Burkina: Les 122 parcelles attribuées à Blaise Compaoré par la commission d’enquête parlementaire sur le foncier urbain seraient loin de la réalité

Le travail de la commission d’enquête sur le foncier divise et c’est le moins qu’on puisse dire. Les 122 parcelles attribuées à l’ancien président Blaise Compaoré seraient loin de la réalité.



Il semble en effet que ce sont les superficies du parc animalier de Ziniaré et la résidence de l’ex-locataire de Kosyam bâtie à l’intérieur qui ont été estimées à 122 parcelles suite à un calcul dont seuls les enquêteurs ont le secret.

Du reste, apprend-on, l’aire du parc animalier serait une propriété familiale que Blaise Compaoré a mise en valeur en 1990, bien avant le début du processus de communalisation. Si l’enquête parlementaire couvre la période de 1995 à 2015, l’espace faunique et zoologique aménagé par l’ex-chef de l’Etat dans son village Ziniaré ne saurait être concerné par les lotissements mis en cause. En tout cas des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer le rapport de la commission d’enquête, soupçonné d’avoir été concocté pour régler des comptes personnels et politiques même si, globalement, les enquêteurs ont fait œuvre utile en touchant du doigt des réalités vécues dans ce pays sous l’ère Compaoré.

Par ailleurs Abdoul Services épinglé par la commission ne décolère pas . En effet  la commission d’enquête lui reproche de devoir la rondelette somme de 1,2 milliard de francs CFA à l’Etat. « Archifaux », martèle son directeur, Abdou Ouédraogo, qui se demande comment les rôles ont pu ainsi être inversés et à quelles fins.

Selon lui en effet, certes les enquêteurs l’avaient approché en son temps, mais leurs conclusions sont loin d’être celles entendues à l’hémicycle. Ainsi, ce n’est pas son entreprise qui devrait à l’Etat, mais plutôt ce dernier qui resterait redevable à sa structure qui aurait versé d’importantes sommes, mais attendrait toujours les titres de propriété y relatifs, lesquels tomberaient au compte-gouttes ; et que dire de certaines dispositions qui obligent les promoteurs immobiliers à tracer les voies alors que dans d’autres pays cela relève des obligations étatiques ? Autant de choses que le promoteur a du mal à s’expliquer, lui qui évolue dans l’immobilier depuis belle lurette dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Canada et les Etats-Unis. Le comble dans tout ça, c’est le risque de perdre du crédit auprès de certains partenaires.

D’où son empressement de voir rentrer rapidement le président de la commission, Boureima Barry, en mission hors du pays, qu’ils tirent l’affaire au clair

 

Avec l’Observateur Paalga

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