Affaire annulation du passage de Tahirou Barry sur la RTB: Un agent menace

« Il apparait évident aux yeux de tous que depuis hier, la RTB vit une censure, une atteinte grave à la liberté d’expression et si vous voulez une immixtion dans le traitement de l’information. Si le fait est imputable à certains responsables qui n’ont de vision que la sauvegarde de leurs postes, les Reporters de la Télé (Ceux qui prennent la mesure de leurs responsabilités), ne sauraient cautionner cette forfaiture au risque de se discréditer et de favoriser les retours des « vieux démons ».

Nous allons situer les responsabilités de cette affaire dans les heures qui viennent et aviserons! La Rédaction est à pied d’œuvre pour y arriver. Pour l’heure, c’est une patate chaude que les « gens » se filent pour ne pas subir la furie des Reporters et des populations. Mais rassurez-vous, des noms, des visages seront bientôt collés à cette grossière affaire et je vous en tiendrai informer ! La Liberté d’expression a un Prix et nous le payerons.
Je vous reviendrai très bientôt avec plus de détails dans la Tribune promise à cet effet !!! »

Zoubaviel David Dabire

An III de l’insurrection populaire : « Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles ! » CDAIP

Ceci est un message du comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) à l’occasion de la commémoration de l’an III de l’insurrection populaire

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Au nom des organisations partie prenante de cette activité commémorative du IIIème anniversaire de l’Insurrection Populaire des 30, 31 octobre et 2 novembre 2014, je tiens à saluer votre engagement et votre mobilisation de ce jour.

Cela fait trois ans, en effet, que notre peuple, en lutte pour la justice, la liberté et pour un bien-être social et économique, a réalisé une Insurrection populaire historique et héroïque saluée par les peuples d’Afrique et du monde. En ce troisième anniversaire de cette Insurrection Populaire nous avons une pensée respectueuse et glorieuse pour nos martyrs tombés sur le terrain de la lutte pour le changement. Aux nombreux blessés, nous apportons notre profonde solidarité et nos encouragements.

Aux personnes tuées ou blessées par les balles assassines de l’ex-RSP du lieutenant-Colonel Yacouba Issac Zida et du général Gilbert Diendéré, nous promettons de nous battre pour que les commanditaires et les exécutants de ces crimes soient jugés et punis à la hauteur de leurs forfaits.

Pour nous, cela est la meilleure façon de rendre hommage à nos martyrs !
Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Trois ans après, quel bilan faire de nos attentes et espoirs fondés en l’Insurrection et en la Résistance populaires ?

Au plan de la justice, le constat est celui des manœuvres politico-judiciaires dont l’objectif fondamental est de garantir l’impunité aux hommes du clan Compaoré chassé du pouvoir par notre peuple. Trois ans après l’Insurrection, en effet, les dossiers des martyrs restent en l’état, malgré que le rapport d’enquête sur l’Insurrection ait clairement identifié ceux qui ont ordonné ou qui ont dirigé les tueries des 30, 31 octobre et du 2 novembre 2014, notamment le dernier premier ministre de Blaise Compaoré, Luc Adolph Tiao, le premier ministre sous la transition, Yacouba Isaac Zida. Le premier après un bref passage à la MACO jouit d’une liberté provisoire comme d’autres de son gouvernement tandis que le second, très curieusement, vit paisiblement au Canada sans qu’aucun mandat d’arrêt ne soit émis contre lui pour qu’il revienne s’expliquer devant notre peuple.

En lieu et place de cela, le pouvoir préfère dépenser des sommes d’argent importantes pour que des juges se rendent au Canada pour l’écouter. Cette attitude honteuse et irresponsable du pouvoir et de sa justice vis-à-vis de Yacouba Isaac Zida apporte la preuve qu’il est un témoin très gênant pour le pouvoir MPP et alliés et pour bien d’autres personnes qui ont pillé d’une manière record notre pays en une année de transition catastrophique entre novembre 2014 et décembre 2015. C’est pourquoi, le pouvoir et les amis de Zida préfèrent qu’il reste au Canada avec les révélations qu’il promet de faire s’il venait à être arrêté.

Mais est-ce que notre peuple insurgé et résistant peut-il accepter cela ? Peut-il accepter le « mouta mouta » ? Non, assurément ! Notre peuple veut la vérité et la justice pour les martyrs de l’Insurrection populaire ! Que les commanditaires et tous les complices soient jugés.

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Le même refus de rendre justice caractérise les dossiers du putsch de type fasciste de Gilbert Diendéré et de son défunt RSP. Bien que les auteurs du putsch soient connus, la justice traine toujours les pas et en lieu et place des jugements, ce sont des libérations de putschistes et de leurs complices qui sont servies au peuple. En témoigne la résidence surveillée accordée à Djibril Bassolé !

Camarades, est-ce qu’il existe meilleure résidence surveillée que la MACA pour un putschiste dont certaines révélations (notamment du journal Le Reporter) indiquent qu’en plus d’être le cerveau du coup d’Etat de septembre 2015, il est un ami des terroristes et djihadistes qui occupent déjà des parties de notre territoire et qui endeuillent notre peuple ?

Non, de pareils individus ont leur place en prison !

Dans ce dossier du putsch, hautement politique, l’on comprend de plus en plus, pourquoi le pouvoir du MPP et alliés ne veulent pas en réalité de la tenue d’un procès sérieux. Presque tous les chefs des FDS à l’époque du coup d’Etat, certains leaders politiques et même religieux y seraient trempés, à en croire les révélations de Gilbert Diendéré qui a même demandé que ceux-ci soient inculpés ! Or, certains d’entre eux sont les soutiens du pouvoir actuel. Ils sont juchés à de hauts postes de responsabilité au service du pouvoir actuel. L’ancien chef d’Etat-Major de l’armée, le Général Pingrenoma Zagré, après avoir refusé de répondre à une convocation de la justice militaire dans l’affaire du putsch a été bombardé Ambassadeur du Burkina au Ghana par le Président Roch KABORE !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Sur le plan social et économique, les gens du peuple croupissent de plus en plus sous la cherté de la vie. Les prix des produits de première nécessité sont devenus presque incontrôlables et notre peuple est sous la menace d’une grave famine au regard des résultats de la campagne agricole. La politique de gratuité des soins se révèle être une pure démagogie au regard des réalités dans les centres de santé. Le système de santé public est dans un état de délabrement continu et des maladies comme le paludisme et la dengue continuent de faire des ravages.

Les emplois promis à la jeunesse se trouvent être les mêmes emplois précaires de HIMO conçus sous Blaise Compaoré, ce qui montre clairement que le pouvoir n’a visiblement pas de solution à cette préoccupation pressante. Juste qu’ici, la vitesse grand V du décollage économique se fait toujours attendre et les taux de réalisation de la mise en œuvre du fameux PNDES, annoncés dans la presse, ne sont pas ressentis par les populations.

Sur le plan sécuritaire, notre peuple se rend compte que l’Etat est dans une incapacité structurelle, du fait de son caractère néocolonial, d’assurer l’intégrité territoriale et la sécurité des populations. En témoigne les pertes de contrôle progressives par l’Etat de certaines parties du pays, notamment dans le Soum, où règnent des narcotrafiquants et des groupes djihadistes et terroristes. Face à ce péril sécuritaire, au lieu de s’attaquer aux causes structurelles de l’insécurité et du terrorisme que sont la misère sociale et le désespoir qui poussent certains jeunes dans les mains des obscurantistes, des terroristes, des narco-djihadistes, le pouvoir préfère opérer des tapages médiatiques et organiser des foires comme celle sur la sécurité de fin octobre 2017 qui a englouti 155 000 000 de francs CFA. A cela s’ajoute la corruption (dont celle avérée au sein de la haute hiérarchie de la police), l’impunité, le mercenariat d’Etat, les connexions diverses avec les réseaux terroristes et djihadistes qui ont caractérisé la gouvernance sous Blaise Compaoré.

Camarades, pouvons-nous espérer une sécurité avec une telle navigation à vue ? 
Non, il n’y a pas d’illusion à se faire ! Le peuple devra prendre ses responsabilités et envoyer au nord du pays, notamment dans le Soum, le ministre « Yada yada », avec sa Kalachnikov et son gilet pare-balles !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

Comme on le constate, les faits sont suffisants aujourd’hui pour établir la responsabilité du pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré et de ses amis dans la non-manifestation de la vérité et de la justice pour les martyrs de l’Insurrection et du putsch.

Que peut-on encore attendre de ce régime des « mouta mouta » et des « yada yada » ?

Absolument rien d’autre que l’aggravation des injustices sociales et économiques, de la vie chère et de la misère ! Ce pouvoir se fout de notre peuple et de ses aspirations à la justice et au changement dans ses conditions de vie.

Au fur et à mesure, les principaux animateurs du pouvoir, qui pensaient camoufler leur vraie nature de corrupteurs, de corrompus, de véritables valets de l’impérialisme et de chefs miliciens se présentent tels qu’ils ont toujours été et tels qu’ils seront toujours ! 
Est-ce que ces gens peuvent changer ?

Non, comme nous en sommes tous témoin ! Il appartient au peuple d’apporter la réponse politique à cette provocation du pouvoir actuel, comme il a su apporter la réponse à Blaise Compaoré en 2014 en le chassant à midi-pile du pouvoir ! Les mêmes causes produiront les mêmes effets !

Démocrates, patriotes, progressistes et révolutionnaires du Burkina Faso,
Jeunesse patriotique et révolutionnaire de Ouagadougou,
Chers camarades,

La lutte contre l’impunité est comme une course de fond. C’est un combat de longue haleine. Instruits par l’insurrection populaire d’octobre 2014 et la résistance populaire victorieuse de septembre 2015 contre le coup d’Etat de l’ex-RSP, nous devons donc, plus que jamais, nous convaincre que seules la lutte organisée et la persévérance sont gages de victoires contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques, contre l’offensive contre-révolutionnaire et pour approfondir les acquis de l’Insurrection et pour l’avènement d’un véritable changement politique dont la voie a été ouverte par l’Insurrection populaire.

Restons mobilisés et prêts à prendre part aux mots d’ordre de lutte à venir pour la satisfaction des revendications de la plateforme minimale de lutte de nos organisations ainsi que des autres revendications populaires et pour un véritable changement politique en notre faveur.

Nan lara !!! Nan lara !!! Nan lara !!!
Je vous remercie.
Ouagadougou, 4 novembre 2017

Tour du Faso 2017: le Marocain Sallahedine MRAOUNI sur la plus haute marche

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a assisté dans la matinée du dimanche 05 novembre 2017 à l’arrivée de la 30ème édition du Tour cycliste international du Faso.

Cette 30ème édition du Tour du Faso a connu son dénouement avec le sacre du Marocain Sallahedine MRAOUNI par ailleurs vainqueur de la dernière étape, Korsimoro-Ouagadougou.

Etaient également présents sur le boulevard de l’indépendance pour accueillir les cyclistes, le Premier ministre Paul Kaba THIEBA et des membres du gouvernement, Sa Majesté le Moro Naaba Baongho, plusieurs autres personnalités et une population sortie nombreuse pour vivre l’événement en direct.

Les Etalons cyclistes arrivés troisième au classement général, après le Maroc et l’Erythrée, n’ont remporté qu’une seule étape, la sixième, Pâ-Bobo-Dioulasso.

S’adressant à la presse à l’issue de la remise des prix, le Président du Faso, après avoir félicité le vainqueur du maillot jaune a déclaré avoir accueilli « avec beaucoup de fierté la fin de ce 30ème Tour du Faso car c’est un événement qui a une place importante dans la vie du pays ».
Il s’est félicité du niveau relevé de cette édition du point de vue de la qualité des participants : « C’est une très bonne chose surtout pour nos équipes dans la mesure où cela leur permet de se mettre au diapason des réalités de l’Afrique et du monde de façon générale ».
Le chef de l’Etat a tenu à saluer la Fédération burkinabè de cyclisme, tous les sponsors ainsi que tous les pays qui ont accepté de participer à cette compétition.
Le Tour du Faso qui est le plus grand Tour cycliste de l’Afrique est confronté à des difficultés budgétaires et à ce sujet, le Président du Faso a dit avoir pris note des préoccupations liées à l’organisation de cette compétition. « Je voudrais prendre l’engagement a-t-il ajouté, que nous ferons en sorte que le Tour du Faso puisse monter au 1er rang comme souhaité par la Fédération et les organisateurs du Tour du Faso ».
Pour terminer, le Président Roch Marc Christian KABORE a exprimé ses remerciements à Monsieur Francis DUCREUX, créateur du Tour du Faso « qui durant 30 ans a animé cette compétition qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays. Nous lui devons un grand remerciement. Il a pris un risque au départ qui est devenu aujourd’hui une réalité, un patrimoine du Burkina Faso ».
Le Tour cycliste international du Faso édition 2017 a connu la participation de 15 pays avec 17 équipes dont 3 du Burkina Faso.

Burkina: « Je comprends bien l’impatience du peuple burkinabè » Marc Christian KABORE

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE était l’invité de TV5 Monde, RFI et le journal Le Monde le dimanche 05 novembre 2017 dans l’émission « Internationales ».

Plusieurs questions ont été abordées au cours de cet entretien. De la mise en œuvre du programme présidentiel à la coopération bilatérale avec la F rance en passant par les questions d’actualité telles l’interpellation de François COMPAORE et l’Affaire Thomas SANKARA, le chef de l’Etat a, sans ambiguïté répondu à toutes les questions.

« Le peuple burkinabè s’impatiente quant à la concrétisation des promesses de campagne », déclare d’emblée Françoise JOLY, la journaliste de TV5 Monde. Réponse du Président Roch Marc Christian KABORE : « Je comprends bien l’impatience du peuple burkinabè face aux enjeux de la lutte contre la pauvreté, mais je voudrais signifier que la lutte contre la pauvreté est une lutte de moyen et long terme », avant de préciser qu’on ne peut « éradiquer la pauvreté véritablement que lorsque nous aurons mis en place l’ensemble des structures et même je dirais, les projets structurants qui permettent de faire en sorte que nous sortons de ces difficultés que nous connaissons depuis fort longtemps ».
Qu’à cela ne tienne, des acquis ont été engrangés. Et le Président du Faso de souligner qu’en deux ans de mandat, il y a eu des résultats significatifs dans tous les secteurs. Aussi bien dans le secteur de la santé, de l’électrification, de l’éducation et bien d’autres.
« Quand nous prenons le domaine de la santé, a indiqué le Président Roch Marc Christian KABORE, nous avons pris une décision pour la gratuité de l’accouchement, qu’il soit normal ou par césarienne et également la gratuité des soins pour les enfants de zéro à 5 ans. Cette mesure touche aujourd’hui 25% des Burkinabè ».
Autres questions évoquées, les mouvements des organisations de la société civile tel le balai citoyen : « Nous considérons que le mouvement le balai citoyen est dans son rôle citoyen » a dit le chef de l’Etat avant d’ajouter que « la société civile est un instrument nécessaire qui rappelle les engagements et les mesures annoncés ».

Sahel : Le commissariat de Koutougou attaqué et incendié dans la nuit du 03 au 04 novembre 2017

Dans la nuit du 03 au 04 novembre 2017 aux environs de 20h30, des individus armés non encore identifiés ont attaqué le commissariat de police du département de Koutougou dans la province du Soum.

Selon des sources les assaillants arrivés lourdement armés n’ont pas donné de temps de repos aux policiers en poste ce soir.

Comme bilan provisoire, les terroristes ont incendié le commissariat.

 

Justice:l’ enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Bobo-Dioulasso : un jeune condamné pour vol dans une mosquée/ Viols sur mineures

Dans ce communiqué, la Secrétaire permanente du Conseil supérieur de la magistrature informe l’opinion publique que le rapport d’enquête sur les allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie a été transmis au Conseil de discipline.

Le 24 octobre 2017, le Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux a transmis le rapport de la commission d’enquête au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour suite à donner.

En rappel, la commission d’enquête a été mise en place par le CSM afin d’investiguer sur diverses allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie qui auraient été commis par des magistrats.

A l’issue de ses travaux, la commission a remis son rapport au CSM le 06 juillet 2017 en marge de sa deuxième session ordinaire de l’année. Celui-ci, après avoir décidé de sa transmission au Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, a souhaité que la Commission de discipline puisse en être diligemment saisie pour, d’une part, permettre d’apprécier les éléments du rapport et prendre la décision qui sied, d’autre part, éviter que certaines publications qui pourraient intervenir ne créent des débats quant au respect de la présomption d’innocence.

La saisine du CSM en sa formation disciplinaire étant intervenue le 24 octobre 2017 comme sus indiqué, le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature voudrait rassurer les uns et les autres que les diligences sont en cours pour que ladite formation puisse se réunir dans le respect des formes et délais légalement prévus.

La tenue de la session du Conseil de discipline offrira en même temps, pour toute personne mise en cause, un cadre approprié pour faire valoir les éventuels griefs qu’elle peut avoir contre le rapport de la Commission d’enquête dont les membres ont travaillé sous l’initiative et la responsabilité du Conseil supérieur de la magistrature. 
Ouagadougou, le 02 novembre 2017

La Secrétaire permanente du Conseil 
supérieur de la magistrature

AN III de l’insurrection: le Diagnostic de Ablassé Ouedraogo

Dr Ablassé Ouédraogo

 » Les 30 et 31 octobre 2014, nous nous sommes insurgés contre le système d’alors, qui malgré tous les avertissements, a voulu modifier l’article 37 de notre Constitution afin de se pérenniser au pouvoir. Cette lutte a été longue et périlleuse. De nombreux Burkinabè y ont laissé leurs vies, beaucoup d’autres de nos compatriotes ont été à jamais meurtris dans leur chair et dans leur âme.

En ces moments de commémoration de cette insurrection populaire, Le Faso Autrement salue la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie dans cette lutte et rend hommage à toutes les filles et à tous les fils du Burkina Faso qui ont été blessés. Puisse Dieu, tout puissant, accorder le repos éternel et mérité à nos martyrs et apaiser les douleurs physiques et morales des blessés et de leurs familles sans oublier tous ceux qui ont souffert du saccage et de l’incendie de leurs maisons et de leurs biens.

Cette date inscrite, en lettre d’or et de sang dans l’histoire du Burkina Faso et gravée à jamais dans notre mémoire collective, ne doit pas pour autant être une fin en soi. Elle doit nous servir de point d’appui dans la marche nationale en vue de réaliser l’évolution pour le bien être collectif, le bonheur partagé et le mieux vivre ensemble. Cependant, force est de constater malheureusement, que cette commémoration est de plus en plus utilisée à des fins de populisme et de stigmatisation d’une partie des Burkinabé.

Le Faso Autrement estime aujourd’hui, que trois (3) ans après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la situation socio-économique et politique du Burkina Faso, l’insécurité ambiante et la morosité de notre pays imposent à tous de la sobriété, de la retenue et surtout de la réflexion. En effet, notre lutte d’alors, au-delà du changement de régime, visait surtout une amélioration de nos conditions de vie, une justice indépendante, accessible, équitable et efficace, une véritable démocratie participative et une meilleure gouvernance pour notre pays. C’est dire chers compatriotes, que notre situation actuelle appelle à la réflexion collective.

L’évidence aujourd’hui est que ce que vit le peuple burkinabè n’est guère reluisant et le pays ne se porte pas bien du tout. Nos aspirations profondes, justes et légitimes qui nous ont poussés à défier tout un système, n’ont pas été satisfaites malgré les promesses électorales mirobolantes. Mieux, ou devrait-on dire pire, certains individus et mouvements voulant continuer indéfiniment à tirer profit sur le dos du peuple qui a tant souffert et qui s’est insurgé, prennent un malin plaisir à attiser les flammes de la haine et des rancœurs grâce à la politique du diviser pour régner. Ils font de l’insurrection un véritable fonds de commerce. C’est tout simplement et humainement inacceptable.

Le Faso Autrement invite tout un chacun de nous à une réflexion constructive. La mort de nos êtres chers a été trop violente pour que nous continuions encore aujourd’hui de nourrir les anciennes divisions sans nous rendre compte qu’elles nous conduisent vers les abimes.

La mémoire de nos martyrs et les meurtrissures de nos frères et sœurs blessés doivent être pour tout le peuple burkinabé une motivation commune pour une réconciliation nationale franche et sincère, seul moyen de reconstruire un Burkina Faso d’amour, de paix et de développement. Il est bien entendu compris que pour y parvenir, on ne devra pas faire l’économie de la vérité encore moins de la justice. Il est capital que cette vérité soit la somme de toutes les vérités sans omission aucune et que la justice soit réparatrice et apaisante.

Le Faso Autrement invite toute la classe politique nationale, les organisations de la société civile et toutes les forces vives de la Nation, à privilégier la consolidation de la paix et la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la nation en œuvrant pour l’apaisement des cœurs, la vérité, la repentance, le pardon mutuel, la justice et la réconciliation nationale.

Vive le Burkina Faso uni et réconcilié avec lui-même ! »

Dieu bénisse le Burkina Faso !  »

Ouagadougou, le 31-0ctobre 2017

Dr Ablassé OUEDRAOGO

Président du Parti Le Faso Autrement

Démission députés UPC : La Coordination du caucus des cadres pour le Changement demande la suspension de ces députés des postes de responsabilité.

 » L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) est un parti politique dont le souci permanent est d’œuvrer aux côtés des populations pour le développement (économique et social) durable du Burkina Faso.

Ce parti véhicule des vertus d’intégrité et de solidarité qui lui ont valu d’être la 2ème force politique du pays (33 députés à l’Assemblée nationale). Aussi, en aucun moment, ses instances n’ont fonctionné sur un mode dictatorial. Aux rencontres statutaires et régulières du Bureau politique national (BPN), les décisions sont prises par consensus ou par vote. Egalement, les députés de l’UPC jouissent d’une liberté de vote à l’Assemblée nationale, exception faite de la directive de vote contre la loi PPP qui, du reste, était portée par toute l’opposition politique.

Cependant, depuis les dernières élections couplées, présidentielles et législatives en 2015, l’UPC a connu plusieurs soubresauts du fait d’ambitions individualistes de quelques militants au mépris des principes élémentaires qui gouvernent la vie du parti. Ces soubresauts sont suscités, soutenus et entretenus par les plus hauts responsables de la majorité présidentielle. En effet, Simon COMPAORE, numéro 1 du MPP, en visite nocturne au domicile d’un des 13 fossoyeurs de la démocratie, l’a clairement avoué dans un enregistrement vidéo en ces termes : « ils vont savoir qu’on a tout préparé ».

L’UPC a toujours fait face avec beaucoup de fermeté à toutes les tentatives de déstabilisation et entend maintenir le cap pour son rayonnement.

Nous, membres du Caucus des Cadres pour le Changement (3C), déclarons ce qui suit :

Considérant que les députés ne sont qu’une émanation du parti qu’ils représentent et qu’ils ne sont nullement au-dessus de lui ;

Considérant que les députés qui siègent à l’Assemblée nationale ont été retenus par le parti parmi plusieurs candidats non moins méritants ;

Considérant que toutes les instances et entités du parti doivent avoir la plus haute considération pour les militants de base et les sympathisants qui constituent le socle de tout parti ;

Nous, membres du Caucus des Cadres pour le Changement, réaffirmons notre soutien total et indéfectible à la Direction de l’UPC et à son Président Zéphirin DIABRE qui, visiblement, est l’homme à détruire par le parti au pouvoir dans la perspective des élections de 2020 en même temps que d’autres potentiels candidats comme le Généraux Yacouba Isaac ZIDA et Djibril BASSOLE.

Nous appelons prestement la Direction du parti à suspendre ces députés de toute responsabilité au sein de notre formation politique.

Nous en appelons au sens élevé de l’éthique et de la morale politiques du Président de l’Assemblée nationale, pour ne pas entériner ce projet de création d’un nouveau groupe parlementaire.

Prenons à témoin l’ensemble des militants et sympathisants du parti, le peuple Burkinabè tout entier, ainsi que la communauté internationale devant toute dégradation du climat socio-politique consécutive aux faits incriminés.

Nous réaffirmons, enfin, que l’UPC demeure un parti démocratique engagé pour le vrai changement. »

Fait à Ouagadougou le 02 novembre 2017

Pour La Coordination du Caucus des Cadres pour le Changement (3C),

Ouedraogo Issouf

39è session de la conférence générale de l’UNESCO: un appui pour la formation des enseignants du superieur

La Conférence générale de l’UNESCO a ouvert ses portes le 30 octobre 2017 au siège parisien de l’institution. Les 195 Etats membres auront pour principale tâche de fixer le budget ainsi que l’orientation des programmes et activités de l’Organisation pour les deux années à venir.

Le Burkina Faso est présent à cette 39è session à travers une importante délégation conduite par le Ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Alkassoum Maîga, assisté par la délégation permanente conduite par l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo. Un des points marquant de cette session aura été le forum des dirigeants qui a réuni le 31 octobre, des chefs d’Etat et de gouvernement autour de la problématique du développement durable et du rôle de l’UNESCO dans le système multilatéral. Invité de ce forum, le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a salué l’action de la Directrice générale, Irina Bokova, en faveur de son pays et de l’Afrique.

Le Burkina Faso a saisi l’occasion de la tenue de la 39è session de la conférence générale pour multiplier les contacts avec les principaux responsables au sein de cet organisme spécialisé de l’ONU, qui intervient de manière multiforme au profit des populations. Ces échanges de proximité ont permis de faire le point sur la coopération dans les domaines d’action de l’UNESCO avec le Burkina Faso et envisager des perspectives pour son renforcement. Au cours de l’audience qu’elle a accordée à la délégation burkinabè le 1er novembre dans l’après-midi, la Directrice générale sortante, Irina Bokova a traduit au Ministre Alkassoum Maïga, toute la satisfaction qu’elle a eue à travailler avec les autorités du Burkina Faso.

En retour Alkassoum Maiga a exprimé la gratitude de notre pays, pour les différents appuis dont il a bénéficié de façon structurante, tout au long des deux mandats de quatre ans de Mme Bokova. Un arrimage est en cours avec le référentiel de développement que constitue désormais le PNDES, et le Burkina Faso espère que la nouvelle Directrice générale de l’UNESCO, la française Audrey Azoulay qui entrera en fonction le 15 novembre prochain, s’inscrira dans cette dynamique.

Le vendredi 3 novembre, à la tribune du débat général, le Ministre Alkassoum Maïga, rappelant le contexte sécuritaire dans lequel l’humanité est plongée ces dernières années du fait du terrorisme, a souligné combien il s’agit-là d’un « phénomène mondial qui n’épargne aucune Nation, et qui est aux antipodes du développement durable et des valeurs humanistes défendues par l’UNESCO ».

Devant ses paires ministres et chefs de délégation, il a rappelé les diverses actions de l’organisation au profit du Burkina Faso, dont la plus éloquente a été l’inscription du complexe W-Arly-Pendjari au réseau mondial des réserves de biosphère. Mais, la bonne nouvelle, en marge des travaux de la 39è session, selon Alkassoum Maiga, c’est la confirmation par les plus hauts responsables de l’UNESCO de l’appui au Burkina Faso pour la formation des enseignants du supérieur, mais surtout l’appui institutionnel qui sera apporté à l’agence nationale de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur. Une telle structure est une recommandation de la CEDEAO, s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. Le capital humain étant au cœur du PNDES, c’est avec satisfaction que le Burkina Faso trouve en l’UNESCO, un partenaire stratégique de premier choix, tant dans le domaine de l’éducation, de la culture que du développement durable.
Recevant la délégation dans la soirée du vendredi 3 novembre dans les locaux du 159, Boulevard Haussmann, l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, entouré de ses plus proches collaborateurs, a réitéré au Ministre Maïga, le soin qui sera mis à assurer la suite des travaux, qui dureront jusqu’au 14 novembre.

R. A. BAMBARA – A. BAGHNYAN, AmbabfParis
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Burkina: « La justice militaire a fini de nous convaincre qu’elle est à la solde des autorités politiques »NAFA

L’annonce de la libération provisoire du Général Djibrilll BASSOLE le 10 octobre 2017 a suscité des réactions multiformes en fonction de la couleur politique ou des sensibilités des uns et des autres.

Pendant que les proches et membres de sa famille ainsi que les militants et sympathisants de la NAFA se réjouissaient de cette décision de justice, on a pu observer également des mouvements sporadiques de colère pour dénoncer cette même décision.

En tant que parti républicain, respectueux des valeurs républicaines, la NAFA à travers plusieurs déclarations publiées auparavant avait tenu à interpeller les uns et les autres d’inscrire leurs mouvements d’humeur dans un cadre purement légal. Aussi, avait-elle fustigé le caractère antirépublicain du MPP qui avait, dans sa déclaration relative à la libération du Général BASSOLE, tenté de remettre en cause sa mise en liberté provisoire et par-delà, l’institution judiciaire et son indépendance.
C’en est suivie la déclaration du MBDHP le 17 octobre pour condamner la libération provisoire de Djibrill BASSOLE que ses membres considèrent comme étant une forme d’impunité.

De plus, le MBDHP dans sa déclaration émet des doutes quant à la volonté des autorités politiques et judiciaires de travailler à la manifestation de la vérité et ; de rendre justice pour les crimes commis pendant l’insurrection et la résistance face au putsch du 16 septembre eu égard de la longueur de la procédure et de l’inaction de la justice vis-à-vis de certains présumés responsables de crimes.

Au delà de cette sortie qui remet en cause l’indépendance et la moralité des acteurs judiciaires par ce mouvement, la NAFA se réjouit du fait que le MBDHP reconnaisse que la liberté provisoire est un droit consacré contrairement à certaines organisations politiques ou de la société civile.

La NAFA par ce communiqué tient à rassurer tous ceux qui sont sceptiques que nul n’est aussi impatient que monsieur Djibrill BASSOLE pour la manifestation de la vérité sur ces évènements malheureux du putsch manqué et la justice pour les victimes. Puisqu’étant lui-même une victime qui entend laver son honneur et recouvrer totalement ses droits civils et politiques.

C’est dans cette logique que faisant un diagnostic sur l’engrenage de la justice burkinabè, la NAFA est parvenue à la conclusion suivante : la justice peine à être indépendante à cause de l’immixtion flagrante et éhontée des autorités politiques. Cette imbrication provoque particulièrement des cafouillages judiciaires qui empêchent la manifestation de la vérité et de la justice pour les cas précis du dossier de l’insurrection populaire et du putsch manqué de septembre 2015.

Pour la NAFA, les juridictions hautement politisées à l’instar de la Haute Cour de justice et de la justice militaire sont la cause du grippage qui déteint négativement sur notre institution judiciaire qui avait pourtant obtenu les bases légales pour son indépendance. Plusieurs raisons ont concouru à motiver notre conclusion et il s’agit particulièrement des cas suivants :

1. Les procédures initiées par la Haute Cour de justice ont vite montré leurs limites à cause de l’imbrication du politique et du judiciaire. Cette collusion a conduit à ce que l’on désigne des auteurs qui ne sont vraisemblablement pas les vrais acteurs des crimes commis au cours de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre. Pour preuve, des présumés organisateurs des massacres à l’image du Général Yacouba Isaac Zida et autres ne sont pas inquiétés et jouissent totalement de leur liberté pendant que l’on assaille de façon exagérée les membres du dernier Gouvernement de Blaise COMPAORE parce qu’ils ont participé à un conseil des ministres. L’orientation politique de la majorité des membres ne fait que confirmer que la Haute Cour de justice n’est qu’un tribunal d’exception dont la seule vocation est de régler les comptes des adversaires politiques et non rendre la justice et travailler à la manifestation de la vérité.

2. La justice militaire elle également a fini de nous convaincre qu’elle est à la solde des autorités politiques et par conséquent, elle n’est pas en mesure dans sa structuration actuelle de créer les conditions d’un procès équitable et impartial. Il suffit de se référer au procès de la tentative de libération des Généraux détenus à la MACA intenté contre Madi OUEDRAOGO et compagnie pour s’en persuader. En plus, nous relevons qu’il a fallu deux années à la justice militaire pour l’instruction du dossier qui, de part son caractère flagrant ne nécessitait pas une si longue procédure. N’eut été le fait que les juges militaires sont soumis aux ordres de leurs supérieurs hiérarchiques. Il est à croire que cette juridiction lorsqu’elle rend un verdict, c’est une décision dictée par le politique et que sa véritable spécialité c’est la longueur des procédures. Il a fallu deux ans pour instruire le dossier du putsch manqué et vous observez actuellement les manigances savamment orchestrées pour retarder le plus longtemps possible les audiences de confirmation des charges et de mise en accusation.

Au regard de ce qui précède, la NAFA interpelle les autorités politiques et militaires qui travaillent à freiner l’élan de notre justice à avoir un comportement républicain en respectant scrupuleusement le pacte pour le renouveau de la justice. À tous les Burkinabè épris de justice, la NAFA les appelle à la vigilance et à travailler de sorte à consolider l’indépendance de l’institution judiciaire. Il serait contre-productif de travailler contre la justice en ce sens que cela profiterait allègrement aux politiciens véreux qui n’attendent qu’avoir la mainmise sur cette institution afin de prospérer dans l’impunité. Travaillons donc à libérer la justice du joug des autorités politiques et militaires pour qu’elle puisse être l’arme du peuple contre l’impunité et l’injustice.
Enfin, la NAFA lance un vibrant appel à nos autorités judiciaires à conformer leurs textes et leurs pratiques conformément aux conventions internationales comme formulé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

NAFA, vérité et justice ;
NAFA pour tous !!!

Pour le Bureau exécutif national

Le Président par Intérim

Pr Mamoudou H. Dicko