Safiatou Lopez: “Il y a des juges qui sont gonflés, mais on va les dégonfler “.

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Safiatou Lopez était ce matin face aux policiers du Service régional de la Police judiciaire ce jeudi 28 juillet 2016 à Wemtenga. Pour la circonstance elle était accompagné de maitre Farama son Avocat.

Accueillie par des cris et par l’hymne nationale, la présidente d’honneur du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile, a tenu à s’exprimer avant d’entrer dans le commissariat. « Ce qui me fait mal, c’est qu’on m’appelle ici. On aurait dû m’appeler à la justice. Il y a des juges qui sont gonflés, mais on va les dégonfler ».

Après 2h d’audition Safiatou Lopez a tenu à s’exprimer devant ses partisans et la presse. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle s’en prend ouvertement au magistrat et sans langue de bois. ««  J’ai répondu à la plainte qui avait été déposée par le procureur et aussi par le Syndicat des magistrats. J’ai maintenu mes propos et je m’assume. Je leur ai dit que nous ne sommes pas d’accord pour la justice à double vitesse. Nul n’est au-dessus de la justice et même les magistrats ne sont pas au-dessus de la justice. On peut toujours m’enfermer, mais même à la MACO, je vais toujours dénoncer l’injustice. Nous croyions que c’était les politiques qui s’ingéraient dans les décisions de la justice. Mais nous avons compris que les magistrats travaillent pour eux-mêmes. Ils ne travaillent pas pour le peuple. Je profite répondre au SAMAB et au magistrat Antoine Kaboré pour lui dire que quand il dit que ce ne sont pas tee-shirts qui sont sortis pour faire partir Blaise (Compaoré), je lui dis que ce sont les tee-shirts qui ont commencé à dénoncer, à sensibiliser et ce sont les tee-shirts qui se sont battus pour que eux, ils aient leur indépendance. Et c’est le contribuable qui les paye. Et quand il dit que le peuple n’a rien à dire sur leur décision je lui  dis que (…),  c’est le contribuable qui paye leur salaire et ils ont des comptes à nous rendre. Nous avons dit, nous n’allons plus subir au Burkina Faso ».

crédit photo B24

AIB


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