L’organisation internationale de police criminelle, Interpol, dont le siège mondial est basé à Lyon, vient de dévoiler les résultats d’une offensive d’envergure baptisée « First Light 2026 ». Menée de manière continue entre janvier et avril, cette action d’envergure a mobilisé les services de police de 97 pays à travers le monde.
Le bilan officiel publié par Interpol ce jeudi 9 juillet 2026 fait état de près de 5 800 individus interpellés et de la saisie conservatoire de 300 millions de dollars d’avoirs criminels. Les enquêteurs ont réussi à identifier plus de 142 000 victimes directes, ce qui démontre la massification de la menace.
Les opérations visaient prioritairement les réseaux spécialisés dans l’ingénierie sociale et la manipulation psychologique, des techniques redoutables utilisées pour extorquer des fonds ou subtiliser des données hautement confidentielles.
Des techniques d’escroquerie et de mise en scène de plus en plus sophistiquées
Les détails fournis par les enquêteurs révèlent le degré d’organisation alarmant des syndicats du crime en ligne. Les interventions ont ciblé plusieurs typologies de fraudes, allant des arnaques aux faux investissements et escroqueries sentimentales jusqu’à la sextorsion et au détournement d’e-mails professionnels.
Dans certains cas, les criminels n’ont pas hésité à monter de véritables décors pour piéger leurs cibles. Ainsi, en Eswatini, les forces de l’ordre ont démantelé un réseau qui utilisait une réplique réaliste d’un poste de police brésilien.
Équipés de faux uniformes, les escrocs se faisaient passer pour la police fédérale du Brésil lors d’appels vidéo afin de convaincre des citoyens de transférer leurs économies sur des comptes dits de « sécurité », qui étaient immédiatement vidés par l’organisation.
La lutte contre une menace transnationale ciblant l’économie globale selon Interpol
La réussite de cette campagne sécuritaire met en évidence la nécessité d’une réponse policière multilatérale face à des structures qui s’affranchissent des frontières étatiques.
Outre le démantèlement en Afrique australe, des interventions critiques ont été menées en Asie. À Macao, de faux agents publics ont été appréhendés in extremis avant qu’une victime ne leur envoie 372 000 dollars sous le prétexte d’une fausse vérification fiscale.
À Singapour, des fraudes visant des entreprises de négoce de matières premières ont également été déjouées. Pour le secrétariat général d’Interpol, ces fraudes ne touchent plus seulement les particuliers isolés mais menacent la stabilité des entreprises et des administrations publiques.
En conclusion, les données collectées au cours de l’opération vont permettre d’alimenter les bases de données mondiales pour anticiper les futures vagues de cyberattaques.





















