Burkina: Un réseau de lutte contre la corruption dénonce une gestion scandaleuse de parcelles à Ouagadougou

Le secrétariat exécutif du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), au cours d’une conférence de presse, jeudi à Ouagadougou, a dénoncé un manque de transparence dans l’attribution des parcelles de boutiques, d’hangars et autres commerces à Toecin-Yaar et ce, lors d’une opération d’attribution sur un nouveau site.

«Il ressort clairement, que pendant que certains commerçants n’ont pas été recensés au motif qu’ils ne sont pas propriétaires, des personnes n’exerçant pas la profession de commerçant ont été recensées», a révélé le secrétaire Exécutif Adjoint du REN-LAC, Sagado Nacanabo.
Ces acquéreurs illégitimes, a-t-il fait savoir, sont au nombre de 524, et se composent «de conseillers municipaux entrant et sortant, de membres de la commission d’attribution, de policiers municipaux, de membres de comité de développement du secteur 20, des agents de la mairie, de chefs coutumiers».
Une mission d’investigation réalisée par l’inspection technique des services du ministère de l’Administration Territoriale  et de la Décentralisation du 25 au 27 janvier dernier a « abouti à des constats d’irrégularités qui confirment bien les informations déjà collectées par le REN-LAC sur le manque de transparence dans l’attribution des parcelles», a fait savoir Sagado Nacanabo.
La mission d’investigation a fait plusieurs recommandations dont le REN-LAC exige la mise en œuvre.
Il s’agit de «la mise en place d’une commission ad’ hoc chargée de réexaminer les listes de recensement et d’attribution des parcelles, le retrait de toutes les parcelles attribuées à des personnes qui n’exercent pas la profession de commerçants au marché de Toécin-yaar, les poursuites contre les auteurs et complices des attributions irrégulières et de mauvaise gestion et la suspension du déguerpissement des commerçants de l’ancien site du marché».
Le REN-LAC a été saisi par la coordination des Comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de l’ex arrondissement de Sig-nonghin le 20 mai 2016, pour lui faire cas  des nombreuses malversations à Toécin yaar. Notamment de personnes recensées depuis 2013 qui n’ont toujours pas obtenu de place au nouveau site et qui sont menacées de déguerpissement sur l’ancien site du marché.
Agence d’information du Burkina
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