ville aux yeux d’étrangers. Donc voyez-vous que fermer des écoles est le moindre mal !! Mais le traitement jadis réservé à ces fous était-il africain ?
Quand on connait l’hospitalité africaine, on ne comprime pas sa presse en une seule question face à un président, MACRON Emmanuel soit-il ? Les journalistes qui ont vaillamment couvert l’insurrection et la résistance en consentant des sacrifices multiples et énormes, sont en majorité jeunes. A quelle jeunesse MACRON veut-il rendre hommage en les comprimant en une question ?”

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