Attaque terroriste à Ouagadougou

Policier en faction à Aziz Istambul: le rapport du chef d’équipe.

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L’affaire fait en ce moment coulé beaucoup d’encre et de salive. En effet selon le patron du café restaurant aAZIZ Istanbul les policiers en factions devant son établissement ont pris la poudre d’escampette au premier coud de feu des terroristes. Le courrier confidentiel dans sa livraison du 25 Aout donne à lire le rapport de l’assistant de police Norbert Nana, l’un des deux policiers en garde le jour de l’attaque. 
« Au chef de service de sécurité et de protection de la direction générale de la police nationale. Objet : Attaque terroriste au restaurant Aziz Istanbul.
J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce qui suit : conformément au programme de services du dimanche 13 août 2017 j’ai été désigné chef de poste en compagnie de l’assistant de police stagiaire, Lankoandé Anicet, matricule (…) pour assurer la sécurité du restaurant Istanbul Aziz. Nous sommes arrivés sur les lieux à 6h27 minutes à bord de l’engin appartenant à l’assistant de police stagiaire, Lankoandé Anicet.
Le service se déroulait comme d’habitude sans problème jusqu’à 21h32minutes où nous avons été la cible de tirs d’individus armés. Il faut signaler que c’est à partir de 19h que le restaurant a véritablement été fréquenté par les clients. L’environnement n’avait rien d’anormal.
Vers 21h 32minutes, deux individus sont venus percuter un véhicule 4×4 garé à proximité du restaurant. Notre attention a été du coup attirée par cet événement inhabituel. Certains riverains accouraient vers eux pour essayer de comprendre et de leur porter secours. Cette affluence ne nous a pas permis d’identifier les intéressés.
C’est en ce moment que ces intéressés ont commencé à ouvrir le feu sur la foule. Nous avons commencé immédiatement à orienter les clients et le personnel vers la porte de secours afin de les mettre en un lieu sûr.
Quand ils ont senti le mouvement et notre présence, ils ont, ce moment, orienté les tirs sur nous en voulant à tout prix nous neutraliser. Nous avons procédé à des ripostes en orientant les tirs en l’air pour toujours assurer la protection de la foule en nous dirigeant vers la base aérienne
Nous avons rendu compte de la situation au chef de poste du jour vers 21h40minutes. Nos collègues de la brigade anticriminalité (BAC) qui assurait la sécurité de l’hôtel brave nous ont appuyé en procédant à des tirs à partir de leur position. Ce qui du même coup a freiné leur progression vers nous.
Aux environs de 24h, sur instruction de monsieur le directeur général de la police nationale, l’assistant de police stagiaire Lankoandé Anicet a été autorisé à rejoindre le service. Moi, je sentais des douleurs à la main gauche et à la hanche suite à un choc que j’ai eu en portant secours à un enfant (environ 1an 6 mois) qui avait fait une chute lors de notre progression vers la base aérienne.
Après une consultation à l’infirmerie de la base aérienne, les diagnostics faisaient état d’une fracture fermée au niveau de la main. C’est pourquoi j’ai été évacué par les soins des sapeurs-pompiers aux environs de 2h du matin à l’hôpital Yalgado où, après l’interprétation de la radiographie qu’ils avaient effectuée, les infirmiers nous ont rassuré qu’il n’y avait finalement pas de fracture.
Nous avons de ce fait été instruits de rejoindre la direction générale de la police nationale (DGPN) aux environs de 3h du matin ».
Norbert Nana, assistant de police adjoint .
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