Les infrastructures ferroviaires du Burkina Faso en pleine transformation. Le ministre des Infrastructures détaille les projets en cours, les défis financiers et sécuritaires.
Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement a comparu le mercredi 2 avril 2025 devant la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et de la Sécurité (CAEDS) de l’Assemblée Législative de Transition. Cette audition a permis d’examiner les mesures de prévention des incendies en milieu urbain et d’évaluer la mise en œuvre de la convention de concession ferroviaire.
Parmi les sujets majeurs abordés, la modernisation du réseau ferroviaire burkinabè s’est imposée comme une priorité. Le ministre a annoncé des travaux d’urgence estimés à 32 milliards de FCFA, prévus pour démarrer au premier semestre de 2026. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet SKBo, dont l’accord de financement a été conclu le 27 mars 2025.
En parallèle, un programme de réhabilitation globale suit son cours. Après une première phase d’études en 2023 et 2024, les travaux de modernisation de la ligne Abidjan-Kaya devraient débuter d’ici 2028. Le budget prévu pour cette initiative s’élève à 853 milliards de FCFA.
Des obstacles financiers et sécuritaires
Malgré ces ambitions, plusieurs défis compromettent la réalisation de ces projets. Le ministre a souligné la difficulté à mobiliser les financements nécessaires en raison du coût élevé des infrastructures ferroviaires. De plus, le manque d’attractivité financière du secteur freine l’intérêt des investisseurs.
Par ailleurs, le contexte sécuritaire instable au Burkina Faso constitue un frein majeur. L’insécurité pourrait entraver le bon déroulement des travaux et l’exploitation des infrastructures réhabilitées.
Une stratégie de réhabilitation progressive
Face à ces défis, le gouvernement reste déterminé à moderniser le réseau ferroviaire. Une approche progressive est privilégiée, avec un financement annuel sur fonds propres. L’objectif est d’améliorer l’infrastructure tout en s’adaptant aux réalités budgétaires et sécuritaires du pays.