Le 15 février 2025 , la Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat des Hauts-Bassins (DRICA-HBS) a intercepté un camion transportant de la noix brute de cajou à la sortie de Bobo-Dioulasso dans le cadre de la 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 . Lors de la vérification des documents, les agents de contrôle ont constaté que la société exportatrice ne disposait pas des autorisations nécessaires. Conformément aux textes en vigueur, la cargaison a été saisie et une notification d’élevée a été infligée à la société.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre des activités de contrôle économique. Elle vise à lutter contre la fraude et à garantir des exportations légales et transparentes. Notons que Cette situation rappelle les opérations similaires menées en Côte d’Ivoire, premier producteur africain de noix de cajou, où des saisies régulières visent à protéger l’économie locale.
Des règles strictes pour l’exportation de la noix de cajou
Depuis 2025 , l’exportation de noix brute de cajou au Burkina Faso est soumise à une réglementation plus rigoureuse. En plus d’une autorisation spéciale d’exportation , un agrément spécifique pour les exportateurs a été institué. En effet Cette mesure vise à encadrer le secteur et à maximiser les retombées économiques locales. Les ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce insistent sur l’importance du respect de ces règles. Aussi Les acteurs du secteur sont appelés à se conformer aux nouvelles dispositions afin d’éviter des sanctions financières et la saisie de leurs marchandises.
𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 un ,Appel à la vigilance des populations.
Les autorités burkinabè invitent également les populations à signaler toute pratique frauduleuse. Des numéros verts (80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86) ont été mis à disposition pour recueillir les dénonciations anonymes. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la corruption et la fraude. Cette lutte concerne les secteurs agricoles et commerciaux. Le contrôle accumulé des exportations de noix de cajou vise à protéger les revenus de l’État. Par ailleurs il vise à garantir une concurrence loyale entre les opérateurs économiques. Le Burkina Faso, deuxième producteur de cajou en Afrique de l’Ouest après la Côte d’Ivoire, entend ainsi valoriser cette filière stratégique pour son économie.






















