Le ministère de la Justice et des Droits humains a ouvert, le 28 août 2025, un atelier sur la prévention de la torture. Cette rencontre réunit une cinquantaine de participants issus de la Commission nationale des droits humains, des forces de sécurité et du corps judiciaire. L’objectif principal consiste à renforcer les capacités techniques des acteurs en matière de prévention de la torture et de protection des droits fondamentaux.
Durant deux jours, les participants échangeront sur le mandat du mécanisme national de prévention, le cadre juridique et les garanties des personnes privées de liberté. Cette initiative, soutenue par le Fonds spécial du Protocole facultatif à la Convention contre la torture, vise à outiller durablement les institutions.
En ouvrant les travaux, Marcel Zongo, Directeur général des droits humains, a rappelé que la lutte contre la torture dépasse une simple exigence juridique. Elle représente un impératif moral et sociétal pour garantir la dignité humaine. Cette déclaration illustre la volonté du Burkina Faso d’inscrire la prévention de la torture au cœur de la consolidation de l’État de droit.
Cette initiative n’est pas isolée. Dans plusieurs pays, des formations similaires ont permis d’améliorer la compréhension du rôle des institutions. Le renforcement des capacités constitue donc une étape essentielle pour assurer le respect des droits humains dans des contextes parfois difficiles.
Au-delà de la formation, cet atelier symbolise la volonté du pays de traduire les recommandations internationales en actions concrètes. Le projet prévoit aussi une extension à Bobo-Dioulasso pour toucher un plus large éventail d’acteurs.
La prevention de la torture est un combat de longue haleine. Cependant, le Burkina Faso démontre, par cette démarche, sa détermination à protéger la dignité humaine. Malgré le contexte sécuritaire difficile, les institutions restent mobilisées afin de renforcer la coordination entre les acteurs. L’engagement du ministère et de la Commission nationale des droits humains traduit une orientation claire vers une justice plus respectueuse des droits fondamentaux.