Viols sur mineures : le parquet fait appel des condamnations - Ouaga24
Bobo-Dioulasso : un jeune condamné pour vol dans une mosquée/ Viols sur mineures

Viols sur mineures : le parquet fait appel des condamnations

L’actualité judiciaire burkinabè est marquée par un rebondissement d’envergure dans la province du Boulgou. En effet, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Tenkodogo, Bouma Ido, a officiellement interjeté appel le 10 juillet 2026 contre deux jugements correctionnels récents, portant sur des Viols sur mineures

Cette décision du parquet fait suite à des verdicts prononcés le 9 juillet 2026, impliquant un enseignant du primaire et un encadreur religieux reconnus coupables d’abus sexuels sur des enfants. En attendant la tenue de ce second procès en appel, les deux prévenus demeurent maintenus en détention préventive au sein de la maison d’arrêt et de correction locale.

Viols sur mineures, des peines de première instance jugées insuffisantes par l’accusation

Le premier dossier concerne SONGNE Hamidou, instituteur en poste à l’école primaire publique de Béguédo D. Ce dernier a été reconnu coupable d’agressions sexuelles répétées sur son élève de la classe de CM1, une adolescente de 15 ans, les faits s’étant déroulés directement au sein de la salle de classe lors de l’absence des autres écoliers.

Pour ces actes, le TGI de Tenkodogo l’avait condamné en première instance à une peine de 17 mois d’emprisonnement, dont seulement deux mois fermes, assortie d’une amende de 3 000 000 de francs CFA.

La seconde affaire implique OUANDAOGO Soumaila, maître coranique et imam exerçant à Tenkodogo. Il a été condamné pour des abus répétés commis dans l’enceinte même de la mosquée où il officiait sur une fillette de huit ans qui fréquentait son enseignement.

Le premier verdict correctionnel avait fixé sa peine à 18 mois d’emprisonnement, dont trois mois fermes, accompagnée d’une amende identique de 3 000 000 de francs CFA.

Les lourdes conséquences biologiques et la réaction du procureur

Les investigations menées par les services de sécurité ont révélé des conséquences particulièrement graves pour les deux jeunes victimes, puisque ces agressions ont toutes deux entraîné des grossesses.

Poursuivis selon la procédure de flagrant délit sur le fondement des dispositions de l’article 533-14 du code pénal, les deux condamnés font face à la sévérité voulue par le ministère public.

Le procureur Bouma Ido a précisé dans sa note officielle que les familles des victimes avaient initialement choisi de ne pas se constituer parties civiles lors du premier procès, privilégiant des arrangements pour la prise en charge financière des grossesses et des futurs enfants à naître.

Face à l’émotion suscitée, le magistrat a invité les populations locales au calme et au respect des institutions, tout en réaffirmant la détermination du parquet à réprimer avec la plus grande fermeté les atteintes aux mœurs et la criminalité sexuelle.

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