La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a démantelé un réseau de trafic de carburant subventionné le 13 janvier 2026. Deux camions-citernes transportant 22 000 litres de gasoil ont été interceptés. Cette opération révèle un système frauduleux organisé pour détourner du carburant destiné aux ménages vers des sociétés minières. Voici les détails de cette saisie de carburant subventionné au Burkina.
Un réseau frauduleux démasqué
Les équipes de la CNLF ont intercepté deux camions-citernes contenant respectivement 2 000 litres et 20 000 litres de carburant. Les fraudeurs achetaient le gasoil à 675 FCFA le litre, tarif subventionné réservé aux ménages, pour le revendre illégalement aux sociétés minières à 1 195 FCFA le litre. « Ce détournement permet aux fraudeurs de réaliser des marges illicites », explique la CNLF.
Ce mécanisme frauduleux est en violation flagrante de la réglementation en vigueur. « Il s’agit d’un détournement de subventions publiques, préjudiciable à l’État et aux citoyens », précise un communiqué officiel.
Des sanctions prévues
Ce type de fraude est sanctionné par le décret n°2020-0532/PRES/PM/MCIA/MJ/MINEFID du 30 juin 2020. Les contrevenants risquent des amendes allant de 5 000 à 10 000 000 FCFA, en plus du reversement intégral des bénéfices indûment perçus.
La CNLF réaffirme sa détermination à protéger les intérêts économiques nationaux. « Cette opération montre notre capacité à anticiper et neutraliser les réseaux frauduleux », déclare le Dr Mohamadi COMPAORÉ, Coordonnateur national de la CNLF.
Saisie de carburant subventionné au Burkina : un appel à la vigilance collective
La CNLF appelle les citoyens à redoubler de vigilance et à signaler toute activité suspecte liée à la commercialisation de produits subventionnés. « Aucune manœuvre frauduleuse ne restera impunie », avertit le Dr COMPAORÉ.
Cette opération s’inscrit dans une série d’actions visant à assainir le secteur économique et à garantir une utilisation équitable des subventions publiques. « La lutte contre la fraude est une priorité pour préserver les ressources de l’État », souligne la CNLF.

















