Résilience des communautés : Des émissions pour sensibiliser contre les risques de catastrophes

La date du 31 décembre 2018 a marqué la fin officielle des activités du projet « Prévention, Préparation et Réponse aux Catastrophes naturelles dans le Soum et la Tapoa (PPRC-ST) ». Exécuté par la Croix-Rouge burkinabè, Christian Aid, le Réseau MARP et Action contre la faim, il a été marqué par une diversité d’activités, notamment les émissions radiophoniques interactives. A l’heure du bilan, les acteurs impliqués se sont retrouvés durant la dernière semaine de l’année 2018 pour apprécier les progrès réalisés grâce à ces programmes.

Le jeudi 20 décembre 2018 entre 10 et 12h, les auditeurs de la ville de Djibo ont été doublement comblés. En effet, ils ont pu suivre le même jour deux émissions diffusées simultanément en fulfuldé et en mooré sur la Radio La Voix du Soum (LVS) et la Radio Lutte contre la Désertification (RLCD). Les échanges interactifs proposés lors de cette tribune ont permis à des milliers de personnes de la province du Soum et même au-delà d’en savoir davantage sur les bonnes pratiques à adopter pour protéger les ânes contre la peste équine, une maladie qui affecte ces animaux régulièrement en période d’harmattan.

La réalisation des deux émissions était le challenge principal d’une session de formation organisée dans cette commune par une mission de la Croix-Rouge burkinabè du 19 au 22 décembre 2018. Il s’agissait d’interroger les différentes parties prenantes sur leur ressenti par rapport à la réalisation globale des émissions radiophoniques destinés à sensibiliser les communautés sur les principaux risques de catastrophes naturelles susceptibles d’affecter leur existence.

La séance bilan organisée en trois jours, a associé huit membres des Commissions de suivi, d’alerte, et de réponses aux catastrophes (CSARC), deux animateurs et deux techniciens des radios LVS et RLCD, ainsi que deux représentants des services techniques de l’Etat (élevage et agriculture). Formés au mois de mai 2018 au forma de ces émissions spécifiques, les CSARC de Djibo, Baraboulé, et Nassoumbou se sont prêtés à l’exercice. De concert avec les journalistes et techniciens radios, ils avaient à charge de réaliser d’abord un sketch radiophonique axé sur les croyances et les pratiques des populations locales concernant les facteurs de risques de catastrophes dans leur environnement. De la sorte, plusieurs pièces de théâtre de 5 mn environs chacun ont pu être enregistrés et diffusés lors des émissions en direct. Ces productions permettaient au public de participer à un jeu radiophonique et à des débats sous la supervision d’un responsable des services techniques de l’Etat, notamment ceux de l’élevage, l’agriculture, la santé, l’action sociale, etc.

Ainsi, de mai à décembre 2018, les deux radios (LVS, RLCD) ont diffusé respectivement 11 et 14 émissions interactives sur un total de 48 prévues initialement, compte tenu de plusieurs facteurs indépendant du planning. Elles ont permis de sensibiliser les communautés locales sur plusieurs thématiques propres au projet : les inondations, les changements climatiques, les vents violents, les chenilles légionnaires, les oiseaux granivores, les épizooties, les noyades, etc. Ces productions ont pu toucher des auditeurs de la province du Soum et certains des provinces du Samentenga et du Lorum.

C’est fort de ce constat, que l’équipe projet et les personnes commises à la réalisation de ces programmes se sont félicités du travail réalisé, en dépit des difficultés rencontrées. C’est pourquoi, elles ont plaidé pour la reconduite de cette initiative en cas de relance des activités du projet« Prévention, Préparation et Réponse aux Catastrophes naturelles dans le Soum et la Tapoa (PPRC-ST) ».

Ce projet a été mis en œuvre par plusieurs organisations depuis février 2017 : Christian Aid, Croix-Rouge burkinabè Action contre la faim et le Réseau MARP. Couvrant 34 villages des communes de Djibo, Baraboulé, et Nassoumbou dans la province du Soum et 50 villages dans les communes de Partiaga, Tambaga, Tansarga, Namounou et Diapaga, il avait pour objectif principal de renforcer la résilience des populations les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire dans les provinces du Soum et de la Tapoa.

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