Sénégal: Arrestation de la chanteuse Amy Collé, les Sénégalais se rebellent avec les hashtag #Ounk et #Sai-Sai

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Comme ce fut le cas lors de l’arrestation de la journaliste Houley Mané pour une affaire de caricature du Président Macky Sall, les sénégalais se sont indignés après l’interpellation  de la chanteuse  Amy Collé Dieng . Et les hashtag #Ounk et #Sai-Sai (mots wolof qui ont valu à la chanteuse son interpellation) pullulent sur la toile.

C’est à se demander si finalement le Procureur de la République a bien fait d’activer la Division des Investigations criminelles pour arrêter Amy Collé Dieng, dans le cadre de l’enregistrement audio dans lequel elle tenait des propos désobligeants à l’endroit du Président Macky Sall.

En tout les cas, si le but recherché était de marquer l’autorité de l’Etat et de dissuader d’autres fauteurs de troubles, c’est finalement l’effet contraire qui s’est passé. C’est un véritable effet-boomrang qui s’est produit après l’interpellation de la célèbre chanteuse.

La preuve par les posts sur les différents réseaux sociaux depuis l’arrestation de l’auteure du tube « Nabi ». En effet, les Sénégalais qui se veulent un peuple à part, multiplies les attaques à l’endroit du Président Macky Sall .

Et en moins de 48 heures, les hashtag #Ounk et #Sai-Sai ont incroyablement grimpé aussi bien sur Facebook sur Tweeter et autres. Sur WhatsApp, les groupes ne discutent plus que de ça.

D’autres plus engagés, sont même allés jusqu’à poster des vidéos sur YouTube pour répetter les dire de la chanteuse. C’est le cas de la dame Coumba Seck qui dans une vidéo publiée sur YouTube, se fait l’écho des propos d’Amy Collé. Cette dame qui dit vivre en Italie a d’ailleurs demandé à toutes les femmes du Sénégal de publier des vidéos pour se solidariser avecAmy Collé Dieng  .

Vendredi, le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye a sorti un communiqué pour mettre en demeure les utilisateurs des réseaux sociaux et même les gérants de sites et prévenir contre des dévires sur la toile. Une peine de 10 ans est prévue par les dispositions du code pénal, contre certaines dérives, selon le chef du Parquet.

« De tels faits sont contraires à nos valeurs de paix, de fraternité et d’entente cordiale. Ils portent atteinte à l’honorabilité des personnes ainsi qu’à l’ordre public et sont punis par les dispositions du code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application de peines pouvant atteindre dix années d’emprisonnement», rapporte Serigne Bassirou Guèye  dans un communiqué.

Pour mémoire, à cause d’un enregistrement publié sur internet et qui a durement secoué la sensibilité des sénégalais parce que on y entend Amy Collé Dieng  s’attaquer au chef de l’Etat, la chanteuse de Mbalax (rythme local), a été arrêtée.