«Le vote des Burkinabè de l’étranger n’est pas négociable», clame l’opposition politique

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L’opposition politique burkinabè a rappelé la nécessité de la participation effective des Burkinabè de l’extérieur à l’élection présidentielle en 2020 au Burkina Faso.

«Le vote des Burkinabè de l’étranger n’est pas négociable», a martelé Victorien Tougma, du Mouvement africain des peuples (MAP), au cours d’un point de presse tenu ce mardi au siège du Chef de file de l’opposition politique autour de quatre points d’actualité.

En effet, les animateurs de ce point de presse, Mahamoudou Dicko de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), Victorien Tougma du MAP ont fustigé la relecture du code électoral, qui selon eux, vise à restreindre les possibilités de participation des Burkinabè de l’étranger aux échéances électorales à venir.

Il s’agit principalement selon les animateurs de la rencontre, du report de l’entrée en vigueur de ce vote à partir de 2020, du choix uniquement de l’ambassade ou du consulat pour les bureaux de vote, et de l’exigence de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) comme seule document avec lequel les Burkinabè de la diaspora peuvent s’enrôler pour les cartes d’électeur et ainsi donc pouvoir voter.

Pour l’opposition politique, les passeports et les cartes consulaires sont aussi valables que les CNIB. Elle dénonce aussi le fait que les amendements qu’elle avait proposés pour la relecture de ce code n’aient pas été pris en compte.

D’autres points ont été abordés au cours de cette rencontre du CFOP avec les journalistes. Quant à l’opération qui a permis de déloger les terroristes à Rayongo, «l’opposition politique félicite les forces de défense et de sécurité pour leur bravoure.

Elle salue l’engagement de la population qui a dénoncé les assaillants», Mahamoudou Dicko de la NAFA. En ce qui concerne la mise à plat du système de rémunération des agents de la fonction publique et la crise du climat social, M. Dicko et M. Tougma demandent au gouvernement de calmer le front social et de toujours privilégier le dialogue et la négociation, d’être à l’écoute des travailleurs. Sur la rupture des relations diplomatiques avec Taïwan, l’opposition politique déplore le fait que le gouvernement n’ait remercié de façon officielle et solennelle la Chine Taïwan pour les réalisations qu’elle a financées pendant la période d’amour entre les deux pays.

Prenant acte de la rupture des relations avec Taïwan, «l’opposition politique invite le gouvernement à maintenir les relations à la fois économiques et commerciales avec la Chine Taïwan», a précisé Tougma.

Agence d’information du Burkina

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