Diplomatie: Salif, Simon et Barry chez Alassane

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont convenu mardi, de «renforcer leurs liens multiséculaires», mis en difficulté par l’exil en Côte d’Ivoire de l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré et le mandat d’arrêt burkinabè qui visait le président du parlement ivoirien Guillaume Soro.




«Nous sommes prêts à renforcer les liens multiséculaires entre nos deux pays», a indiqué mardi à Abidjan, le président du parlement burkinabè Salifou Diallo, à l’issue d’une audience avec le président ivoirien Alassane Ouattara.

M. Diallo était accompagné des ministres burkinabè de la Sécurité Simon Compaoré et des Affaires étrangères Alpha Barry, selon un communiqué de la présidence ivoirienne.

Salifou Diallo dit avoir transmis à M. Ouattara un message du président burkinabè Roch Kaboré, ayant trait à la relance de la coopération entre les deux pays sur la base du traité de 2009 et à l’appui pour la relance de l’économie burkinabè.

En rappel, le Burkina Faso a connu ses deux dernières années une violente crise socio-politique, marquée notamment par l’éviction par la rue du président Blaise Compaoré en octobre 2014 et par un putsch déjoué en septembre 2015.

Ses relations avec la Côte d’Ivoire (où s’est exilé M. Compaoré) ont été mises en rude épreuve, quand la justice militaire burkinabè a lancé en décembre un mandat d’arrêt international contre le président du Parlement ivoirien Guillaume Soro, soupçonné d’avoir prêté main forte aux officiers putschistes pro-Compaoré.

La remise par la Côte d’Ivoire du Sergent Rambo, recherché dans le cadre du dossier du putsch manqué, et l’annulation en fin avril du mandat d’arrêt contre M. Soro pour «vice de procédure», ont été perçues par des observateurs comme des signes de décrispation.

AIB

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